Offensive française au Mali: «L'Algérie grince des dents»

Dix mois après le renversement du président Amadou Toumani Touré au Mali et en pleine intervention française, nous revenons sur ce qu’est le Mali aujourd’hui avec l’invité de RFI, Pierre Boilley, professeur à l’université Paris I et directeur du CEMAf, le Centre d’études des mondes africains.
RFI : Le Mali est aujourd’hui un pays divisé, avec le nord d’un côté, le sud de l’autre. A l’origine de cette division, il y a le renversement du président ATT (Amadou Toumani Touré ) et des difficultés qui persistent à Bamako.
Pierre Boilley : Oui. En fait, le renversement du président ATT n’a fait qu’entériner la fin de cette partition, parce qu’elle a commencé bien avant. D’abord, elle était là, malgré tout, avec un certain nombre de rébellions qui ont existé depuis 1963. Et puis effectivement, en janvier, là, il y a eu le début du MNLA, qui a fini par évacuer l’administration et l’armée malienne du nord. Donc, c’est une partition qui est de fait, depuis à peu près un an maintenant.
Et c’est une partition, évidemment, qui se nourrit des difficultés que rencontrent les autorités à Bamako pour s’entendre ?
Oui, le sud n’est pas dans un état très brillant. Je pense – et tout le monde l’a bien vu – que le coup d’Etat du capitaine Sanogo le 22 mars a accéléré encore cette partition, puisqu’elle a démoralisé l’armée, et que tout le monde a fui d’une certaine façon, pour une dernière offensive éclair qui a fini par faire tomber Kidal, Gao et Tombouctou en trois jours. Cela à partir des derniers jours de mars et les premiers jours d’avril. Donc, au sud, il y a effectivement un pouvoir qui est partagé.
Le capitaine Sanogo, jusqu’à présent, avait encore la haute main sur le pouvoir, et le pouvoir civil de transition était quand même, en grande partie, en otage par rapport à cette influence militaire, même si officiellement la transition devait réorganiser des élections et réinstaurer un pouvoir légal.
On peut revenir sur la situation du nord. Géographiquement, ne serait-ce que quand on regarde une carte, il y a une division entre le nord et le sud. Il y a donc quatre mouvements principaux, islamistes, jihadistes, dans le nord. On peut revenir sur ces différents mouvements ; Ansar Dine, al-Qaïda au Maghreb islamique et le Mujao d’abord ?
Trois mouvements, peut-être des mouvements islamistes, en tout cas favorables à l’instauration de la charia, mais qui ne sont pas tout à fait de même nature. D’abord, installé – il faut le rappeler – depuis 2003, à partir de l’incursion, depuis l’Algérie, du GSPC, qui s’est transformé donc en 2007, en Aqmi, al-Qaïda au Maghreb islamique, un mouvement qui est très largement composé d’Algériens au départ et qui a été renforcé par des gens venus d’un peu partout ensuite, mais qui reste quand même un mouvement d’origine algérienne.
Le Mujao (le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest) qui est lui composé en partie de personnes de la région, notamment du côté de la communauté arabe mais aussi qui a été rejoint par des tas de gens différents, y compris les Songhaïs et les Touaregs. Et puis, ce mouvement Ansar Dine, qui est lui aussi adepte de la charia, mais qui est d’origine touarègue, de la région essentiellement touarègue, bien qu’il y ait, là aussi – c’est comme pour tous les autres mouvements – des gens qui l’ont rejoint.
Et puis, un autre mouvement dont on parlera peut-être, qui est complètement différent, qui est le mouvement indépendantiste, qui n’a aucune revendication religieuse…
Le MNLA…
Le MNLA, le Mouvement national pour la libération de l’Azawad.
Ce mouvement s’est d’ailleurs vraiment distingué des trois autres dont nous avons parlés – puisque avec des revendications territoriales, politiques, pas religieuses – le MNLA qui s’est allié aux autres au début, a finalement décidé de se distinguer de ces mouvements ?
C’est un mouvement qui s’est distingué dès le départ. Même qui, d’une certaine façon, s’est distingué dès son origine, puisque avant même le début de la rébellion, le MNA qui s’est transformé ensuite en MNLA, était un mouvement qui n’avait aucune revendication religieuse sur le territoire, mais plutôt une revendication d’autonomie par rapport au sud, une revendication qui était donc territoriale et politique. Donc le MNLA est resté tout le temps dans cette optique-là, même si il y a eu à des moments des tentations d’alliance avec une partie de ces jihadistes proches localement, c'est-à-dire celle d’Ansar Dine.
