Le contingent sénégalais prépare son déploiement au Mali

Une cinquantaine d’éléments précurseurs du contingent de 500 soldats sénégalais devant aller au Mali sont arrivés dimanche 20 janvier à Bamako. Quant au reste du contingent, aucune décision sur le calendrier de leur déploiement n’est encore annoncée. Pour le moment, les hommes s’entraînent avec les instructeurs français dans le camp militaire de Dodji, un village situé à 400 kilomètres au nord-est de Dakar. Reportage.

Dans le camp militaire de Dodji, 395 militaires sénégalais s’entraînent jusqu’à la fin du mois. « Les jihadistes au Mali se servent beaucoup de l'embuscade. Savoir réagir est important, c'est ce qui va leur permettre de prendre le dessus sur l'ennemi et de rester en vie, de se protéger », explique l’adjudant Stéphane Pasquier, instructeur d'infanterie.

Exercices de tirs à l’arme légère, au mortier ou au canon, combats de nuit, contrôle de zone et déploiement d’un poste de commandement, on appelle cela « une mise en condition opérationnelle avant projection ». « Il faut bien comprendre qu'il ne s'agit pas ici que d'un maintien de la paix, on les prépare à du combat de haute intensité.  C'est ce qu'ils risquent de rencontrer au Mali. Un soldat, aussi aguerri soit-il, doit conserver les bons réflexes de façon à pouvoir travailler avec les autres. Le contexte dans lequel ils vont être engagés ne leur donnera pas le droit à l'erreur, relève le lieutenant-colonel Philippe Sauvin, chef du détachement d’instruction. Le message qu'on leur répète sans arrêt est : 'entraînez-vous, répétez les gestes, répétez les ordres pour qu'ils deviennent des automatismes afin qu'on n'ait pas à réfléchir et qu'on sache réagir le moment venu' ».

Automatisme et cohésion du groupe. Le contingent sénégalais qui s’apprête à partir au Mali est notamment composé des meilleurs éléments de l’artillerie et des commandos de l’armée sénégalaise.