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Afrique

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UA : «le pire est passé» au Mali, estime Blaise Compaoré

media

Le 20e sommet de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba prend fin ce lundi 28 janvier dans l’après-midi. La situation au Mali aura été largement évoquée au cours de ces derniers jours. Ce lundi matin encore, il en a été question, avec cette conférence de presse du président burkinabè Blaise Compaoré.

Le président burkinabè, qui prend rarement la parole lors des sommets de l’Union africaine, a organisé une conférence de presse pour partager son analyse de la situation au Mali. Celle-ci « était, il n’y a pas longtemps encore, très grave, estime Blaise Compaoré. Aujourd’hui nous pensons que le pire est passé, mais il nous faut construire dans ce pays une paix durable. »

Et M. Compaoré d'ajouter : « Comme on le sait, cela ne passe pas seulement par la guerre. Il faut mettre en place un dispositif de dialogue politique, que les Maliens, dans un dialogue inter-malien, puissent se parler à nouveau. Et bien sûr, créer le cadre pour légitimer les institutions dans ce pays. Et nous serons à côté des Maliens avec la communauté internationale pour cela. »

Blaise Compaoré est donc disponible pour poursuivre la mission de médiation que lui a confiée la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), même s’il n’a pas su éviter la guerre.

« Ma mission n’a pas été inutile », s’est défendu le président, citant en exemple la scission au sein d’Ansar Dine, et la création du groupe dissident Mouvement islamique de l'Azawad (MIA). « Les membres avaient participé aux pourparlers de Ouagadougou en décembre et sont désormais prêts à combattre Ansar Dine et ses partenaires d’Aqmi. Et surtout, ils sont prêts à négocier. »

Enfin, le président burkinabè espère que l’Afrique et ses partenaires vont se montrer généreux lors de la conférence des donateurs à Addis-Abeba ce mardi 29 janvier. « Si on ne boucle pas le budget de la force africaine, on risque l’enlisement. C’est le danger de ce type d’opérations », a alerté le président burkinabè.

Pourtant, tout était prêt : les journalistes avaient été convoqués à 9h30 ce lundi matin, pour une conférence de presse de Ban Ki-moon, et pour assister à la signature de l’accord censé relancer le processus de paix dans l’est de la RDC. Il devait être signé par le secrétaire général de l’ONU, par les dirigeants congolais et rwandais, mais aussi ceux du Burundi, de l’Ouganda et de quatre autres pays dont la Tanzanie et l’Afrique du Sud.

La ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, a confié à RFI que son pays n’avait aucune objection à l’accord préparé par les Nations unies. Mais la Tanzanie a réclamé plus de temps pour étudier l’accord, a indiqué Séraphin Ngwej, ambassadeur itinérant du président congolais Joseph Kabila. La ministre de la Défense sud-africaine, Nosiviwe Mapisa-Nqakula, a quant à elle déclaré que la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) n’avait pas été suffisamment consultée.

Pretoria souhaite mieux comprendre comment cet accord s’articule avec la brigade d’intervention annoncée par Ban Ki-moon ce dimanche (pour lire notre article à ce sujet, cliquer ici). La Tanzanie et l’Afrique du Sud avaient annoncé qu’elles étaient disposées à mettre à disposition des forces pour cette brigade. Mais visiblement, ces deux pays craignent que le commandement ne leur échappe au profit de l’ONU.

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