RCA: les forces internationales toujours à Bangui


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En Centrafrique, plusieurs forces internationales sont toujours présentes dans le pays. Outre les Ougandais qui pourchassent la LRA dans le sud-est du pays, des soldats français, d’Afrique centrale et d’Afrique du Sud restent positionnés dans la capitale centrafricaine. Reportage à Bangui.

De notre envoyé spécial à Bangui

La crise militaire est passée et les soldats, qu’ils soient Centrafricains ou étrangers, sont moins visibles. L’armée française a été appelée vers un autre théâtre d’opération, le Mali, et dans les rues de Bangui, les treillis frappés du drapeau tricolore sont désormais beaucoup plus rares. « Avec la crise, nous sommes montés à 604 personnels. Les 240 personnels qui resteront d'ici la fin de la semaine reprendront la mission initiale qui est d'assurer un soutien logistique et technique à la Fomac. Et bien sûr, si la situation venait de nouveau à se dégrader, ils assureraient la protection de nos ressortissants et de nos intérêts », explique le lieutenant-colonel Benoît Fine, commandant du détachement français sur place.

La force multinationale d’Afrique centrale, elle, n’est pas en phase de désengagement. Ses effectifs devraient passer de 780 à 900 militaires. Mais sa mission évolue. « Nous allons remplir la mission qui est la nôtre, c'est-à-dire reconduire les rebelles à leur base originelle, tel que ça a été décidé dans les accords de Libreville. Il n'y a pas de raison qu'ils refusent puisqu'ils les ont signés », avance le général Jean-Félix Akaga, le patron de la Fomac.

Dernière force étrangère présente sur le terrain, prés de 250 soldats sud-africains sont encore à Bangui. Si l’on aperçoit de temps à autres leurs véhicules surmontés de mitrailleuses, pour eux aussi l’urgence est passée. Ce mardi, certains d’entre eux faisaient leurs emplettes dans les magasins de souvenirs.