Après la prise de Kidal, la France appelle le Mali à dialoguer
L’armée française contrôle désormais l’aéroport de Kidal, troisième et dernière grosse ville du nord du Mali. Le fief des groupes jihadistes était tombé en début de semaine aux mains du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA). Celui-ci avait manifesté sa disponibilité pour épauler l’armée française dans la lutte contre les groupes terroristes al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), et Ansar Dine, qui ont déserté la ville. Mercredi 30 janvier, la France appelle les autorités maliennes à entamer des pourparlers avec les groupes armés «non terroristes».
L'aéroport de Kidal est désormais sous contrôle des soldats français. Comme à Gao et Tombouctou, il n'y a pas eu de combat. L’armée française attend maintenant la fin d’une tempête de sable pour reprendre la dernière grande ville du Nord.
« Nous avons pris, dans la nuit de mardi, l’aéroport de Kidal. Mais l’armée française y est restée bloquée par une tempête de sable », a annoncé ce mercredi le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.
C’est donc une nouvelle étape qui s’apprête à être franchie dans cette crise malienne, puisque Paris souhaiterait que Bamako engage rapidement des « discussions » avec les « groupes armés non terroristes reconnaissant l’intégrité du Mali », selon les déclarations du porte-parole du ministère français des Affaires étrangères Philippe Lalliot.
L'appui, ou du moins la neutralité du MNLA, est recherchée. Car une autre lutte va commencer, celle qui consiste à aller chasser les derniers groupes terroristes désormais réfugiés dans les zones difficiles d'accès.
Dioncounda Traoré, président malien par intérim, est l'invité de Christophe Boisbouvier, ce jeudi 31 janvier sur RFI. Dans cet entretien, il se prononce sur les négociations à venir. Selon lui, pas question de négocier ni avec Ansar Dine, qui s’est « disqualifié », ni avec le MIA (Mouvement islamique de l’Azawad), car les membres de ce groupe sont des gens d’Ansar Dine qui portent un « masque » pour « échapper à leurs responsabilités », explique-t-il. Reste donc le MNLA.
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Les autorités françaises ménagent les rebelles du MNLA
Se dirige-t-on vers une collaboration entre l'armée française et le MNLA pour lutter contre les jihadistes ? Les autorités françaises ménagent en tout cas ces rebelles-là.
Sur le plan politique, Paris suggère en effet à Bamako de dialoguer avec les groupes armés « non terroristes ». En clair : le MNLA et le MIA - les membres de ce dernier étant effectivement des dissidents d’Ansar Dine. Quant au plan militaire, les soldats français sont arrivés à Kidal en emmenant seulement quelques éléments de l'armée malienne, respectant ainsi la volonté du MNLA, qui ne veut pas voir les soldats de Bamako dans son fief à cette étape de la crise.
Autant de prévenance s'explique par la situation sur le terrain. L'opération Serval est entrée dans une nouvelle phase. Après la reconquête du nord du Mali, l'armée française va entamer une opération contre les groupes terroristes, et en particulier Aqmi. Cette nouvelle guerre s'annonce à la fois plus longue et plus complexe, puisqu'il faut débusquer ces groupes, pour l'heure réfugiés dans le massif des Ifoghas ou peut-être même dans le long couloir du Nord, qui part vers Aguelhok et Taoudenni. Dans cette zone, les hommes du MNLA - qui disposent d'un bon réseau de renseignement - seraient des auxiliaires précieux.
Paris veut éradiquer la menace terroriste du Sahel. Et ce n'est sans doute pas un hasard si les premiers contingents de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) arrivés à Kidal sont les soldats tchadiens du général Méïri. En 2004, celui-ci avait combattu le chef islamiste Abdelrazzack el-Para aux confins du Tchad et du Niger.
« Le plus dur va commencer »
Sur le plan militaire, la seconde phase qui va commencer – celle qui consiste à aller chasser les derniers groupes terroristes qui se sont éparpillés dans un territoire très difficile à contrôler – sera sans doute la plus complexe. Certes, l'armée française est entrée dans les trois grandes villes du nord du Mali. Mais la sécurisation de la zone saharienne est encore loin. Les combattants se sont repliés et dispersés, notamment dans le massif des Ifoghas, au nord de Kidal.
Joint par RFI, le général de brigade aérienne Jean-Vincent Brisset, directeur de recherche à l'IRIS, estime que cette seconde phase militaire sera longue, voire très longue. Il fait la comparaison avec la bataille dans les grottes de Tora Bora, en Afghanistan, pour débusquer Oussama Ben Laden en 2001. Le chef du réseau al-Qaïda aura réussi à rester caché pendant 10 ans.
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(11) Réactions
Que pouvons-nous donner
Que pouvons-nous donner encore a la rebellion Touaregue qu'elle n'a deja pas obtenu par le passe? Il reste seulement la terre a leur donner. Alors, si c'est ce que les les partisans du dialogue veulent, alors qu'ils ne parlent plus d'integrite du territoire Malien. le MNLA ne represente pas ls Touaregues encore moins les autres composantes ethniques du Nord-Mali, alors pourquoi ne pas discuter avec tous au lieu du MNLA seulement? Sinon les autres aussi pourront prendre les armes et nous entrerons dans un cycle infernal qui detruira le Mali a coup sur.
