In Amenas: après la prise d'otages, les zones d'ombres persistent


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Des experts en médecine légale ont été envoyés en Algérie pour aider à l'identification des corps des victimes. Trente-sept étrangers ont été tués dans la prise d'otages du site gazier de In Amenas et cinq sont portés disparus. Du côté des ravisseurs, 29 terroristes ont été abattus. Mais les inconnues sont encore nombreuses.

Dans la petite ville de In Amenas, des habitants entendaient encore des coups de feu dans la journée d'hier. Certains sont persuadés que des terroristes sont en fuite et se cachent dans les environs de la ville. Des médias évoquent trois terroristes qui se seraient échappés. Mais lors de sa conférence de presse lundi 21 janvier, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, n'en a pas parlé.

Pas un mot non plus sur ce qui a provoqué le décès des otages. On sait qu'au moins sept d'entre eux ont été exécutés. Mais dans le quotidien El Watan, un otage algérien raconte comment un Américain a été tué par un obus. Les terroristes sont sortis, emmenant deux étrangers pour ouvrir les vannes de gaz. L'armée algérienne a tiré sur le véhicule. L'obus a tué les terroristes et les deux étrangers.

Il manque par ailleurs cinq étrangers dans les comptes. Le Premier ministre algérien a affirmé qu'ils pouvaient encore être sur le site, cachés, blessés ou décédés. Les forces de sécurité disent qu'elles ratissent encore les 15 hectares du site. Mais plus de 72 heures après la fin de l'assaut, on n'a toujours aucune nouvelle de ces personnes portées disparues.