Centrafrique: toutes les délégations présentes à Libreville pour de complexes négociations
Les délégations du pouvoir et de l’opposition de RCA, ainsi que les représentants de la rébellion Seleka, sont arrivés à Libreville, au Gabon, pour engager des négociations de paix sous l’égide des pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC). Une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Afrique Centrale - préparatoire aux pourparlers - s’est ouverte ce mardi 8 janvier au ministère de la Défense gabonais.
Le président centrafricain François Bozizé a clairement affirmé, ce mardi à Bangui, alors même que débutaient les discussions à Libreville, qu’il n’était pas question, pour lui, de négocier son départ du pouvoir. Un départ que continuent de réclamer les rebelles. Pour François Bozizé, il s'agit d'une limite à ne pas franchir pendant ces négociations.
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François Bozizé précise par ailleurs qu’il souhaiterait que sa délégation négocie, à Libreville, un gouvernement d’union nationale.
Ces déclarations tranchantes du président centrafricain augurent mal d’une issue positive à la profonde crise qui secoue la RCA depuis que les rebelles de la Seleka ont pris la majeure partie du pays, à la suite du déclenchement de leur offensive il y a bientôt un mois.
Une réunion des ministres des Affaires étrangères de la CEEAC s’est tenue, ce mardi 8 janvier, présidée par le ministre tchadien des Affaires étrangères. Dans son allocution d’ouverture, Moussa Faki Mahamat a mentionné que les ministres allaient écouter le rapport politico-militaire de la situation en Centrafrique. Un rapport élaboré par le secrétaire général de la CEEAC. « Nous suivrons avec intérêt le point de vue du gouvernement centrafricain sur cette crise ainsi que l’appréciation des différentes délégations », a par ailleurs précisé le ministre tchadien des Affaires étrangères.
L’ordre du jour des discussions toujours flou
Selon l’agenda prévu, mercredi 9 janvier, c’est le comité de suivi de l’accord de paix global de 2008 qui se réunira à partir de 9h00. La réunion pourra s’élargir à l’opposition et à la société civile. En revanche, on ne sait pas grand-chose sur l’ordre du jour de cette deuxième rencontre.
Le dernier rendez-vous au programme concerne le sommet des chefs d’Etat de la CEEAC qui doit proposer les solutions de sortie de crise et qui pourrait, quant à lui, se tenir dans deux jours, le jeudi 10 janvier, ce qui laisse très peu de temps pour les discussions.
Les délégations de la Seleka et de l’opposition s’impatientent. Elles n’ont aucune information concernant l’ordre du jour, le calendrier de travail ou encore le programme de travail. Joint par RFI, Martin Ziguélé, président du MLPC, parti membre de la coordination de neuf partis de l’opposition, ne comprend pas ce qui se passe.
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Tout le monde présent à Libreville
Les délégations du pouvoir et de l’opposition de Centrafrique ainsi que les principaux leaders de la Seleka sont tous présents à Libreville. La délégation de la rébellion, dirigée par Michel Djotodia, est arrivée lundi soir à Libreville. Michel Djotodia est par ailleurs le chef de l’UFDR, qui compte sept membres également présents dans la capitale gabonaise, dont le colonel Narkoyo, porte-parole militaire de la coalition.
Côté Seleka, le général Dhaffane, leader de la Convention patriotique pour le salut du Kodro (CPSK) - une des quatre factions de la Seleka – est également présent à Libreville ainsi que Noureddine Adam, de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), qui a rejoint la délégation rebelle et qui prendra également part aux négociations.
Enfin, la mission gouvernementale, menée par le ministre Willybero Sako et celle de l’opposition civile, par Nicolas Tiangaye, sont également dans la capitale gabonaise aux côtés de dix membres de la société civile.
