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Madagascar

A Madagascar, la lèpre fait encore de nombreuses victimes


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La 60e journée mondiale de la lèpre a lieu ce dimanche. Cette maladie, qui sévit essentiellement dans les pays peu développés, est négligée. Pourtant elle touche dans le monde une nouvelle personne toutes les trois minutes. A Madagascar notamment qui est  l'un des cinq Etats africains à compter le plus de lépreux.

Avec notre correspondante à Madagascar, Anna Sylvestre.

Si elle est surnommée « maladie de la misère et de l’exclusion », c’est que la lèpre touche les régions les plus pauvres et les plus reculées. A Madagascar, c’est au Sud et à l’Ouest que le nombre de lépreux reste élevé. Là où l’accès au soin est le plus difficile et où les croyances sont aussi les plus ancrées. « Il existe encore des malades dans certaines zones enclavées. Mais ils se cachent car la lèpre demeure une maladie honteuse », explique le docteur Samuel Andrianarisoam en charge des maladies négligées à l’Organisation Mondiale de la Santé, à Madagascar.

Car si elle est détectée tôt, la lèpre se soigne. Les nerfs ne sont alors pas touchés, seules subsistent quelques tâches blanches sur la peau. Ainsi, sur la Grande île, grâce à un programme de lutte, désormais 90% des malades sont traités à temps. En une vingtaine d’années, le nombre de lépreux est passé de 50 000 à 1 800. Des chiffres qui font espérer que dans ce pays, l'un des plus touchés au monde, la lèpre puisse être éradiquée dans une cinquantaine d’année.

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