Conflit au Mali : retour sur la journée du 18 janvier
Au Mali, l’armée malienne annonce ce vendredi 18 janvier 2013 avoir repris le contrôle de la ville de Konna au centre du pays. C’est sa prise par les rebelles le 10 janvier dernier qui avait précipité l’engagement militaire français. Depuis, des combats se poursuivent notamment dans la région de Diabaly, une autre ville tombée, lundi, aux mains des combattants islamistes. Ce soir, des témoins affirment que les djihadistes ne sont plus visibles à Diabaly mais la reprise de la localité n'est pas annoncée officiellement. Et à Bamako, les premiers soldats ouest-africains arrivent en renfort dans le cadre de la Force internationale de soutien au Mali (Misma).
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21h30 : Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) dit avoir observé « des déplacements de populations » dans les zones touchées par les combats, et se dit inquiet quant au sort des civils dans les villes de Konna et Diabaly.
Inquiétude aussi du Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme (HCDH) dont Cécile Pouilly, jointe par RFI, est la porte-parole.
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21h10 : Le président français François Hollande recevra dimanche les familles des sept otages encore détenus au Sahel, dont le sort soulève beaucoup d’inquiétudes, après l’intervention militaire française au Mali. Le groupe rebelle Ansar Dine a prévenu que cette intervention française aurait des conséquences pour les ressortissants français « à travers le monde musulman ». De son côté, al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a jugé que la France creusait « la tombe de propres enfants ».
20h23 : La ville de Diabaly, à 400 km de Bamako, a-t-elle été reprise aux islamistes ? Le ministère français de la Défense affirme ce soir qu'aucun combat ne s'y est produit. Le ministère fait simplement état de frappes aériennes répétées sur des cibles mobiles.
Notre correspondant au Mali, Serge Daniel, fait le point sur la situation : « A l’heure actuelle, la seule certitude, c’est que les jihadistes ne sont plus du tout visibles dans le bourg de Diabaly. C’est d’abord une élue de la localité qui a donné la nouvelle. Elle décrit une liesse populaire dans les quartiers. Par la suite, c’est le préfet de Niono – une localité située à 60km au sud de Diabaly – qui a confirmé l’information. Pour Seydou Traoré, les jihadistes – ayant subi ces derniers jours plusieurs revers – ont précipitamment quitté les lieux, pressés par l’armée malienne avec le soutien des forces françaises. Le préfet lance d’ailleurs un message aux populations. Il leur demande de ne pas toucher aux objets laissés par les islamistes car ils peuvent être piégés. D’autres témoins contactés par RFI, cette fois-ci dans un village situé à 15km au nord de Diabaly, ont vu les jihadistes passer à pleine vitesse, venant de Diabaly et se dirigeant vers la frontière mauritanienne. Sont-ils définitivement partis ? Est-ce plutôt un repli tactique ? On le saura probablement dans les prochaines heures. »
18h45 : L’état-major malien confirme lui aussi que la ville de Konna est désormais aux mains de l’armée malienne. Après les dernières frappes d’hier, les jihadistes ont été repoussés mais « il faut redoubler de vigilance », prévient le lieutenant-colonel Diarran Koné, chargé de communication du ministère malien de la Défense, interviewé par RFI.
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17h00 : Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, annonce que 1 800 soldats français sont sur le sol malien. Hier, « je vous avais annoncé que nous étions 1 400. Nous sommes maintenant 1 800 sur le territoire malien, donc la progression de notre implantation au sol se poursuit », a-t-il indiqué à la presse. Un chiffre qui devrait prochainement atteindre 2 500 hommes, selon Paris.
16h40 : Le ministère français de la Défense annonce qu’il n’y a aucun combat à Diabaly à cette heure, laissant entendre que la ville n’a pas encore été reprise. Il indique par ailleurs que les forces maliennes occupent la localité de Konna.
16h20 : Les soldats maliens et français sont entrés dans la ville de Diabaly, à 400km au nord de Bamako, tombée lundi aux mains de combattants islamistes, indiquent des habitants de la ville qui précisent également que « les islamistes sont partis ».
