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Prise d'otages d'In Amenas: retour sur la journée du 18 janvier en Algérie

media In Amenas, vaste site gazier du sud-est algérien, à 100 km de la frontière libyenne. REUTERS/Kjetil Alsvik / Statoil/Handout

Au deuxième jour de l’assaut donné par l'armée algérienne sur le site gazier d'In Amenas, où un commando islamiste a pris plusieurs centaines de personnes en otages, près 700 personnes ont réussi à quitter le site. Des terroristes sont encore retranchés dans la partie usine. Les autorités algériennes ont donné ce vendredi soir les premiers bilans des victimes : 12 otages sont morts et parmi eux, un Français.

Trois autres Français ont eu la vie sauve. Une trentaine d’autres d’otages étrangers sont toujours manquants. Du côté des chancelleries, la polémique s'amplifie. Fallait-il agir comme cela et surtout aussi vite ? Nos dernières informations.

Les horaires sont donnés en temps universel (TU). Suivez aussi les événements en Algérie sur le compte Twitter @RFIAfrique

00h45 : Un citoyen américain est mort dans la prise d'otages, annonce le département d'Etat par communiqué, confirmant une information transmise par une chaîne de télévision aux Etats-Unis. « Nous pouvons confirmer la mort du ressortissant américain Frederick Buttaccio lors de la prise d'otages », écrit la porte-parole de la diplomatie américaine, Victoria Nuland.

23h55 : Toujours beaucoup d'incertitudes sur ce qu'il se passe autour et dans le site gazier d'In Amenas. L'opération de l'armée algérienne pour libérer les otages est toujours en cours. Plusieurs otages étrangers sont toujours aux mains des islamistes armés qui se sont introduits sur le site mercredi. Depuis plusieurs heures, les autorités algériennes ne donnent plus de nouvelles.

23h30 : Ci-dessous, le témoignage d'Alain Berceaux, le père d’un des trois Français rescapés. Son fils Alexandre, responsable d'une société de restauration sur le site d’In Amenas, s'est caché pendant près de 40 heures sous le lit de sa chambre avant d'être secouru. Il raconte sa longue attente.

Depuis mercredi matin, il était bloqué dans sa chambre (…). Quand les militaires algériens ont libéré la base de vie, ses collègues ont emmené les militaires dans la chambre de mon fils et ils l’ont récupéré là.
Alain Berceaux Père d'un Français rescapé 11/10/2013 - par RFI écouter

 

22h45 : Le Français Yann Desjeux, tué lors de l’assaut de l’armée algérienne, cogérait un restaurant près de la mer à Anglet (Pyrénées-Atlantiques). Mais selon le journal Sud Ouest, il était aussi un ancien militaire de 52 ans, « retraité de l'armée ». Plusieurs journalistes avaient pu lui parler par téléphone dans la nuit de mercredi à jeudi à l'initiative des preneurs d'otage. Dans ce témoignage, Yann Desjeux apportait des précisions sur l'attaque du groupe terroriste, mercredi matin. Quant à la raison de sa présence sur le site gazier, elle reste floue à l'heure qu'il est.

22h20 : Un responsable américain de la Défense affirme que les Etats-Unis ont évacué par avion militaire des personnes blessées dans la prise d'otage. « Il y a eu un C-130 qui est parti avec des patients médicalisés à bord. Il n'y avait pas d'Américain parmi eux », a déclaré ce responsable s'exprimant sous couvert d'anonymat. Il n'a pas précisé combien d'ex-otages avaient été évacués ni quelle était leur nationalité. La destination de l'appareil n'a pas non plus été dévoilée.

21h10 : Le chef d'al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) Abdelmalek Droukdel et dix de ses hommes ont été condamnés à mort par contumace par le tribunal criminel d’Alger. Ils ont été reconnus coupables dans le double attentat-suicide à l'explosif, le 11 décembre 2007, contre le siège du Conseil constitutionnel et le Haut Commissariat aux réfugiés de l'ONU (HCR) à Alger, qui avait fait 26 morts et 177 blessés. La Libye affirme que la sécurité va être renforcée sur ses installations pétrolières et gazières, dans l'ouest et le sud du pays.

