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Mali : l’armée française passe au sol

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Après avoir lourdement et pendant presque une semaine fait usage de sa force de frappe aérienne, l’armée française passe à une nouvelle étape de son implication militaire au Mali. Pour la première fois, une mission a été engagée au sol, à Markala, dans la région de Ségou, au nord-est de la capitale, à mi-chemin de Sévaré. Notre envoyé spécial a suivi l’armée française pour ce premier déploiement terrestre officiel.

Avec notre envoyé spécial,

Le groupement interarmes (GTIA), nouvellement positionné, a pour première mission d’empêcher les islamistes d’arriver jusqu’au pont de Markala. Selon le capitaine Pascal, il faut agir rapidement : « Pour l’instant, la priorité est donnée au déploiement rapide de la force et l’installation en sûreté de notre dispositif » tout en restant discrets. Car, pour lui, certaines informations doivent encore rester dans l’ombre : « Précisément, notre articulation, nos effectifs, nos moyens, évidemment notre mission, nos intentions », finit le capitaine Pascal.

L’officier français tient avec ses troupes une position avancée en amont du pont à défendre. Si les islamistes tentent une approche, ils le trouveront, lui et ses hommes, sur leur chemin : « Là, nous sommes sur un site qui permet de verrouiller les accès à Bamako. Donc clairement, en tenant cette position, on tient la capitale. Avec nous, c’est un des véhicules majeurs qu’on a, c’est un véhicule de l’avant blindé (VAB). Du bon gros missile antipersonnel, anti véhicules et antichar».

Le capitaine Ousmane Dabitao lui, est le chef de position de l’armée malienne. Pour lui, la présence de soldats français au sol à Markala est un atout précieux : « Si nous étions seuls, ça allait être difficile mais pas impossible. Mais là, ça va être un peu plus rapide ».

La sécurisation du pont de Markala n’est qu’une première étape. Très vite, les militaires français iront prêter main forte à leurs collègues des forces spéciales déjà engagés dans les combats.

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