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La police marocaine multiplie les démantèlements de cellules terroristes

media Le 9 janvier 2009, la police marocaine procède à l'arrestation de cinq personnes soupçonnées d'appartenir à une cellule terroriste. Reuters

Face aux activistes islamistes, les autorités marocaines sont en alerte. Samedi 19 janvier, une nouvelle cellule terroriste a été anéantie : c’est le cinquième démantèlement depuis septembre 2012. Résultat, le Maroc s’inquiète de cette prolifération de réseaux terroristes alors que la guerre fait rage au Mali.

Cette nouvelle cellule devait servir à recruter et à former de jeunes Marocains au jihad. Deux groupes ont été découverts dans deux villes : Tanger, dans le nord du pays et Meknès dans le centre. D’après les informations divulguées par le ministère de l’Intérieur, quarante jeunes auraient déjà été envoyés auprès de factions liées à al-Qaïda, par l’intermédiaire de ces deux groupes.

Ce démantèlement n’est pas le premier, loin de là. En quatre mois, c’est le cinquième réseau découvert par la police. Tous ou presque étaient spécialisés dans le recrutement pour al-Qaïda. Les autorités s’inquiètent désormais de cette prolifération.

Et c’est vrai que la situation géographique du Maroc entre l’Algérie et la Mauritanie, en face de l’Espagne, constitue une base arrière potentiellement idéale pour des actions terroristes au Maghreb, voire en Europe. Ensuite, la croissance du chômage ces derniers mois (un quart des Marocains de moins de 24 ans est sans emploi) et le manque de perspectives d'avenir expliquent sans doute en partie le succès de ces réseaux.

Reste que l’intervention française au Mali, à laquelle le Maroc a fini par donner son feu vert, risque encore d’augmenter ces tensions dans la société. Jeudi 17 janvier, des dignitaires salafistes marocains ont traité d’« impies » tous les musulmans qui participent directement ou indirectement à ce conflit.

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