16h00 : « Il faut libérer le pays mais il faut soulager les souffrances », souligne Aurélien Agbénonci, coordinateur humanitaire des Nations unies pour le Mali. Joint par RFI, il rappelle que sans financement, les meilleures intentions pour assister les populations maliennes, les déplacés et les réfugiés seront vaines. L’appel au fonds, lancé en décembre, a été presque ignoré. « Seuls 1 à 2% des fonds demandés sont disponibles », s'inquiète t-il.
14h10 : L’Agence France-Presse, citant des diplomates onusiens qui souhaitent rester anonymes, indique que les forces françaises ont rencontré une résistance plus forte que prévue au Mali. Plusieurs diplomates en poste à l’ONU affirment que la France a sous-estimé les capacités militaires des jihadistes islamistes.
13h32 : En Egypte, une centaine d’islamistes ont manifesté aux abords de l’ambassade de France au Caire pour protester contre l’intervention française au Mali. « Stop à la guerre au Mali. Ils prétendent que c'est une guerre contre le terrorisme, mais c'est une guerre contre l'islam », proclamaient leurs pancartes.
12h54 : Le Nigeria annonce qu’il va renforcer son contingent envoyé au Mali dans le cadre de la force africaine. Au total, près de 1 200 soldats devraient être déployés pour « des missions de combats limitées » au lieu des 900 prévus dans un premier temps.
12h40 : Mercredi prochain, la chancelière allemande Angela Merkel recevra le président béninois et président de l’Union africaine Thomas Boni Yayi pour évoquer la situation au Mali.
12h35 : Peu d’informations circulent sur la situation à Diabaly, cette ville de l’Ouest tombée aux mains des islamistes le 14 janvier. D’après les informations recueillies par notre correspondant au Mali, Serge Daniel, les jihadistes seraient toujours présents dans la ville : « On n’arrive toujours pas à joindre les populations locales pour confirmer ou pour infirmer ce qui se dit à droite et à gauche. Mais il y a deux habitants de la localité de Niono, au sud de Diabaly, qui disent que les jihadistes sont encore visibles à la lisière de la localité de Diabaly. Ce qu'il y a de sûr à Diabaly, c’est que les forces françaises et maliennes ont réussi hier l’exfiltration d’un ressortissant français. C’est un privé qui dirigeait une entreprise. Il était coincé avec l’arrivée des islamistes et les forces françaises et maliennes ont pu le ramener jusqu’au Sud, dans la localité de Niono. Actuellement, ce monsieur est à Ségou. »
12h05 : Notre envoyée spéciale à Bamako, Marie-Pierre Olphand, fait le point sur la situation à Konna : « Ce matin, un officier malien joint au téléphone a confirmé la présence de l’armée malienne dans la ville. Un élu local joint dans la ville de Douentza, il y a quelques minutes, assure lui aussi que Konna est libérée suite aux frappes qui ont eu lieu hier notamment à Mbengué, qui se trouve à une dizaine de kilomètres après Konna. Prudence tout de même, les communications sont très difficiles avec Konna ce matin. Par ailleurs, l’armée française, ici à Bamako, qui appuie les Maliens, se veut prudente et ne confirme pas encore. Peut-être parce qu’il y a quelques jours, certains s’étaient réjouis un peu vite de la libération de la ville alors que ce n’était pas encore le cas. Prudence aussi, car si la ville est effectivement libérée aujourd’hui, combien de temps l’armée va-t-elle pouvoir la tenir ? On sait que les jihadistes ont l’art de se disperser très vite, qu’ils sont très mobiles et qu’ils ont déjà prouvé qu’ils pouvaient s’infiltrer dans une ville sans être repérés. »
12h00 : Les ministres des Affaires étrangères et de la Défense des pays de la Cédéao sont actuellement réunis à Abidjan, en Côte d’Ivoire, afin de préparer le sommet extraordinaire de samedi. Ils ont affiché leur volonté d’accélérer le déploiement de la Misma.