20h45 : L'armée algérienne est toujours aux avant-postes sur le site gazier d'In Amenas, selon des sources sécuritaires algériennes. On sait qu'un Français, Yann Desjeux, a été tué au cours de l'opération. Trois Français ont été libérés et sont sains et saufs. Une trentaine d’autres personnes de différentes nationalités seraient toujours portées disparues. Les ravisseurs affirment encore en détenir sept seulement : trois Belges, deux Américains, un Japonais et un Britannique. Une information révélée par l'agence mauritanienne Agence Nouakchott d'informations (ANI). Le site publie également un enregistrement sonore d'Abdel Rahman, le Nigérien présenté comme le chef des assaillants. Il serait toujours retranché sur le site et serait en compagnie d’une dizaine de preneurs d’otages. Les autorités algériennes affirment avoir capturé ce soir un terroriste vivant. Lors de son interrogatoire, il aurait déclaré que son groupe était composé, mercredi lors de l’attaque, de 32 individus. Alger poursuit son opération ce soir et semble rester fidèle à son principe de ne pas négocier avec les terroristes. Les assaillants tenteraient d’ouvrir un dialogue avec certains pays occidentaux dont ils retiennent les ressortissants.

20h30 : Le président français François Hollande recevra ce dimanche 20 janvier les familles des otages français détenus au Sahel par des groupes islamiques armés (Elysée).

20h15 : Dans un entretien téléphonique avec le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a exhorté Alger à faire preuve d'une « précaution extrême » pour sauver la vie des otages sur le site. Elle a présenté les condoléances des Etats-Unis aux familles des personnes tuées dans la prise d'otages.

20h00 : Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius annonce dans un communiqué la mort d’un Français, Yann Desjeux, tué lors de l'opération de libération des otages détenus sur le site gazier. Ce sont les autorités algériennes qui en ont informé Paris sans préciser les circonstances de son décès. Trois autres Français, également présents sur le site au moment de l’assaut, ont été libérés et ont la vie sauve.

18h45 : Notre correspondante à Alger, Leila Beratto, fait le point sur la situation. « L’armée algérienne encercle encore ce soir l'usine du complexe gazier d'In Amenas, dans lequel seraient retranchés entre sept et dix preneurs d'otages. Des informations commencent à percer. Un premier bilan des sources sécuritaires fait état de douze otages morts depuis le début de l’opération des forces spéciales jeudi matin. On ne sait pas s’il s’agit d’otages algériens ou étrangers. Sept à dix ravisseurs sont donc encore retranchés sans la salle de contrôle, ils sont munis d'explosifs et menacent de tout faire exploser. 18 terroristes ont été tués pendant l’opération. Pour l’heure, une centaine d’étrangers ont été libérés sur 132. On ne connaît donc pas le sort de 20 à 30 étrangers. On sait que 572 otages algériens ont été libérés mais on ignore combien d’Algériens travaillaient au total sur le site. Les autorités algériennes pourraient arrêter l’assaut en cours pour la soirée. Il se peut que certains otages encore à l'intérieur du site soient des Américains et que les Etats-Unis souhaitent que les choses se fassent un peu plus en douceur. Le chef présumé des ravisseurs Mokhtar Belmokhtar a demandé par vidéo interposée à la France de négocier la fin de la guerre au Mali et a proposé d'échanger les otages américains contre deux islamistes emprisonnés aux Etats-Unis. L'un d'eux est le chef spirituel de l'organisation extrémiste Gama'a al Islamiya. »

18h25 : Situation toujours incertaine sur le site gazier d'In Amenas et même sur place au cœur des événements. L'information est très difficile à obtenir, elle est visiblement totalement verrouillée. Un journaliste algérien Yahia Bounouar a pu se rendre dans le village d'In Amenas alors que les forces spéciales algériennes venaient de libérer quelques otages algériens.

