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Article publié le : jeudi 24 janvier 2013 à 09:57 - Dernière modification le : jeudi 24 janvier 2013 à 09:57

Togo: après les incendies, les arrestations se multiplient

Le 12 janvier 2013, un incendie a ravagé le grand marché de Lomé.
Le 12 janvier 2013, un incendie a ravagé le grand marché de Lomé.
REUTERS/Noel Kokou Tadegnon

Par RFI

Le parquet, à qui l’affaire a été confiée, ne dit rien, la gendarmerie en charge de l'enquête parle peu. Les deux agents de la police scientifique française sont encore à Kara. Aucune information ne filtre. Et pendant ce temps, les interpellations dans les rangs de l’opposition s’intensifient, souvent avec brutalité.

Alphonse Kpogo a été une fois encore interpellé mercredi matin à son domicile. Selon le collectif Sauvons le Togo dont il est membre, les gendarmes ont quadrillé sa maison dès l’aube, escaladé le mur à sa recherche. Ils procèdent à une perquisition sans mandat avant de l’emmener menotté. Jusqu’à la mi-journée, le secrétaire général du parti Alliance pour la démocratie et le développement (Addi), avait les menottes aux poings dans sa cellule.

Puis, ce fut le tour de Joël Eklou, président la jeunesse de l’Alliance nationale changement (ANC). Ils viennent ainsi gonfler la liste des opposants arrêtés au lendemain de l’incendie des marchés de Kara et de Lomé.

Kekeli Kodjo
 

La fille de l'ex-Premier ministre Agbéyomé Kodjo évoque l'arrestation de son père

24/01/2013
 
 

Parmi eux, figurent notamment Gérard Adja, vice-président de l'Organisation pour bâtir dans l'union un Togo solidaire (Obuts), son président, l’ancien Premier ministre Agbéyomé Kodjo et Suzanne Nukafu Dogbévi. A cette dernière, membre de la section des femmes de  l’ANC dans son quartier, on lui reproche d’avoir fait à manger aux manifestants lors de la marche du dernier tour de Jéricho et de leur avoir offert des pétards.

En somme un peu plus d’une vingtaine de personnes pour la plupart militants de l’opposition sont tombées dans les mailles de la gendarmerie et sans doute les arrestations ne sont-elles pas terminées.

À la gendarmerie, on dit que les enquêtes se poursuivent et rien de plus. Un silence qui inquiète et fait dire au collectif Sauvons le Togo, qu’il y a une volonté de décapiter l’opposition pour organiser des élections législatives et locales frauduleuses. Mercredi soir déjà, à la conférence de presse, le collectif Sauvons le Togo a envoyé un cri de détresse à la communauté internationale, l’invitant à sortir de son mutisme pour dénoncer ce qui se passe au Togo.

Essolissam Poyodi

Procureur de la République du Togo

Il y a des indices concordants qui font présumer la participation de l'ex-Premier ministre Agbéyomé (dans les incendies)

 

24/01/2013

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(2) Réactions

il vaut mieux des dictateurs

il vaut mieux des dictateurs à la tête de ces pays que des fous ou des aventuriers

Moi je pensais qu' avec

Moi je pensais qu' avec l'arrivé de François Hollande les journalistes de rfi vont arrêter de soutenir les dictacteurs en afrique franconphone sinon comment comprendre qu'ils continuet de censurer les commentaires hostiles au dictacteur Faure du TOGO.
comment UNE JUSTICE togolaise à la solde de Faure Gnassingbé peut etre impartiale. Que tout le monde sache que ce regime est en place depuis 1963.Allez y comprendre...

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