Nigeria: une attaque contre l'émir de Kano tue cinq personnes

L'émir Ado Bayero (ici avec le président Goodluck Jonathan le 22 janvier 2012) est sorti indemne de l'attaque.
© REUTERS/Stringer

Les violences se poursuivent dans le nord du Nigeria. Alors que deux militaires qui s'apprêtaient à rejoindre les troupes de la Cédéao dans le nord du Mali ont été tués samedi 19 janvier, le bilan de l'attaque survenue le même jour contre le convoi de l'émir de Kano, l'un des plus hauts dignitaires musulmans du Nigeria, s’est alourdi. Il est monté à cinq morts et 14 personnes blessées.

L’attaque s’est déroulée samedi à la sortie d’un office religieux. Selon des sources concordantes, des hommes armés à bord de motos et de voitures ont tiré sur le convoi de l’émir de Kano. Ado Bayero, âgé 82 ans, est sorti indemne de l’attaque, mais ses deux fils ont été blessés. Depuis, ils ont quitté le pays en direction de l’Angleterre. Trois gardes du corps ont été abattus lors de l'assaut.

Ce dimanche, le porte-parole de la police de l’Etat de Kano a déclaré que deux autres personnes avaient également été tuées : l'homme politique Salisu Abdullahi Kura et son chauffeur, qui avaient quitté le convoi dans la confusion, ont été pourchassés et abattus dans une rue voisine de la mosquée. L’attaque, minutieusement planifiée, n’a pas été revendiquée, mais la police soupçonne les membres de la secte islamiste Boko Haram.

En juillet 2012, le plus haut dignitaire religieux de l’Etat de Borno avait échappé à un attentat-suicide près de son palais. Le mois suivant, l'émir de Fika, dans l'Etat voisin de Yobe, était sorti indemne d'une attaque-suicide alors qu'il quittait la mosquée après les prières du vendredi.

C’est la première fois que l’émir de Kano, deuxième personnalité la plus influente de la communauté musulmane nigériane, est visé. Cet assaut est intervenu à la veille du premier anniversaire de l'attaque la plus meurtrière jamais perpétrée par Boko Haram, à Kano. Une attaque qui avait fait au moins 185 morts.

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