11h28 : L’Union européenne prévoit de débloquer 50 millions d’euros pour soutenir la force d’intervention africaine et aider le développement de Bamako à travers une partie du financement de la Misma. L’UE « serait en mesure de couvrir des dépenses non-militaires de la force », déclare Andris Piebalgs, commissaire chargé du Développement. Les modalités de cette aide seront discutées lors de la réunion des donateurs le 29 janvier en Ethiopie.
11h01 : Le conflit au Mali pourrait faire 400 000 réfugiés et au moins 700 000 déplacés selon le Haut Commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR). Le HCR s’attend à voir un afflux important de Maliens dans les pays voisins lors des prochains mois. Actuellement, 147 000 Maliens ont déjà trouvé refuge hors de leurs frontières, surtout dans les pays limitrophes en Mauritanie, au Niger, au Burkina Faso et en Algérie.
10h36 : Médecins sans frontières (MSF) demande de nouveau l’accès des ONG à la région de Konna afin d’y envoyer des équipes médicales. Déjà, jeudi, alors que la ville n’était pas encore sous contrôle total de l’armée, MSF souhaitait pouvoir acheminer des secours dans la zone expliquant que les routes étaient encore fermées par les forces armées.
10h04 : Dominique de Villepin, ancien Premier ministre français, demande à la France de limiter son intervention au Mali à une « opération de soutien ».
9h13 : La Pologne serait prête à envoyer des militaires instructeurs au Mali. Un déploiement qui pourrait se faire dans le cadre de la mission de l’Union européenne de formation et de réorganisation de l’armée malienne.
8h40 : Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, annonce sa participation au sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) consacré au Mali qui doit se tenir demain à Abidjan, Côte d’Ivoire. Il sera présent pour « accélérer la mise en place » de la force africaine.
7h40 : L’armée malienne annonce avoir repris le contrôle total de la ville de Konna dans un communiqué. C’est la chute aux mains des combattants islamistes de cette ville du centre du pays qui avait précipité l’engagement militaire français au Mali dès le 10 janvier dernier.
Selon notre correspondant au Mali, Serge Daniel, « les forces françaises ont pilonné il y a 24 heures les positions rebelles dans la zone de Konna faisant beaucoup de dégâts. Les militants jihadistes ont fui avant de tenter un retour dans la zone. Ils ont alors été confrontés à l’armée malienne qui arrivait. Désormais, il n’y aurait plus de rebelles à 50 kilomètres à la ronde autour de Konna ».

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(20) Réactions
Aux artisans de PAIX qui ne
Aux artisans de PAIX qui ne laissent pas enfumer par cette guerre néo coloniale déguisée en croisade contre des terroristes !
http://www.petitions24.net/stop_guerre_au_mali_-_des_choix_pour_la_paix
j'aimerai que les analystes
j'aimerai que les analystes européens, HCDH, CICR et tous ceux qui defendent le MNLA, qu'ils sachent qu'un pays ne cedera jamais les 2/3 de son territoire à moins de 5% de sa population totale parceque cette minorité a l'accès à vos médias. Cherchez à connaitre le MALI pour faire vos analyses. Sachez que les maliens, de Kayes à Kidal, ne vous laisseront jamais vendre notre pays. Qui a egorgé les soldats maliens? qui a trahis ses frères maliens? Qui a violé ses soeurs? Qui a renvoyé ses frères et soeurs dans d'autres pays? Ou étiez vous pendant ce temps? La France nous a aidé et nous les vrais maliens seront réconnaissants. Les maliens n'ont rien contre les touaregs. Nous vivrons avec eux comme nous l'avons toujours faits, mais nous allons traduire les traitres du MNLA devant la CPI. nous laisserons le soin à la communauté internationale de les juger mais sachez qu'ils sont minoritaires (moins de 5%) pour avoir les 2/3 du territoire malien. Prenez le cas chez vous si c'est possible on le saura.
