Le général Ibrahima Dahirou sur RFI: «On avait sous-estimé l’ennemi» - France - RFI

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Le général Ibrahima Dahirou sur RFI: «On avait sous-estimé l’ennemi»

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L'armée française et les soldats maliens poursuivent leur offensive contre les islamistes maliens, au lendemain de la reprise de Diabaly et Douentza. L’objectif final étant la libération totale du nord du Mali. Pour le général Ibrahima Dahirou, chef de l'état-major malien, sans l’intervention française, il était difficile de tenir, même Sévaré. Il espère la liberation prochaine de Tombouctou et Gao. Propos recueillis par Christophe Boisbouvier.

RFI : Général Ibrahima Dahirou Dembélé, la reprise de Diabaly et de Douenzta, est-ce un tournant dans le conflit ?

Je dirais que c’est un tournant important, avec le soutien de nos partenaires français, lorsqu’on a perdu Konna et Diabaly.

Est-ce qu’il y a eu des combats pour la reprise de ces deux villes ?

Pour Diabaly, il y a eu des combats importants. Pas entre les éléments terrestres. Mais les partenaires français, avec l’appui aérien, ont neutralisé tous les véhicules ennemis et les éléments ennemis qui étaient dans la ville et aux environs de Diabaly, ce qui a permis à nos troupes de pénétrer dans la ville.

Et quelles sont les forces qui sont en première ligne ?

Je dirais que les forces en premier, les forces maliennes, travaillent ensemble dans des GTA, des groupements tactiques interarmées, pour la reprise de ces villes.

Le 10 janvier, l’armée malienne s’est battue à Konna, contre les jihadistes. Onze soldats maliens ont été tués. Pourquoi n’avez-vous pas pu tenir cette position ?

Parce que sans appui aérien, ça allait être difficile. Donc, pour Konna, les éléments ont résisté pendant quarante-huit heures. Il n’y avait pas d’appui aérien. Pour les éléments, c’était obligé de se replier vers Sévaré, parce qu'ils étaient déjà fatigués avec les cartouches. Je dirais même qu’on avait sous-estimé l’ennemi qui avait plus de moyens, plus d’équipements. Et sans l’intervention des partenaires français, les frères d’armes des forces aériennes françaises, c’était difficile de tenir, même Sévaré.

Et ce qui est nouveau aujourd’hui, c’est l’appui des hélicoptères de combat ?

Ce qui change la donne c’est l’appui des hélicoptères de combat et les frappes dans la profondeur par des avions d’attaque.

Après la prise de Douentza et de Diabaly, quel est votre objectif maintenant ?

La libération totale des régions du nord du Mali.

Espérez-vous une libération de Tombouctou et de Gao dans les jours qui viennent ?

Si les appuis sont conséquents, ça ne dépassera pas plus d’un mois, pour Gao et Tombouctou.

À partir de Mopti, Sévaré ou à partir du Niger ?

Des deux. À partir du Niger, les forces qui sont là-bas, les forces armées nigériennes et les forces tchadiennes qui sont en appui, pourront en moins d’un mois arriver à Gao. Parce que pour l’élément ennemi, son intention est se retirer dans les collines, au niveau d’Aguelhoc.

Vous parlez d’Aguelhoc. C’est là, il y a un an, dans l’extrême-nord du Mali, que les jihadistes ont commis leurs premières exactions. Est-ce que les militaires maliens ne risquent pas aujourd’hui de vouloir venger leurs camarades ?

Non, parce que depuis le mois d’avril 2012, après le repli de nos éléments du Nord, on a commencé à les réorganiser et mettre un accent important sur le droit international humanitaire, le code de conduite du soldat, et faire comprendre au soldat qu’il est là pour protéger la population. Et tant que le soldat est avec la population, il va gagner sa guerre.

Entre Niono et Diabaly, cinq Touaregs, dont un marabout, auraient été tués par les forces maliennes. Dans le quartier de Waillhirdé, à Mopti, plusieurs dizaines de cadavres de soit-disant rebelles auraient été jetés dans un puits par des soldats en uniforme. Est-ce que tout cela n’est pas inquiétant ?

Je ne pourrai pas dire que cela est vrai, parce que n’importe qui peut se procurer des tenues militaires aujourd’hui. C’est pour ça même que notre crainte c’est que des éléments incontrôlés veulent créer des problèmes à l’armée malienne. On peut commettre des actes de ce genre pour mettre ça sur le dos des forces armées maliennes.

Vous parlez des éléments incontrôlés. Quand vous entendez le chef de la milice Ganda-Koy déclarer : « Nous considérons tous les Tamacheks,  tous les Touaregs comme des rebelles du MNLA ». Comment réagissez-vous ?

Tous les combattants ne sont pas uniquement des peaux blanches. Il y a plusieurs peaux noires qui sont parmi ces jihadistes et ces terroristes.

Donc, il ne faut pas faire l’amalgame ?

Il ne faut pas faire l’amalgame. Toute peau blanche n’est pas terroriste ou jihadiste. Et parmi l’ennemi qui a attaqué les différentes positions, il y avait beaucoup de peaux noires là-dedans. C’est dire que nous sommes entre frères, que l’on soit blanc ou noir, c’est la population malienne.

Mais est-ce qu’il n’y a pas, quelquefois, des soldats qui commettent des crimes, en les mettant sur le dos des milices ?

L’armée malienne a pris les dispositions pour former ses soldats. Donc, tout soldat qui va commettre des exactions contre des populations civiles, sera immédiatement ramené du terrain pour l’amener à Bamako, via le tribunal militaire, qui va le juger et le mettre à la disposition du tribunal civil.

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