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RCA : pouvoir et rebelles s'achemineraient vers un accord

Le chef de la délégation de la Seleka, Michel Djotodia.
© RFI/Sarah Sakho

Au troisième jour des négociations de Libreville qui accueille le sommet extraordinaire des chefs d'Etat de la CEEAC, les acteurs de la crise centrafricaine semblent se diriger vers un accord. La Seleka a annoncé un accord de principe sur un cessez-le-feu d'une semaine et ne demande plus le départ du président Bozizé. Elle a toutefois émis des conditions.

C’est sur une note plutôt positive que les participants aux négociations de Libreville se sont séparés jeudi soir alors que les positions des uns et des autres semblent avoir évolué.

Parmi les conditions avancées par la coalition rebelle, le retrait des forces sud-africaines de Centrafrique, la libération des prisonniers politiques et la nomination d'un Premier ministre d'opposition. Les points de vue ont donc, semble-t-il, convergé, même si pour l'instant aucun texte n'est encore signé. Rendez-vous ce vendredi pour la signature des accords qui en ressortiront.

Selon RFI, ce sommet extraordinaire de la CEEAC, la Communauté des Etats d'Afrique centrale, devrait conduire entre autres à un cessez-le-feu. Un accord politique avec le principe d’un gouvernement d’union nationale ainsi qu’à une déclaration de principe pour encadrer les comportements des différentes parties. Aucune information n’a en revanche filtré pour l’instant sur le contenu exact du contenu de ces accords car ils doivent encore être travaillés, a-t-on appris.

D’ailleurs, jeudi soir, l’ensemble des parties de même que les médiateurs se refusaient à toute déclaration, donnant rendez-vous à la presse vendredi, à l’issue des négociations et des conclusions définitives de ces travaux conduits depuis mardi dans la capitale gabonaise.

Climat plus détendu même si aucun texte n'est encore signé

L’ambiance a été amicale toute la journée. Le chef de la délégation de la CEEAC a mis un impeccable costume pour la circonstance. Ses éléments sont restés en treillis mais moins crispés qu’hier. La délégation du gouvernement de Bangui acculée la veille, est détendue. Pendant la très longue attente qui a précédé l’ouverture du sommet des chefs d’Etat, on a vu là des représentants du gouvernement de Bozizé s’approcher de la délégation de la Seleka. Publiquement, ils se sont embrassés et ont parlé le sango, la langue nationale de la Centrafrique.

Les discussions sont plutôt positives, soutient le chef de la délégation gouvernementale. Nous avons fait beaucoup de concessions, reconnaît le représentant de l’opposition non armée. Dans son discours à l’ouverture du sommet, le président congolais Denis Sassou Nguesso annonce : « Nous avons préféré un règlement politique à la crise ».

C’est à ce moment que le porte-parole de la rébellion confie dans le couloir que le processus porte sur un cessez-le-feu d’une semaine. Bozizé reste au pouvoir avec l’obligation de former un gouvernement d’union nationale. Mais au bout d’une audition séparée de chaque délégation, les chefs d’Etat n’ont pas réussi à faire signer l’accord.

Sur le terrain, l'ONG Reporters sans frontières affirme qu'une journaliste d'une radio communautaire de Bambari, ville contrôlée par les rebelles, a été tuée lors d'un pillage de sa station de radio par des éléments de l'alliance Seleka. Elisabeth Blanche Olofio, journaliste de la radio Be Oko à Bambari dans le centre du pays, a trouvé la mort le week-end dernier.

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