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A Bamako, les habitants de Tombouctou impatients de rentrer chez eux

media

En marge des scènes de liesse observées à Tombouctou depuis sa libération par les troupes maliennes et françaises, on se réjouit également à Bamako. Tous les habitants de la cité des 333 saints, qui avaient fui les combats du Nord pour trouver refuge dans la capitale malienne, envisagent à présent de rentrer chez eux.

Arafa est à Bamako depuis neuf mois. La personne qui lui manque le plus, c'est sa mère, à qui il n'a même pas pu parler depuis deux semaines, à cause des coupures de téléphone.

Il a appris la libération de Tombouctou par les médias, explique-t-il : « J'ai vu ça à la télé, et là j'ai eu la certitude. Parce que j'ai vu, ils sont passés devant notre porte, notre propre maison à la télévision ! Et j'ai cherché à voir si je pouvais apercevoir ma maman, mais je n'ai pas pu. Car je sais qu'elle se trouve à l'intérieur, donc ça aussi ça me motive. »

Motivés pour rentrer, les déplacés de Tombouctou le sont tous. Mais un premier problème se pose : la route qui mène de Bamako au nord du pays est toujours coupée par les militaires. Mohamed est déplacé depuis huit mois. Il confie :

« J'espère que dans une semaine, si la route est ouverte, nous allons partir fêter ça. C'est ça qui nous manque maintenant, il faut seulement nous dire que la route est libre et on part ! »

Autre problème : le coût du transport, pour des déplacés qui n'ont souvent pas trouvé de travail à Bamako. « C'est un grand problème, parce qu'il n'y a pas d'argent, relate Mohamed. Quelqu'un qui n'a pas de travail ne pas avoir d'argent, donc il faut vraiment qu'on s'organise pour qu'on puisse rentrer là-bas. »

Le ticket de bus coûte 15 000 francs CFA, précise-t-il. Soit une vingtaine d'euros pour rentrer chez eux. Les déplacés espèrent que le gouvernement mettra des bus à leur disposition. D'ici là, ils patientent en imaginant la joie des retrouvailles.

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