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Afrique

Egypte Mohamed Morsi

Paralysie politique et violences sociales dans l'Egypte de Mohamed Morsi

media

Les violences se poursuivent en Egypte. Le président Mohamed Morsi a appelé au calme et à l’ouverture d’un dialogue national. Le gouvernement des Frères musulmans doit faire face à la colère de la rue. Mais également à celle des partis de l’opposition. Ceux-ci réclament des réformes constitutionnelles et menacent de boycotter les élections législatives.

Trois personnes ont été tuées et plus de 400 autres blessées ce dimanche 27 janvier à Port-Saïd, au nord-est de l'Egypte, pour la deuxième journée consécutive de violences après la condamnation à mort de 21 supporteurs locaux de football (bilan provisoire). Les trois personnes, dont un jeune homme de 18 ans atteint à la poitrine par une balle, ont été tuées en marge des funérailles d'une partie des 31 victimes de la veille, selon des sources médicales. Plus de 430 personnes ont également été blessées en marge de ces obsèques qui ont réuni des milliers de personnes.

Depuis novembre dernier, l’Egypte vit au rythme des crises politiques et des manifestations. Plus exactement depuis que le président Morsi a annoncé vouloir se doter de pouvoirs exceptionnels afin d’accélérer son projet de Constitution.

Et même si cette Constitution controversée a été adoptée par référendum, elle continue de diviser le pays. Depuis vendredi, jour du deuxième anniversaire de la révolution, des milliers d’Egyptiens sont dans la rue. Au Caire, ils ont réinvesti la place Tahrir : ils accusent les Frères musulmans d’avoir trahi la révolution.

Si Mohamed Morsi doit faire face à autant de crises en Egypte, c’est sans doute à cause de ses erreurs de gestion. Le parti au pouvoir n’aurait vraisemblablement pas compris que l’Egypte ne se gouverne plus comme au temps de l’ancien régime.

Pouvoir monopolisé

Depuis leur accession à la présidence, les Frères musulmans monopolisent aussi bien le pouvoir exécutif que le législatif.

L’opposition égyptienne dénonce des abus et menace désormais de boycotter les prochaines élections législatives. Le président égyptien a appelé samedi 26 janvier à l’ouverture d’un dialogue national : « De la poudre aux yeux » rétorquent les partis de l’opposition.

Selon certains spécialistes égyptiens, la crise que traverse le pays pourrait persister si les Frères musulmans ne comprennent pas que l’Egypte ne peut plus être dirigée par un seul groupe de personnes sans provoquer de vives réactions d’une partie de la population.

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