A Madagascar, qui pourrait être le prochain président ?

Lle président de la Transition malgache Andry Rajoelina (g), et l'ex-président Marc Ravalomanana.
© AFP/REUTERS/Montage RFI

A moins de quatre mois de l’élection et après les retraits officiels d’Andry Rajoelina mardi 15 janvier, et de Marc Ravalomanana le mois dernier, la question est dans toutes les têtes. Depuis 2009, en effet, les deux adversaires polarisaient la vie politique. Sans eux, la course à la présidentielle semble totalement ouverte.

Les cartes politiques sont plus que jamais rebattues. Chacun des deux camps ennemis ne jurait que par son leader, il va devoir compter sur le poulain. Du côté du TGV, ce pourrait être Hajo Andrianarivelo. Le numéro deux du gouvernement est un des plus proches du président de la Transition. Avec lui, Andry Rajoelina pourrait conserver un rôle de premier plan. Il y a aussi Edgard Razaindravahy, le maire transitoire de la capitale. Toutefois, son manque de popularité en province pourrait être un handicap.

Chez les lieutenants de Marc Ravalomanana, le jeu semble encore plus ouvert. Mamy Rakotoarivelo, chef de file de sa mouvance, Guy Rivo Randrianarisoa, son porte-parole ou Pierrot Botozaza, le vice-Premier ministre, semblent tous bien placés.

Cela dit, si les candidats des deux camps pourront compter sur la visibilité de leur leader, ils pourraient aussi payer les quatre ans de crise. L’un des quelques 20 autres candidats déclarés pourrait alors en profiter. Pour l’instant, aucun ne se détache mais le paysage politique devrait vite s’éclaircir, car l’élection présidentielle est toujours prévue pour le 8 mai.