Thomas Boni Yayi: «Il faut éviter de crier victoire» - France - RFI

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Thomas Boni Yayi: «Il faut éviter de crier victoire»

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Un milliard de dollars, c'est la somme que Thomas Boni Yayi espère lever, demain mardi 29 janvier 2013, à Addis-Abeba, lors de la réunion des donateurs pour la reconquête du nord du Mali. Après une année à la tête de l'Union africaine, le chef de l'Etat béninois a passé la main dimanche 27 janvier. A l'heure du bilan, il répond aux questions RFI.

Au Mali, les nouvelles du front sont positives pour Bamako. Le plus dur est fait ?

Il faut éviter de crier victoire. Quand il s’agit de lutter contre le terrorisme, compte tenu de la complexité du phénomène, il y a lieu de faire attention. C’est pourquoi, tout en me félicitant des acquis qui sont déjà annoncés, sur le terrain, il y a lieu de redoubler de vigilance pour que nous puissions faire face à ce phénomène et tenir compte de la mobilité de ces terroristes.

Ce mardi, vous organisez une conférence des donateurs à Addis-Abeba. Quelle somme faut-il réunir pour financer l’opération ?

Je dois rappeler qu’il y avait un concept stratégique basé sur le déploiement de 3 300 soldats environ, sauf erreur de ma part. Mais la donne a changé : ces terroristes ont décidé de déclarer la guerre. Sur cette base de 3 300 soldats, il y avait une évaluation de l’ordre de 500 millions de dollars. Mais si nous nous retrouvons à peu près à 6 000 soldats, il faut s’attendre à des besoins d’un peu plus d’un milliard de dollars certainement. C’est le terrain qui va décider.

A l’ouverture de ce 20e sommet panafricain, vous avez exprimé votre profonde reconnaissance au président François Hollande pour l’intervention française au Mali. A la tribune d’un sommet de l’Union africaine, ce n’est pas très courant. Ne craignez-vous pas d’avoir agacé un certain nombre de chefs d’Etat nationalistes ?

Ce n’est pas mon point de vue. Cette question ne suscite pas du tout un débat ou une polémique. Tout le monde a compris que l’intervention de la France s’inscrit dans le cas de la volonté de rétablir les libertés fondamentales et le respect des droits de l’homme. Nous tous, nous avons reconnu qu’il s’agit d’un acte courageux surtout à un moment où en réalité la France avait des otages dans les mains de ces criminels. Donc sur cette base-là d’ailleurs, j’ai dû entreprendre en ma qualité de président en exercice de l’Union africaine, une tournée en Afrique australe, en Afrique de l’Est et en Afrique centrale, dans une dizaine de pays où j’ai pu m’entretenir avec mes chers collègues. Ma surprise a été que pratiquement tous les pays se sont félicités de l’acte posé par la République française.

Y compris l’Afrique du Sud, qui est un pays notoirement hostile à beaucoup de choses que fait la France en Afrique ?

Le président sud-africain Jacob Zuma a même ajouté que c’est la première fois qu’un chef d’Etat de la République française prend soin de les en informer avant cette intervention. Cela a été le point de vue de la plupart de ces chefs d’Etat y compris le président ougandais Yoweri Museveni. J’ai dit que cette intervention a été jugée salutaire par tout un continent. Et la preuve est que de plus en plus de pays proposent de s’associer à ce combat, ce nombre ne cesse de s’accroître.

Si la reconquête du nord du Mali s’accélère, craigndes représailles contre les populations arabes et touarègues ?

Je crois que l’armée malienne est une armée suffisamment responsable et que toute exaction sera absolument sanctionnée.

Il y a un mois, au plus fort de la crise en Centrafrique, vous êtes allé voir le président François Bozizé à Bangui. Il vous a promis de ne pas modifier la Constitution et de quitter le pouvoir en 2016. Est-ce que vous pensez qu’il tiendra sa promesse ?

Je dis bien que le président à ce niveau de responsabilité est un président suffisamment responsable. La preuve : en ma présence, il s’est engagé à rehausser de sa présence ce dialogue politique qui a eu lieu à Libreville. Vous me donnez là l’occasion de remercier mes chers collègues d’Afrique centrale qui ont joué le rôle de leadership et qui ont supervisé ce dialogue. Donc le président Bozizé a rehaussé le dialogue de sa présence et s’est impliqué lui-même pour que le dialogue soit une réussite. Pour ce qui est de la mise en place du gouvernement d’union nationale, il s’y était engagé, lors de mon passage, et il a respecté ses engagements sur ce point. Et mieux, il a accepté de nommer un Premier ministre dans les rangs de l’opposition démocratique.

Dans votre discours ce dimanche, vous avez souligné la confusion totale qui règne à la tête de l’Union africaine. Est-ce qu’il y a trop de présidents ?

Ce que j’ai voulu dire, c’est qu’il faut que l’on mette de l’ordre. J’ai parlé du fond du cœur à partir de ce que j’ai vécu. J’ai estimé que nous sommes en train de nous écarter de la vision exprimée par les pères fondateurs de l’organisation de l’unité africaine, cette vision centrée sur l’unité du continent. Pour obtenir cette unité, il faut absolument respecter les valeurs de la bonne gouvernance au niveau de l’Union africaine de manière à ce que nous puissions mettre en place des structures qui fonctionnent efficacement et que chaque structure ou institution puisse absolument s’en tenir à sa mission et être assurée de ce qu’on lui demande. C’est pourquoi j’ai estimé que sur cette base-là, il serait bon que le continent puisse se doter des institutions qui lui permettent de parler d’une seule voix.

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