… Le MNLA qui a proposé son aide
Oui, le MNLA a proposé son aide. Et ce n’est pas la première fois qu’il l’a proposée, d’ailleurs. Là on l’a mieux vu parce qu’effectivement, les yeux sont tournés sur le Mali, sur le nord et sur Bamako. Mais c’est vrai, il y a deux jours, le MNLA a dit qu’il était finalement le mouvement le plus à même [d’aider], connaissant le terrain, connaissant les gens et surtout ayant combattu ces mouvements salafistes, encore ces derniers mois et ces dernières semaines, le plus à même donc de faire effet de troupes au sol et de pouvoir réussir mieux que, peut-être, des contingents qui viendraient d’autres régions d’Afrique.
Mais, Pierre Boilley, cela pose des problèmes, puisque le MNLA est un groupe rebelle. Est-ce qu’on peut vraiment accepter l’aide d’un groupe rebelle, d’une rébellion ?
Alors ça, c’est évidemment diplomatiquement un petit peu difficile d’accepter l’aide d’un groupe qui voulait au départ l’indépendance. Ceci dit, le MNLA a mis aussi un peu un bémol à ses revendications, puisqu’il a accepté l’autodétermination, voire une forme d’autonomie. Qui, rappelons-le quand même, était déjà inscrite dans le pacte national en 1992, donc à l’issue des négociations qui avaient existé lors de l’avant-dernière rébellion, à la condition qu’on ne prenne pas en compte celle de 2006 et les autres.
Donc ce qui est demandé, c'est en fait la possibilité de pouvoir s’autogérer en grande partie. Et c’est d’une certaine façon moins grave diplomatiquement, que ce qui avait été demandé au départ. Donc, c’est difficile.
Il y a la question de l’Algérie qui a une position totalement ambiguë aujourd’hui...
L’Algérie a une position très ambiguë depuis le départ du mouvement. L’Algérie, en fait, a toujours eu une politique qui est celle d’une influence sur son sud, donc sur le nord du Mali. Elle n’a jamais voulu – et elle l’a dit et redit – qu’il y ait une intervention militaire extérieure. Alors au départ, il s’agissait d’une opération qui devait être exclusivement africaine. Là, elle est un petit peu obligée, bien sûr, en fonction des événements et surtout de cette avancée, de cette attaque islamiste, d’accepter les choses. Mais je suis assez persuadé qu’actuellement l’Algérie grince des dents, parce que non seulement c’est une intervention extérieure, mais c’est en plus une intervention qui est dominée par les Français, ce qu’elle ne doit pas apprécier du tout.

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(8) Réactions
Mr Boilley cherche à défendre
Mr Boilley cherche à défendre la position de MNLA en n'évoquant ce qui bon à entendre mais qu'il sache que le Mali appartient à tous les maliens du sud comme du nord et MNLA ne vaut pas meiux que ces terroristes et criminels mieux Mnla s'est distingué par les viols des pillages d'hopitaux et d'école avec comme slogant un Etat islamique de l'Azawad avant de se faire chassé lorsqu'ils ont voulu se démarquer à cause des opinions défavorables sur les islamistes bouter déhors et sans territoire conquis maintenant il profite de cette situation pour soit disant lutter contre islamiste, Mr Boilley vous ne pouvez pas nous endormir par vos explictions bidons les membres du MNLA vont repondre devant la justice malienne ou internationale ou par les armes du soldat malien
"elle ne peut appel qu'à une
"elle ne peut appel qu'à une armée régulière pas à des opportunistes :"
J'ai vraiment des doutes sur l'armée malienne, qui ne me paraît pas un modèle de fiabilité: Des officiers qui avaient été formés par les Etats Unis n'ont-ilts pas déserté avec armes et bagages au MNLA?
