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Centrafrique : interrogations sur les négociations de Libreville
Le président centrafricain François Bozizé a effectué une visite de quelques heures lundi 7 janvier, à Brazzaville pour préparer avec son homologue congolais, Denis Sassou Nguesso, des discussions de paix entre Bangui et la coalition la Seleka qui a pris les armes le 10 décembre. Une délégation des rebelles est arrivée ce même jour à Libreville au Gabon. Les négociations doivent s’ouvrir, au plus tard, le 11 janvier.
Denis Sassou Nguesso doit assurer une médiation, à Libreville, entre le gouvernement centrafricain et la Seleka. Cette coalition rebelle contrôle une grande partie du pays et réclame le départ du président centrafricain François Bozizé, au pouvoir depuis 2003. La délégation gouvernementale plaide, au contraire, pour son maintien jusqu’au terme de son mandat en 2016.
Actuellement, les rebelles se trouvent aux abords de Damara - ville située à 75 km de Bangui - considérée comme le dernier verrou protégeant la capitale.
Après avoir rencontré le médiateur Sassou Nguesso, le président François Bozizé a affirmé que la Centrafrique « est agressée par des éléments venus de l’extérieur, appelés la Seleka. Nous les considérons comme des mercenaires manipulés de l’extérieur qui ont agressé la paisible population centrafricaine. »
De son côté, le président Denis Sassou Nguesso a assuré que les négociations devront s’ouvrir, au plus tard, le 11 janvier. Concernant la principale revendication des rebelles - le départ de François Bozizé du pouvoir -, le médiateur dans la crise centrafricaine a déclaré que toutes les questions ne seront abordées qu’à Libreville.
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Pendant que François Bozizé rentrait à Bangui, après sa visite éclair au Congo, arrivait à Libreville une délégation composée d’une quinzaine de membres de la Seleka, menée par Michel Djotodia. Dès lundi, ce dernier a quitté la ville centrafricaine de Bria – contrôlée par la rébellion - à bord d’un avion affrété par les Nations unies et sous escorte de la mission diplomatique de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) conduite par le général Guy Garcia.
Retard dû à « des mauvaises conditions météorologiques »
Les différentes délégations qui attendaient à Bangui pour partir n’ont pas pu décoller ce lundi, et leur départ pour Libreville a été reporté au mardi 8 janvier, en début de matinée.
« L’avion est bien arrivé à Bangui », a expliqué Willybiro Sako, chef de la délégation gouvernementale, « mais les pilotes ont signalé qu’il y avait de fortes intempéries sur les zones forestières gabonaises et qu’il était imprudent de voler dans ces conditions », a-t-il précisé.
Du côté des opposants, on a pris, là aussi, son mal en patience. « Il n’aurait pas été prudent de voler avec ces conditions météo », a reconnu le chef de la délégation de l’opposition, Maître Nicolas Tiangaye, « mais cela ne change rien à notre détermination à aller à Libreville pour obtenir des changements », a-t-il dit.
D’autres réunions sont prévues dans la capitale gabonaise. Mardi 8 janvier, dans l’après-midi, des ministres des Affaires étrangères des pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) se sont ainsi réunis « afin d’évaluer la situation en Centrafrique et d’écouter un rapport de la communauté régionale », selon une source diplomatique régionale.
Mercredi 9 janvier, ce devrait être au comité de suivi de l’accord de paix global de 2008, présidé par le Congo, de se réunir. Et enfin, à la suite de ces deux réunions, on annonce, pour jeudi 10 janvier, un sommet qui doit rassembler les chefs d’Etat de la CEEAC pour qu’ils se prononcent sur les solutions de sortie de crise.
Interrogations sur l’organisation des négociations
Les négociations qui doivent s'ouvrir à Libreville s'engagent de façon peu claire. Aucun ordre du jour ni aucun règlement intérieur n'ont été définis. Inconnue également la durée de ces pourparlers. Un sommet des chefs d'Etat de la CEEAC est annoncé à Libreville jeudi mais l'opposition s'interroge : « Cela veut-il dire que nous ne disposerons que d'une journée pour aboutir à un accord ? C'est impensable. »
Dans les chancelleries européennes, on s'inquiète également de cette impréparation et de cette précipitation qui risquent de mettre en cause la crédibilité et le sérieux du processus.
Alors ce sommet de Libreville a-t-il pour objectif de mettre sous pression toutes les parties pour qu'elles s'entendent rapidement ou bien de faire valider un schéma de sortie de crise pré-établi ?
