Explosions de Mpila au Congo-Brazzaville: les prévenus réclament leur libération - Afrique - RFI

 

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Afrique

Congo-Brazzaville

Explosions de Mpila au Congo-Brazzaville: les prévenus réclament leur libération

media

Les 23 militaires prévenus dans l’affaire des explosions qui ont fait près de 300 morts le 4 mars 2012 à Mpila, au Congo-Brazzaville, ont écrit individuellement aux autorités judiciaires pour demander leur libération. Leur avocat exige qu’ils soient simplement «expulsés» de la maison d’arrêt où ils sont détenus depuis dix mois. Ces militaires réclament leur libération car la Chambre d'accusation s'est déclarée incompétente et a renvoyé leurs dossiers devant le procureur général de la cour d'appel.

Après le colonel Marcel Ntsourou, les autres militaires prévenus dans l’affaire des explosions du 4 mars ont écrit individuellement au procureur général, près la cour d’appel, pour demander leur libération.

Ils lui ont écrit par le canal du directeur de la maison d’arrêt, à qui un de leurs avocats, maître Amédée N’Ganga demande de les expulser, après que la chambre d’accusation se soit déclarée incompétente dans ce dossier :

« Le directeur de la maison d’arrêt n’a pas le choix que de constater que les prévenus, actuellement, ne disposent d’aucun titre, pour qu’ils soient pensionnaires de la maison d’arrêt. Et de ce point de vue, le directeur de la maison d’arrêt devait les expulser de la maison d’arrêt, au besoin, utiliser la force publique, si ceux-ci résistent, sinon les poursuivre pour rébellion, parce qu’ils n’ont plus leur place – j’allais dire – ils n’ont plus aucun titre ni droit à rester à la maison d’arrêt ».

La réponse de Paul Morossa directeur général de l’administration pénitentiaire, est sans ambiguïté : « Le directeur de la maison d’arrêt ne procède à la libération des détenus, qu’en vertu d’un titre de mise en liberté, signé des magistrats compétents. Ce n’est pas à moi de signer un titre de mise en liberté. On ne vient pas à la maison d’arrêt quand on veut et on ne sort pas de la maison d’arrêt quand on veut ».

En attendant un probable procès courant janvier, les prévenus restent en prison.

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