A bon entendeur salut
Toutes les religions sont
Toutes les religions sont fondées sur le principe qu'il y a un dernier jugement. Chacun serait jugé en fonction de ses actes et non ceux de son prochain.Naturellement on oblige pas quelqu'un à faire quelque chose de bon, par contre on a l'habitude de voir obliger quelqu'un à faire du mal. Les intégristes ne seraient-ils pas des agents du mal? que ceux qui savent réfléchir y pensent sérieusement.
Ah!! en lisant dans les
Ah!! en lisant dans les presses occidentales, je me rend compte que les USA ou l' OTAN commence par se reveiller. La situation dans le sahel est alarmante. Meme si le Mali est libere, il faut s' attendre a plus d' insecurite. Cause? la polution des armes en provenance de Libye, mais par qui? les mercenaires Touaregues qui travaillaient pour Gadhafi. Avec cette perception noir dans la region du sahel, il y aura a partir de maintenant la chasse a tous ceux qui ont fuit la libye, c' est a dire les mercenaires qui travaillaient pour Gadhafi. Pour ce qui concerne le groupe qui a pris les otages en Algerie, ils seront poursuivit dans leur trou et ils seront exertipe.
""13h32 : En Egypte, une
""13h32 : En Egypte, une centaine d’islamistes ont manifesté aux abords de l’ambassade de France au Caire pour protester contre l’intervention française au Mali. « Stop à la guerre au Mali. Ils prétendent que c'est une guerre contre le terrorisme, mais c'est une guerre contre l'islam », proclamaient leurs pancartes."".
QUE LES TERRORISTES AU POUVOIR EN ÉGYPTE SE LA BOUCLENT. ILS N'ONT AUCUNE LEÇON A DONNER A LA FRANCE.
"Le ministère français de la
"Le ministère français de la Défense annonce qu’il n’y aucun combat à Diabaly, à cette heure, laissant entendre que la ville n’a pas encore été reprise"
Mais quelle phrase et quelle confusion, s' il y a plus de combat dans et autour de la ville, et si les habitants temoignent l' entree des forces des alliers, pourquoi faire croire que la ville est toujours aux mains des voyous drogues?
La ville de Diabaly enfin
La ville de Diabaly enfin liberee des voyous drogués, Merci la France et Merci l' armee Maliennes. Le Mali et le monde entier vous supportent. Lorsque toutes les villes seront libérées, les forces de la CEDEAO arriveront pour liberer les sables. Reunion sur réunion, de n' importe quoi. Vive la France et vive le Mali libre
Les freres mulsmans au
Les freres mulsmans au pouvoir en Egypte, s' il y a des manifestations par des drogues dans les rue de Caire, c' est tout a fait normale. Eux, ils sont des barbars, vivant a une epoque eloignees, disont 10, 000 ans alors on ne peu pas les en vouloirs. Laissez les manifestes 1 million de fois qu' ils puissent le faire c' est leur problème. Le Mali est un pays ou le vrai Islam est pratiquée, pas une Islame archaïque des frères musulmans, ou salofistes. De n' importe quoi.
De villepin est en retard sur
De Villepin est en retard sur la réalité du monde d'au moins quelques années. Il croit qu'on est au lendemain de son fameux discours à l'ONU.
Ces crétins de salafistes veulent utiliser la religion pour dominer le monde et asservir des peuples. Avec l'Afrique noire ils n'y arriverons jamais, car ce à quoi nous tenons c'est "lakoum dinekou wal ya dine". C'est la gage de la cohabitation de toutes les croyances dans le respect mutuel. L'islam vrai c'est les 5 piliers, tout le reste n'est que options et spéculations de l'esprit.
le mali n'est pas un
le mali n'est pas un département de l’Égypte c'est un pays laïque et c'est gens la ne sont pas des maliens.
L'islam est une religion de paix, d'amour et de bonté. Dieu même a dit dans le saint coran nul contrainte en religion. personne ne peux être plus explicite que la parole d’Allah soubhana wa taha alla. Donc en conclusion ces djihadistes non rien avoir avec l'islam ils ne connaissent rien sur le djihade.