Mali : les islamistes sont entrés dans Konna - Afrique - RFI

 

  1. 22:30 TU Sessions d'information
  2. 23:00 TU Journal
  3. 23:10 TU Accents d'Europe
  4. 23:30 TU Journal
  5. 23:33 TU Danse des mots
  6. 22:30 TU Sessions d'information
  7. 23:00 TU Journal
  8. 23:10 TU Accents d'Europe
  9. 23:30 TU Journal
  1. 22:30 TU Sessions d'information
  2. 23:00 TU Journal
  3. 23:10 TU Vous m'en direz des nouvelles !
  4. 23:30 TU Journal

Dernières infos

  • Ligue des champions : Bayer Leverkusen 0-1 AS Monaco
fermer

Afrique

Ansar Dine AQMI Mali Mujao Terrorisme

Mali : les islamistes sont entrés dans Konna

media

La ville de Konna, située au niveau de la ligne de front, dans le nord du Mali, se trouve dorénavant sous contrôle des groupes islamistes. La ville est tombée ce jeudi 10 janvier dans l'après-midi, après les affrontements qui ont de nouveau opposé dans la journée les soldats maliens et les combattants islamistes qui contrôlent le nord du pays depuis neuf mois.

C’est une bataille décisive qui s’est déroulée dans la localité de Konna, située à 70 kilomètres de la ville de Mopti. Konna était devenue – comme toute la région de Mopti – le verrou que l’armée malienne souhaitait rendre infranchissable, et ce afin d’éviter que la coalition de mouvements islamistes puisse poursuivre son avancée vers le Sud.

La bataille de Konna aura duré moins d'une journée. Les premiers affrontements se sont produits dans la nuit de mercredi à jeudi. Les premiers tirs ont débuté vers 8h30. Aux environs de 16 heures, les tirs avaient cessé, selon des habitants de la ville contactés par RFI.

Civils blessés

Une heure plus tard, les islamistes paradaient en ville à bord de leurs véhicules tout-terrain. Quant à l'armée malienne, elle s'est repliée vers la ville garnison de Sévaré, située plus au Sud, à quelques dizaines de quilomètres de Konna seulement. Les habitants de Sévaré se disent inquiets et cherchent à quitter la ville, parce qu'ils craignent précisément l'arrivée des jihadistes dans leur ville. D'autres ont décidé de rester et de faire face, comme le dit cet habitant, joint en début de soirée, ce jeudi, par RFI.

Nous demandons à la communauté internationale de tout faire pour nous aider. La situation est très grave.
Témoignage d’un habitant de Sévaré 11/10/2013 - par Marie-Pierre Olphand écouter

A Konna, les combats ont été intenses. Tirs d'armes lourdes, rafales de kalachnikov, rien n'a été épargné aux habitants de la localité. Certains témoins affirment que plusieurs civils ont été blessés durant ces combats. Mais pour l’heure, il est impossible de donner un bilan précis de ces affrontements.

Nombreux assaillants

Depuis la fin de la semaine dernière, les groupes islamistes du Mujao, d'Ansar Dine, d'Aqmi mais aussi des éléments de Boko Haram se sont regroupés vers la ligne de démarcation - une avancée qui a provoqué les premiers combats, depuis neuf mois, entre ces groupes et l'armée malienne.

La chute de Konna est une défaite pour l'armée malienne qui a manifestement été surprise par le nombre des assaillants et surtout par leur grande capacité à livrer bataille.

Agir, une « urgence »

A Bamako et dans la communauté internationale, l'inquiétude est à son comble. Paris réclame un déploiement rapide de la force internationale pour intervenir au Mali et souligne sa grande préoccupation. Même inquiétude du côté de l'Union européenne, où la chef de la diplomatie, Catherine Ashton, condamne fermement les offensives des groupes islamistes.

Ces évènements, ajoute-t-elle, ne font que « renforcer la pertinence et l'urgence » d'agir.

En France, Yamina Benguigui, ministre déléguée chargée de la Francophonie, recevait ce jeudi 10 janvier le docteur Denis Mukwege – médecin congolais qui aide, chaque année, plus de 3 000 femmes violées par les groupes armés dans l’est de la République démocratique du Congo, dans le cadre de la préparation du Forum mondial des femmes francophones. A cette occasion, Yamina Benguigui s’est exprimée, au micro de RFI, sur la situation au Mali.

Il faut agir vite.
Yamina Benguigui Ministre déléguée chargée de la Francophonie. 11/10/2013 - par Boniface Vignon écouter


 

Sur le même sujet

Commentaires

 
Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.