L'Afrique du sud : un nouvel acteur de poids dans la crise centrafricaine Le président sud-africain, Jacob Zuma, a déjà envoyé plus de 200 soldats à Bangui. Ce chiffre pourrait être porté à 400 si la situation l'exige. A Pretoria, on assure que ce déploiement est effectué en vertu d'un accord entre les deux pays portant sur la formation et le conseil à l'armée centrafricaine. Dans les faits, beaucoup estiment que ces soldats sont, avant tout, venus sécuriser le pouvoir. Dans la région, cette intrusion sud-africaine fait grincer des dents. Tout le monde se tait, mais dans la région personne n'acquiesce. Le poids de l'Afrique du Sud n'est sûrement pas étranger à l'absence de réaction officielle. Mais chez les voisins de la Centrafrique, le déploiement de soldats en provenance de Pretoria n'est pas vu d'un bon œil. « Je ne suis au courant de rien, je savais seulement qu'il avait été question de la venue de militaires ougandais mais les Sud-Africains, ça ne nous concerne pas », concède avec gêne un diplomate de la CEEAC. Le Tchad, qui a longtemps été le partenaire privilégié du président Bozizé, s'est abstenu de tout commentaire. Mais une source officielle, sous couvert d'anonymat, voit dans ce recours une preuve manifeste du manque de confiance de Bangui envers la sous-région. Au sein de l'Union africaine ou encore de l'ONU, personne ne veut non plus commenter l'entrée en jeu de l'Afrique du Sud sur le terrain centrafricain. « Deux états souverains ont le droit de traiter ensemble », affirment en chœur des fonctionnaires de ses deux organisations. Plus acerbe, un diplomate africain en poste à Bangui considère, lui, que si le président Bozizé a agi par instinct de conservation en appelant à la rescousse Jacob Zuma, « cette intervention ne sera pas gratuite » et que « l'Afrique du Sud a sûrement négocié des contreparties minières » à l'envoi de ses militaires. |

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(8) Réactions
A qui profite cette guerre en
A qui profite cette guerre en Centrafrique, c'est la question qu'il faut poser et chercher à répondre. Est-ce une guerre pour empêcher le régime de Bozizé de poursuivre le programme pour l'exploitation du pétrole de Birao, du ciment de bangui ? Comme cela a été fait pour renverser le président Patassé pour le fer et Bokassa pour l'Uranium? Il est possible de manipuler ceux qui ont la haîne contre Bozizé (Les fils de Djader, de Massy et autres ) pour parvenir à des fins politiques au faveur du manipulateur.
C'est fort amusant que l
C'est fort amusant que l sieur Bozié se réclame démocrate et invite les rebelles de Séléka à respecter la constitution taillée à sa personne alors qu'en son temps il violait la véritable constitution pour renverser Feu PATASSE aidé et parrainé par son ami DEBY.Aujourd'hui il perd raison en disant que seule la constitution centrafricaine-la sienne!!!- doit être respectée alors qu'il est honni, vomi par le peuple qu'il a fait reculer de plusieurs décennies en se renflouant les poches, lui sa famille et son clan de Benzambé(son village natal!!!).Condamnant, toute option militaire, je puis néanmoins dire à M. Bozizé qu'il receuille les fruits de ces mésaventures et qu'il doi se rappeler de la lettre d'or ci-après: ''ne faites pas autres ce que vous ne vous ne voulez pas qu'on vous fasse!''Ceci est si simple!!!
la paix na pas de prix
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la paix na pas de prix Tout
la paix na pas de prix Tout me rappelle la crise armée en Côte d'Ivoire: négociations ont-ivoiriennes à Lomé au Togo, négociations de Marcoussis, Accra1, Accra 2, Accra 3, Prétoria, puis Ouaga 2007. Et pour finir, la grosse crise post-électorale. L'espace a changés, les faciliter aussi, mais la racine du mal demeure. Afrique, mon Afrique...
la paix na pas de prix
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Monsieur Bozize vous ne
Monsieur Bozize vous ne representez pas le peuple Centrafricain non plus. Vous representez que votre famille parce que si le contraire etait vrai on aurait un bon system educatif pour les Centros. Si vous aimez tant le peuple Centrafricain comme vous voulez nous le faire croire, commencez a vous asssurez que les hopitaux ne sont pas infectes; que les jeunes Centros puis recevoir une bonne education au niveau scholaire. Mr president infrastructure est lamentable en RCA. Assez de laterite en RCA; commencez a bitumer et proteger vos peuple de la poussiere de la terre rouge.
Tout me rappelle la crise
Tout me rappelle la crise armée en Côte d'Ivoire: négociations ont-ivoiriennes à Lomé au Togo, négociations de Marcoussis, Accra1, Accra 2, Accra 3, Prétoria, puis Ouaga 2007. Et pour finir, la grosse crise post-électorale. L'espace a changés, les faciliter aussi, mais la racine du mal demeure. Afrique, mon Afrique...