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Cinq humanitaires maliens, dont quatre employés du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), enlevés le 8 février dans le nord du Mali par un groupe terroriste, ont été libérés grâce à une opération militaire, a annoncé jeudi l'Elysée.
«Ils sont en bonne santé», peut-on lire dans un communiqué commun des présidences française et malienne. «Leur libération s'est effectuée dans le cadre d'une action des forces armées françaises conduite ce matin au nord de Tombouctou.»

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Mali: les forces africaines et françaises se déploient sur deux fronts

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Ce jeudi, l'aviation française a mené des raids aériens au sud de Gao, près de la frontière nigérienne. Sur le front de l'ouest, les troupes burkinabè ont remplacé les forces françaises à Markala. L'objectif est d'avancer vers Tombouctou. Sur le front nord, les forces françaises et africaines ont renforcé leurs positions à Sévaré et Douentza.

Les avions français continuent de frapper au Mali. Cette fois, ils ont pilonné des positions des groupes jihadistes à Ansongo, une localité située à 80 km au sud de Gao et quasiment à la même distance de la frontière nigérienne.

Bamako demeure la principale base arrière des opérations, qui se déploient sur deux axes. Le premier part de la capitale malienne pour Ségou, Markala et Diabaly, où les troupes françaises ont renforcé leurs positions. Cela a permis aux troupes burkinabè de remplacer les Français dans la localité de Markala.

L'objectif sur ce front ouest serait d'avancer vers Tombouctou. Après avoir été bombardée ces derniers jours par l'aviation française, la ville est devenue une ville fantôme. Elle est privée d'eau et d'électricité depuis trois jours, selon les quelques rares habitants qui y sont encore. La population est terrée et les islamistes qui l'occupaient ont fui. Leurs principaux chefs seraient désormais retranchés dans la région de Kidal, dans l'extrême nord-est du pays.

Sur le front nord, les Français et les troupes africaines ont renforcé leurs positions à Sévaré et à Douentza. C’est depuis cette dernière localité que militaires maliens et français ont organisé dans la nuit de jeudi à vendredi une patrouille plus au nord, vers la localité de Hombori, située à 200 km au sud de Gao.

Pas de traces des jihadistes. Ils refusent désormais le face à face et quittent les villes. Les frappes aériennes se poursuivent. A ce rythme, il risque de ne pas y avoir de batailles dans les villes. Le plus difficile n’est plus de prendre le contrôle de ces localités, mais de les prendre et de les garder.

Il faut sécuriser, il faut dépolluer, il faut rester très vigilant. Ces terroristes sont en débandade, ils sont traqués de toutes parts, mais il faut faire très attention.
Lieutenant-colonel Diaran Koné Chargé de communication du ministère malien de la Défense 11/10/2013 - par Marie-Pierre Olphand écouter

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