Prise d'otages d'In Amenas: les réactions internationales

La crise malienne déborde sur l'Algérie, et implique désormais directement plusieurs chancelleries à travers le monde. Une quarantaine d'otages occidentaux est toujours entre les mains d'un commando islamiste dans le sud-est algérien sur le site gazier d'In Amenas. Au cours de l'opération, un Britannique et un Algérien ont été tués. Six autres ressortissants étrangers ont été blessés. Quant aux otages, ils sont Américains, Britanniques, Japonais, ou Norvégiens. Selon nos informations, figure également un Français. Le Japon a mis en garde contre une intervention précipitée de l'armée.

Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

« La vie des otages est la priorité absolue du gouvernement japonais », déclare le secrétaire général du cabinet, Yoshihide Suga. En clair, Tokyo redoute une intervention de l’armée algérienne qui encercle le site du gisement de gaz dans le Sahara algérien.

Pour secourir ces otages, le Japon a décidé de s’appuyer sur son allié et protecteur américain. Sept Américains sont détenus. Le Japon est en contact heure par heure avec la cellule de crise américaine.

Dans les allées du pouvoir japonais, on nous laisse entendre que tout ce que le Japon peut demander à l’Algérie est d’éviter un bain de sang. L’on ajoute qu'« il est très difficile de demander l’aide de la France puisqu’il y a sans doute un lien entre la prise d’otages en Algérie et la situation au Mali ».

Au moins trois Japonais, travaillant pour la société d’ingénierie Japan Gas Gorporation (JGC), sont retenus captifs. Le gouvernement japonais refuse de préciser leur nombre exact. La société JGC a un accord avec le consortium Sonatrach-BP-Statoil pour produire du gaz dans le Sahara algérien.