Prise d'otages d'In Amenas: point sur la situation


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C'est toujours l'incertitude au sujet de la prise d'otages sur le site gazier d'In Amenas, situé dans le sud-est algérien, non loin de la frontière libyenne. L'opération de l'armée algérienne, lancée mercredi 16 janvier au matin était toujours en cours vendredi soir. Les autorités algériennes sont restées silencieuses ces dernières heures. Les sources sécuritaires algériennes laissent filtrer le chiffre de 12 otages algériens et étrangers morts et de 18 ravisseurs abattus. Paris et Washington confirment la mort d’un Français et d’un Américain. Au total, 573 otages algériens et une centaine d'occidentaux seraient désormais libres.

On sait désormais que les ravisseurs visaient les otages étrangers. Dès leur arrivée dans la base mercredi matin 16 janvier, le groupe d’une trentaine de personnes, très lourdement armé, s’est dirigé en premier vers le camp des ressortissants japonais avant de fouiller l’intégralité des habitations du site.

Les assaillants ont pris les otages par nationalité. Les ressortissants philippins et thaïlandais sont enfermés dans leur habitation, les Algériens, eux, sont emmenés vers le réfectoire. Certains racontent que les étrangers ont été ligotés et emmenés vers le bâtiment qu’occupaient les cadres de la base. Les Philippins ont été frappés quand ils ont refusé de quitter leur chambre.

Dans la base de vie, des expatriés auraient perdu la vie et feraient donc partie des douze otages morts dont parlent les autorités algériennes. Certaines sources parlent d’un Britannique qui aurait été exécuté à bout portant pour avoir tenté de s’échapper.

Mais ce samedi 19 janvier au matin, les autorités algériennes ne confirment aucun bilan. Nous ne savons pas ce qu’il est advenu des trente otages étrangers qui n’apparaissent pas dans les comptes des autorités officielles algériennes. Nous ne savons pas non plus combien d’Algériens ont été pris en otage. Au total, 573 de ces derniers auraient été libérés.

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