J’ai été arrêté au niveau du barrage de gendarmerie à 3-4 km du complexe. On nous interdit l’accès (…). A 12h30 ont a vu passer un petit convoi constitué de deux camions avec certains une trentaine d’hommes. C’était des otages algériens, il y a eu quelques cris de joie (…). On ne sait rien au-delà du barrage qui nous empêche d’accéder.
Yahia Bounouar Journaliste algérien 11/10/2013 - par Boniface Vignon écouter

17h42 : La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton s'est entretenue avec le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal, pour essayer de coordonner leurs efforts dans le dossier des otages. Le département d'Etat américain affirme que Washington ne négociera pas avec des « terroristes »

17h19 : El Watan rapporte que le Groupement d’intervention spéciale (GIS) algérien a réussi à capturer un terroriste vivant à In Amenas. Selon le quotidien algérien, celui-ci a indiqué aux autorités algériennes que son groupe se composait de 32 individus.

Francis Perrin Président de Stratégies et politiques énergétiques 11/10/2013 écouter

17h05 : Selon Francis Perrin, président de Stratégies et politiques énergétiques, « si il y a eu des dommages importants causés aux installations gazières (...) les perturbations pour certains pays européens, et notamment pour l'Italie et l'Espagne, peuvent être non négligeables. »

16h52 : Le Français François Bayrou, président du parti Modem, « ne donne pas de leçons aux autorités algériennes, qui font face à une prise d'otages massive, avec des troupes surarméees, dans des lieux très difficiles à contrôler. »

14h19 : Des témoignages d'otages libérés ont été recueillis et diffusés par France Info. « Tout à coup, il y a eu les coups de feu, les explosions, on a rien compris, l'alarme s'est déclenchée, témoigne ainsi un ingénieur algérien. Juste après, ils nous ont plongés dans le noir, ils ont réussi à couper l'électricité (et) ont pris possession de la base. » Selon cette même source, les assaillants auraient crié : « on ne cherche que les expatriés, les Algériens, vous pouvez partir ! »

13h42 : L'agence algérienne APS fait savoir que les ravisseurs proposent l'échange d'otages contre des prisonniers aux Etats-Unis.

13h23 : Selon des chiffres de l'agence de presse algérienne, rapportés par la correspondante de RFI en Algérie (à suivre sur Twitter @LeilaBeratto), près de 570 otages algériens et plus de 65 prisonniers occidentaux sont libres. Les chiffres sont à relativiser étant donné la fiabilité limitée du nombre de travailleurs présents sur le site.

13h00 : L'agence de presse algérienne indique que le groupe islamiste à l'origine de la prise d'otages était composé d'une trentaine de « terroristes ». Pour Paris, la situation sur place est « particulièrement complexe » pour Alger.

11h45 : 18 terroristes ont été tués sur le site gazier, selon des sources sécuritaires algériennes. Comme l'a confirmé également David Cameron, Premier ministre britannique, « l'armée [algérienne] poursuit encore des terroristes et cherche des otages ». Par ailleurs, le gouvernement français n'a pas été prévenu à l'avance de l'assaut mené par les forces algériennes sur le site d'In Amenas, a-t-il laissé entendre. Enfin, cet avertissement du secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta : « ceux qui s'attaquent à notre peuple n'auront nulle part où se cacher ; les terroristes ne trouveront de sancutaire ni en Algérie, ni en Afrique du Nord ni ailleurs. »

Jean-Marc Ayrault 11/10/2013 - par Valérie Gas écouter

12h22 : « Le décès de plusieurs otages est à déplorer » à In Anemas, a brièvement annoncé le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault lors d'une conférence de presse à Paris. « Nous n'en connaissons pas le nombre ni la nationalité », mais « l'opération se poursuit », a-t-il ajouté après s'être entretenu avec son homologue algérien.

 12h10 : L'opération militaire est toujours en cours dans l'usine d'In Amenas, où un groupe de preneurs d'otages était retranché.

