François Hollande légitime l’opération française au Mali lors des voeux à la presse

François Hollande, le président français à l'Elysée à l’occasion de ses vœux à la presse le 16 janvier 2013.
© REUTERS/Philippe Wojaze

François Hollande s’est exprimé ce mercredi 16 janvier à l’occasion de ses vœux à la presse. Il est revenu sur l’intervention française au Mali, six jours après le lancement de cette offensive contre les islamistes présents dans le nord du pays. La question de la tentative ratée de libération de l’otage français en Somalie a également été abordée, au cours de vœux emprunts de gravité.

La gravité, dont parlent les conseillers du président et qui l’habiterait un peu plus depuis vendredi 11 janvier, est liée à l’actualité, à l’intervention militaire française au Mali.

François Hollande s’est appliqué une nouvelle fois à justifier sa décision. Une décision nécessaire, a-t-il dit, sinon il serait déjà trop tard. Une décision aussi légitime dans le cadre de la légalité internationale. Ce n’est pas le retour de la Françafrique. « La France, a dit François Hollande, elle libère, elle porte des valeurs, elle n’a aucun intérêt au Mali ».

Le nouveau chef de guerre qu’est devenu François Hollande, a dit ainsi qu’il revendiquait cette opération : « C’est en étant ferme, que nous faisons céder le terrorisme ».

François Hollande s'est également exprimé sur l'opération menée en Somalie et qui a échoué. Là aussi, il la revendique pleinement et la justifie.

C’est aussi un message que nous envoyons : la France ne peut pas accepter que ses ressortissants soient détenus.

François Hollande
16-01-2013 - Par Florent Guignard

Silence sur l’enlèvement d’un ressortissant français en Algérie

Le président français n’a pas évoqué, peut-être parce qu’il est encore trop tôt et qu’on manque d’informations, le nouvel enlèvement d’un ressortissant français en Algérie. François Hollande tient par ailleurs à ce que cette situation internationale exceptionnelle au Mali n’occulte pas le reste de l’actualité.

Il a parlé de la Syrie et aussi de la politique du gouvernement, notamment en matière d’emploi.

Une cérémonie marquée par la gravité du moment, même si François Hollande a quand même conclu son propos par un petit trait d’humour, en souhaitant une bonne année à la presse, qui peut être aussi une bonne année pour le président. « Ce n’est pas incompatible », a dit François Hollande.

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