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Charles Taylor à nouveau dans le box à La Haye, devant la Cour spéciale pour la Sierra Leone

media L'ancien président libérien Charles Taylor devant le Cour spéciale pour la Sierra Leone, le 22 janvier 2013. Reuters / Dejong

Le procès en appel de l'ex-président du Liberia, Charles Taylor, a commencé mardi 22 janvier et s'achève mercredi aux Pays-Bas. Agé de 64 ans, il avait été condamné l'an dernier en première instance à 50 ans de détention pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, pour son soutien aux rebelles du RUF pendant la guerre civile en Sierra Leone. Les deux camps ont eu la parole aujourd'hui : la défense de Charles Taylor, et l'accusation ; toutes deux avaient interjeté appel.

Le verdict rendu l'an dernier contre l'ancien maître de Monrovia, 50 ans de prison, n'avait satisfait personne. Pas l'accusation, qui réclame 80 ans de prison. Elle reproche à Charles Taylor d'avoir carrément donné des ordres directs aux rebelles du RUF, mais les juges ont estimé l'an dernier que cela n'avait pas été prouvé, et ils ont condamné l'ancien président libérien pour avoir aidé et encouragé la campagne de terreur des rebelles sierra-léonais.

L'accusation voudrait donc voir alourdir la peine en appel, son représentant Nick Koumjian l'a rappelé à l'audience. C'est le premier procès d'un chef d'Etat devant la justice internationale depuis Nuremberg, cela a des conséquences énormes. Il faut tenir pour responsables non seulement ceux qui ont perpétré les crimes, mais aussi ceux qui les ont soutenus.

La défense a pointé des erreurs factuelles

Mais pour la défense, le jugement qui condamnait l'an dernier Charles Taylor pour son soutien au RUF, repose sur nombre d'inexactitudes, de contradictions et d'erreurs factuelles. L'accusé, qui plaide non coupable, espère au moins voir sa peine réduite. Il était bien présent aujourd'hui, en costume sombre et cravate rouge, attentif, au cours de ces heures d'audiences et de débats avant tout techniques, portant sur l'interprétation du droit.

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