L’Afrique du Sud peine à justifier l’envoi de troupes en Centrafrique Dans la capitale centrafricaine, le pouvoir de François Bozizé bénéficie manifestement d'un soutien sud-africain à travers le déploiement d'un contingent de deux cents soldats qui devraient être renforcés par deux cents autres. Quelle est leur mission exacte et sous quel mandat opèrent-ils ? Pour l'instant pas de réponse claire de Pretoria… La présidence sud-africaine rappelle que l’article 201 de la Constitution du pays autorise le président à déployer des troupes afin d’honorer une « obligation internationale ». Pretoria semble avoir des difficultés à justifier cette obligation internationale. Aujourd’hui, l'Afrique du Sud ne peut se prévaloir d'un mandat d'une organisation sous régionale ou internationale pour déployer des soldats en Centrafrique. Bangui et Pretoria n'ont pas signé d'accord qui prévoit l'envoi de troupes pour sauvegarder l'intégrité territoriale de la Centrafrique. Pretoria ne le nie pas. Dans l'entourage du président sud-africain, on fait valoir les relations bilatérales en matière de coopération militaire formalisées dans un mémorandum signé en 2007. Une équipe de formateurs sud-africains se trouvait sur place lorsque l’alliance rebelle Seleka a débuté son offensive. « Les nouvelles troupes vont protéger notre équipe », explique le porte-parole du ministère des Affaires étrangères sud-africain. Une explication qui ne convainc guère les chancelleries occidentales, agacées. Dans les rangs de l’opposition à Bangui, on s’interroge : « Le président François Bozizé a peut-être des doutes sur le soutien des pays d'Afrique centrale » tandis que dans les rues de la capitale, on évoque l’appétit des Sud-Africains pour les concessions minières de Centrafrique. En Afrique du Sud, les observateurs livrent plutôt l’analyse suivante : la campagne de l'Otan pour renverser le régime Kadhafi a déclenché l’ire de Pretoria et mis à mal le leadership de l'Union africaine. Or, l'Afrique du Sud a toujours prôné des solutions africaines aux problèmes africains, une vision dont ne devrait pas se démarquer la nouvelle présidente de la commission de l'UA, la Sud-Africaine, Nkosazana Dlamini Zuma. |

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(7) Réactions
Pour une sortie de crise
Pour une sortie de crise Bozize doit partir. En ce qui concerne l'Afrique du sud nous africains avec nos moyens modestes, avions contribuer a la libération de Mandela et la fin de l'apartheid. Mais depuis un moment l'Afrique sud cherche a écraser complètement l'Afrique par des prises de position en solo et nous mettre devant un fait accomplie. ....
Je doute serieusement de la
Je doute sérieusement de la crédibilité de cette négociation; spécialement des leaders de l'Afrique Centrale. A mon avis, ils sont tous bias et donc parti pris. Pour instance la rencontre entre Sassou et Bozize. En tant que médiateur, je ne pense pas qu'il soit juste que Sassou et Bozize se rencontre juste avant le meeting pour les négociations de tant plus qu'ils sont supposé se voir a Libreville. Quand a Bozizé, qu'il se souvienne que la Centrafrique même si majoritairement Chrétienne, est constitue d'autre religion également y compris la sienne (Christianisme céleste). Si il veut parler qui est Centrafricain et qui ne l'est pas, alors il ferait mieux d'aller les cherche dans la brousse. Nous sommes originaire d’ailleurs. Nos origines sont du Congo, Cameroun, Soudan etc... Les vrais Centrafricains son des Pigmes et non des gbaya, yacoma zande, manja, runga et autres. Qu'il cesse d'essayer de diviser le peuple Centrafricain.
Ordre du jour, règlement
Ordre du jour, règlement intérieur pour en faire quoi pendant que le temps presse ? Prenons leçon de la crise malienne : pendant que la communauté internationale, régionale et sous régionales s'occupe à mettre en place stratégie, calendrier et que sais-je, les jihadiste gagnent inexorablement du terrain. Je crois que le peuple centrafricain n'a pas besoin d'une telle bêtise. Une fois autour de la table de négociation à Libreville, les protagonistes de la crise centrafricaines trouveront forcément de quoi débattre. D'ailleurs, ne savent-ils pas ce qu'ils vont faire à Libreville ? Ce qui importe, c'est le premier contact entre la rébellion, l'opposition politique et le pouvoir ; le reste suivra. J'ai confiance en une solution africaine à la crise centrafricaine pour le bien des populations qui ne demandent que la paix et le pain.
Nous voulons la paix en
Nous voulons la paix en République Centrafricaine SVP!!!
Il est de bon sens que
Il est de bon sens que l'Afrique du Sud agisse, peut importe la réaction des "chancelleries occidentales" qui tirent leurs ficelles parfois derrière cette tragédie humaine qui profile à l’horizon. Le Ruanda de 1994, la RDCongo et le nord Mali actuels sont des affronts à ces "chancelleries occidentales.
nous voulons la pais
nous voulons la pais
nous voulons la pais
nous voulons la pais