Offensive française au Mali:
Offensive française au Mali: «L'Algérie grince des dents»
Bon, ben à l'évidence on voit maintenant que le GIA n'est pas mort, et qu'il revient en pleine figure des Algériens comme au bon vieux temps des années 95 Le gouvernement algérien va être mis au pied du mur, car sinon on risque une dérive comme en Tunisie et en Libye
Il n'y a jamais eu de région
Il n'y a jamais eu de région essentiellement touareg au Mali. En tant qu'expert vous cachez mal votre préférence et vous devez être impartial dans vos analyses. Sachez que les touareg ne sont pas les habitants du nord pour connaître le terrain, des milliers comme eux existent au Mali. Si La FRANCE a besoin d'aide elle ne peut appel qu'à une armée régulière pas à des opportunistes qui s'allient aux autres pour assouvir leur intérêt et se voir congédier pars ses alliés.
Le MNLA est le berger qui a
Le MNLA est le berger qui a introduit le loup dans la bergerie. Donc il n'a rien à dire et on ne peut lui faire confiance. Tantôt il s'associe aux islamistes, tantôt il veut s'en démarquer, alors pourquoi ce jeu ridicule. Algérie a quant à elle de bonnes raisons de grincer les dents car elle ne veut pas que le feu de brousse soit sur son sol après avoir été éprouvée par AL QAIDA au Maghreb qui n'est autre que l'émanation du FIS et du Salafisme. Elle se frotte les mains tant les crapuleries des islamistes ne se passent pas sur son territoire
Honte au Mnla et ses
Honte au Mnla et ses soutiens ce sont eux qui ont introduits les islamistes au Mali en disant qu'ils ont conquis le nord du pays, en disant qu'ils ont chasse l'arme.
Au nord nous savons touts des les premier heures du conflit que s’était les islamiste qui ont chasse l'arme.
le Mnla ne servira a rien d'autre que le propagande ils ne connaissent pas le terrain plus que les Peulhs ou les Songhais.
Mais je crois qu'il est grand temps que les autres populations se fassent entendre a savoir les Touareg qui ont gagne leur vie a la sueur de leur front et surtout une population noir sédentaire longtemps asservis et mepriser par des gents comme ce soi-disant professeur........
cet article est bidon RFI
cet article est bidon RFI doit varier les intervenants concernant ce problème je suis touarègue mais pas de la tribu ifogas comme tout les membres du MNLA. je ne veux pas d’indépendance et autre je suis malien et fier de l’être. le gouvernement malien n'a rien fait pour aucune communauté au mali je veux gagner honnêtement ma vie comme tout le monde au mali. nous sommes un pays pauvre en plus ilnyapas de ressource naturelle au nord du mali que le gouvernement central vole si on a des problemes en tant que minorité visible on doit la régler politiquement pas dans la violence ma grand est en Mauritanie elle ne cesse de pleurer nous les hommes bleus sont devenu comme de la faune tout le monde nous utilesent avant nous vivions avec nos voisin sedentaire qui sont majoritaires maintenant au nord des propos de la sorte n'est pas digne d'un professeur qu'une radio comme rfi invite tout le temps nous voulons vivre en harmonie avec bambara bella songhoi arabe et peul pourquoi parler au nom des touaregues seulement a moins que tu veux que soyons mépris par les autre habitants du nord qui enduire la vie dure dans le Sahara ou qui ne sont pas intéressés de séduire des journalistes homme et femme en France.
Voila une analyse tres
Voila une analyse tres simpliste de l'enjeu au Mali. ATT a ete renverse parce qu'il a brade le Nord, aidé a faire deserter l'armee du Nord-et l'offrir aux rebels... le reste est histoire. MNLA ne s'est-il pas associe a Anardine? N'at-il pas recement signe des accords en Alger, en Mauritanie avec lui? de grace, si le Professeur a la memoire courte, on ne l'a pas nous! C'est notre pays. Le Mali. Le MNLA n'a jamais ete constant dans ses revendications. Ses dirigeants sont simplement des opportunistes, des chomeurs potentiels aux abois, qui ne peuvent competir nulle part...Ils ne reprentent ni les Touaregues du Mali, dont je peux reclamer l'appartenance-ma grand mere est issue de cette ethnie- encore moins le Nord Mali qui est compose a 85% de non-Touaregues. Monsieur revoyez vos lectures-ca semble etre vos references- si vous voulez parlez de nous...L'Autonomie, toutes les Regions la veut! Nous lutons pour ca depuis deja fort longtemps, sans Kalachnikov...