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Shehu Abdulkadir, un général multi-étoilé à l’assaut des jihadistes au Mali

media Le général Shehu Abdulkadir (d) salue les membres de la Cédéao lors d'une réunion à Bamako, le 15 janvier 2013. Photo AFP / Issouf Sanogo

C’est un officier nigérian atypique et madré, le général de division Shehu Abdulkadir, qui dirige la force internationale africaine au Mali. Portrait.

Rien de ce qui est militaire ne lui est étranger. Propulsé, mi-janvier, au poste de commandant en chef de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) par la Cédéao, le général Shehu Abdulkadir appartient à la fois à la police militaire et à l’armée stricto sensu, selon une alchimie propre à son pays, le Nigeria. Omni-tout, à une époque qui sanctifie la spécialisation, l’officier originaire de l’Etat de Kaduna, dans le Nord, en proie à la violence du groupe islamiste Boko Haram, ne manque pas d’expérience ni d’atouts.

Une bonne formation : diplômé de l’académie militaire du Nigeria, en 1979, il a suivi plusieurs stages aux Etats-Unis. Une carrière fulgurante, à équidistance entre les casernes, l’administration territoriale, le monde universitaire et un poste de responsabilité au service des Nations unies, au Liberia. Ce musulman fervent au rire contagieux fut un jeune conseiller appliqué au ministère de l’Intérieur, avant d’atterrir du 17 novembre au 10 décembre 1993, comme administrateur intérimaire de l’Etat du Delta (au sud du Nigeria), en proie, de façon récurrente, à des revendications irrédentistes.

On le retrouve, quelques années plus tard, responsable des Ressources humaines de la Mission des Nations unies au Liberia (Minul), établie par le Conseil de sécurité, le 19 septembre 2003, pour superviser la mise en œuvre d’un accord de cessez-le-feu et le processus de paix dans un pays déchiré par une guerre civile meurtrière.

Un franc-parler surprenant

De retour au Nigeria, l’officier est élevé au rang de général de division, en 2008, avant d’être nommé patron du département « normes et évaluations », à l’état-major des Nigeria Defence Forces, à Victoria Island, un quartier huppé, au sud de Lagos. Il profite de cette position pour donner des conférences. Au cours de l’une de ses interventions publiques, en juillet 2012, il fait sensation, devant un auditoire surpris par un franc-parler inhabituel chez les galonnés, en déclarant urbi et orbi que 70% des 10 millions d’armes illicites circulant en Afrique de l’Ouest provenaient du… Nigeria.

Il est vrai que, dans un pays où, d’ordinaire, la gestion des promotions se négocie, le général Shehu Abdulkadir est partisan du contact direct et n’hésite pas à utiliser un langage bourru, ce qui ne semble nullement entraver sa carrière. A 55 ans, il croule sous les distinctions, décorations et autres palmes académiques, là où d’autres collectionnent les avanies : Forces Service Star, Meritorious Service Star, Distinguished Service Star, Grand Service Star, Pass Staff College, National Institute Member... Le voilà commandant en chef de la Misma, premier officier anglophone porté à la tête d’une mission à dominante francophone dans la région ! Le fait est inédit.

L’Ecomog, la Force d’interposition de la Cédéao, mise en place au début des années 1990 pour le maintien de la paix au Liberia et, plus tard, en Sierra Leone, était dirigée - cela allait de soi - par un officier nigérian. Les troupes provenaient, pour l’essentiel, du Nigeria et du Ghana. Nul n’aurait imaginé, il y a quelques années encore, un haut-gradé anglophone à la tête d’un corps expéditionnaire francophone, qui plus est dans un théâtre d’opération relevant du « pré-carré » français, comme le Mali. De ce point de vue, la nomination du général Shehu Abdulkadir, à l’unanimité des quinze pays membres de la Cédéao, apparaît comme une rupture. Même si l’intéressé, qui manie avec aisance l’anglais et le haoussa, met un point d’honneur à s’exprimer dans un français châtié depuis son arrivée, fin janvier, à Bamako.

Une mission étendue

Son champ d’intervention - au bornage incertain - paraît vaste. De son poste d’observation, il doit veiller à une bonne coordination entre des contingents venus d’horizons différents (Burkina, Bénin, Togo, Niger…), à la discipline dans les rangs, au respect scrupuleux du code de la guerre face à un adversaire qui n’en a cure, et à la protection des populations civiles. Des critères indispensables pour assurer, en bon ordre et avec professionnalisme, le relais avec les troupes françaises qui, selon le président François Hollande, « n’ont pas vocation à rester au Mali ». Il devra également s’assurer, en coordination avec les chefs d’Etat de la Cédéao, du suivi de l’épineux dossier de financement de la Misma, les pays membres de l’organisation régionale éprouvant de sérieuses difficultés à financer sur fonds propres le transport, le déploiement et le maintien de leurs troupes au Mali.

A Bamako, où il a déposé son paquetage, le général Shehu Abdulkadir habite pour le moment à l’hôtel. Après avoir squatté une partie des locaux de l’Ecole de maintien de la paix, située à un jet d’oiseau de la nouvelle ambassade des Etats-Unis, la Misma a ouvert ses bureaux le 29 janvier dans le quartier de Badalabougou, au sud-est de la capitale. Certains soirs, cet amateur de squash et de lawn tennis (tennis de gazon) troque son uniforme vert contre le boubou. L’homme a ses habitudes dans un restaurant hispano-éthiopien du quartier du Fleuve, l’Abyssinia. A en croire un officiel malien qui a partagé avec lui quelques-unes de ses rares soirées libres, ses plats préférés sont la paëlla, l’injara et le firfir, les deux derniers étant des plats éthiopiens. Le même témoin privilégié assure que le général de division plusieurs fois distingué aurait un bon coup de fourchette…

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