Mali : l'ONU appelle à un déploiement rapide de la force internationale

Le Conseil de sécurité de l'ONU demande aux pays africains le déploiement de la Misma (Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine).
© Chip East/Reuters

Le président malien a demandé l'aide de la France et des Nations unies afin de repousser les jihadistes. Dioncounda Traoré a adressé deux lettres, l'une au président François Hollande et l'autre au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. Paris a annoncé qu'une réponse serait donnée ce vendredi. Le Conseil de sécurité a dû, lui, se réunir d'urgence hier. Face à la détérioration de la situation sur le terrain, les quinze membres sont contraints d'agir vite. Les islamistes ont pris le contrôle de la ville de Konna dans le centre du pays, à l'issue de violents combats avec l'armée malienne, qui s'est retirée plus au sud à Sévaré où des renforts militaires sont arrivés.

Avec notre correspondant à New York, Karim Lebhour

Cette nouvelle offensive des islamistes au Mali a pris de court les Nations unies. La force internationale, la Misma, Mission internationale de soutien au Mali, décidée le 21 décembre dernier n’est pas encore prête. Le Conseil de sécurité demande aux pays africains son déploiement.

Mais les 3 000 hommes de la Cédéao, Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, ne seront pas opérationnels avant plusieurs semaines voire plusieurs mois.

Un délai bien trop long alors que les combattants islamistes équipés de véhicules 4X4 et de mitrailleuses lourdes font route vers le Sud.

Tous les regards se tournent donc vers une possible intervention directe et rapide. Le Conseil de sécurité a pris acte de la demande d’aide militaire adressée par le président malien Diocounda Traoré à la France et qui a été transmise pour information aux Nations unies.

La France doit répondre ce vendredi 11 janvier à cette demande d’intervention qui paraît de plus en plus inévitable. Gérard Araud, son ambassadeur aux Nations unies le confirme.

Le Conseil de sécurité lance un avertissement aux terroristes pour les dissuader d'avancer vers le Sud. Si le message n'est pas entendu, le Conseil pourrait réagir plus fermement. Quant à la réponse de la France, elle sera annoncée à Paris par les autorités françaises.

Gérard Araud
11-01-2013 - Par Karim Lebhour

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