11h05 : La Norvège indique qu'elle « aurait aimé être informée par avance » de l'opération, a déclaré le ministre des Affaires étrangères norvégien à la télévision, alors que huit de ses ressortissants sont toujours portés disparus.

11h00 : Tous les employés de l'entreprise d'hôtellerie CIS Catering « sont sains et saufs », a déclaré le patron Régis Arnoux. Le seul français de la société présent sur place, et qui a témoigné à la radio française ce matin, « est traumatisé et n'a qu'une hâte, c'est de rentrer », a-t-il précisé.

10h59 : La British Petroleum, co-exploitante du site d'In Amenas, annonce que trois vols ont évacué plusieurs centaines de personnes. D'autres vont suivre.

10h31 : La justice française ouvre une enquête sur la prise d'otages. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « enlèvement suivi de mort ». Cette procédure judiciaire est habituelle dès lors que des Français peuvent être victimes de faits commis à l'étranger (AFP).


Ce que l'on sait à 10h00 :

• Les otages. Un employé norvégien a pu être porté en lieu sûr, selon la compagnie pétrolière norvégienne Statoil (qui co-exploite le site). Aucune nouvelle de 8 autres travailleurs norvégiens. Tokyo annonce aussi que trois ressortissants japonais sont en sûreté, mais s'inquiète du sort des 14 autres, toujours retenus. Hier, l'agence de presse officielle algérienne avait annoncé que deux otages britanniques, et un Kenyan avaient été libérés, ajoutant que 600 travailleurs algériens avaient pu fuir. Deux Français sont revenus sains et saufs, d'autres y sont encore. Au total, on reste sans nouvelles d'au moins 22 Occidentaux.

• Un nombre de victimes incertain. Selon les ravisseurs, 34 otages occidentaux et 15 combattants islamistes ont été tués au cours de l'assaut d’hier. Ce vendredi, une autre opération est en cours et aurait fait 18 morts dans les rangs des ravisseurs.

• Sur le terrain. Les militaires algériens maîtrisent désormais le site d'hébergement du gisement gazier. En revanche, des ravisseurs contrôleraient toujours l'usine de Tiguentourine, à 4km. Beaucoup de zones d'ombres demeurent quant au contexte de l'opération militaire déclenchée jeudi.


9h24 : Un avion américain s'est posé sur l'aéroport d'In Amenas. Les Etats-Unis envisagent une évacuation leurs ressortissants.

9h00 : Un rescapé français de la bataille de jeudi témoigne sur la radio Europe 1. Encore présent sur la base, il raconte avoir passé 40 heures sous son lit et avoir « entendu énormément de coups de feu ».

7h30 : Selon notre correspondante à Alger, Leila Berrato, il se passe quelque chose dans l'usine d'In Amenas. Des notables algériens sont revenus sur le site pour négocier avec les preneurs d'otages. Les autorités essaieraient donc de trouver une solution moins violente qu'un autre assaut.

7h29 : Les autorités japonaises convoquent l'ambassadeur d'Algérie à Tokyo. Deux otages japonais ont été tués dans l'assaut jeudi.

7h28 : Pour Londres, « l'incident terroriste est toujours en cours », dans le sud-est algérien.

7h18 : Notre correspondant à Bamako (Mali), Serge Daniel, rappelle sur notre antenne que Mokhtar Belmokhtar se trouve bien, aux dernières informations, au Mali.

7h00 : Le ministre français de l'Intérieur Manuel Valls indique sur la radio RTL que « très peu de Français » se trouvaient sur le site gazier d'In Amenas, et que deux d'entre eux au moins en sont « revenus ».
La veille, durant la journée, jusqu'au soir, et ce vendredi matin, les diplomaties occidentales directement concernées par cette prise d'otages ont exprimé leur prudence (France, Etats-Unis), leur fort mécontentement (Royaume-Uni, Japon, Norvège), et tous ont au moins demandé des éclaircissements.

 

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Commentaires

 
Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.