Attention à faire trop
Attention à faire trop confiance au MNLA car c'est toujours les mêmes ou presque qui ont animé les différentes rebellions du nord Mali depuis près de vingt ans.
je dis au Français qu'ils
Je dis au Français qu'ils sont les sauveurs du Mali,
je dis aussi au Français de faire extrêmement attention aux actes qu'ils font, le peuple malien n'a pas besoin actuellement de dialoguer avec ces bandits armés, ns volons d'abord reconquérir notre terre (Kidal) avant de parler de dialoque
Mon cher Maliba m'inquiete
Mon cher Maliba m'inquiete beaucoup! Pourquoi la France est entrain de faire de double jeux, les maliens n'arrivent plus a comprendre l'attitude Français envers les rebelles Touaregs. Nous avons applaudis à l'intervention Française mais leur comportement de maintenant va changer l'attitude des Maliens parce que notre patience a des limites. Le MNLA a été toujours comme ça, donc attention sinon............
EN CHOISISSANT L'AUTONOMIE DE
EN CHOISISSANT L'AUTONOMIE DE L'AZAWAD LE MLNA A REMIS EN CAUSE L’INTÉGRITÉ DU MALI. PACTISANT ET CHASSER PAR LES ISLAMISTES ET A LA FAVEUR DE L'INTERVENTION FRANÇAISE ILS REVIENNENT A KIDAL ET SOUHAITE NE PAS VOIR L’ARMÉE MALIENNE DONC L MLNA RESTE SUR SA POSITION DE DÉPART. ALORS POUR L’INTÉGRITÉ DU MALI NE DEVRIONS NOUS PAS DÉGUERPIR DANS L'ENSEMBLE TOUTES CES BANDES ARMEES QUE CE SOIT MLNA ANSARDINE ET AUTRE ENFIN QUE LES MALIENS RECOUVRENT LEUR PAIX? LE CAIMANS DEMEURE TJR CAIMANS QUELQU'EN SOIT SA BONNE FOI.
La France doit faire beaucoup
La France doit faire beaucoup attention. Les troupes françaises venaient en appui aux forces maliennes pourquoi décide t-elle d'aller à Kidal sans les nôtres?
Tous les maliens ont salués la France et si elle ne fait pas attention elle risque de partir du Mali avec le plus grand regret, car les maliens ne parlent que de cette situation donc à la moindre erreur de sa part elle sera méprisée par ces mêmes peuples qui disaient "VIVE LA FRANCE et MERCI". Donc M. le président faites attention à cette gestion de KIDAL.....
Erreurs qu'il faut
Erreurs qu'il faut évier
1-Faire extrêmement attention aux MNLA,
2-Saisir tous l'armement de MNLA
3-Détruire leur base militaire
4- les points 2 et 3 sont nécessaire avant toute négociation
5- Négociation doit se faire sur la terre malienne à Bamako et non ailleurs et avec seulement le MNLA
6-Changer le négociateur Burkinabè, nous allons nous tromper pour dire que il connait déjà le dossier, c'est faux tout est à recommencer les données ne sont plus les mêmes
7- je propose la diplomatie du Togo, vous direz qu'elle n'a pas d'expérience et c'est justement pour cela que le travail serait bien fait.
On comprend aujourd'hui la
On comprend aujourd'hui la position de la France face à la guerre au Mali. La France pactise avec le diable après la prise de Kidal pour plusieurs raisons. Elle s'inquiète du sort de ses hotages retenus par AQMI, compte sur le MNLA pour le renseignement sur les lieux où se cachent les islamistes, sauvegarde ses intérêts économiques notamment l'exploitation de l'uranium juste à côté au Niger et bien d'autres raisons encore.
Le MNLA lui même a permis que les jihadistes sèment la terreurs dans les villes occupées en mutilant de nombreuses personnes. Ce fameux MNLA pronne la partition du Mali.
Le MNLA devrait mériter mériter le même sort, c'est-à-dire neutraliser ses dirigeants actuelles qui pronnent la Charia et ont eux mêmes participer aux mutilations.
Je demande à la France d'être
Je demande à la France d'être très prudente dans cette nouvelle mésavanture avec le MNLA. Ce sont des gens qui disent que c'est bleu le matin et le soir ils trouveront que c'est noir. Ils ne sont pas crédibles. Ma plus grande peur est que les autorités françaises sont en train d'exposer la vie de leurs soldats en danger. Ces gens du MNLA sont de gros menteurs. Ils ne pourront pas aider cette armée parce qu'ils n'ont aucune information sur l'ennemi qui les a abandonné depuis très longtemps. C'est cela aussi le défaut de l'Occident, la naîveté. Tellement que vous pennsez que vous connaissez tout, finalement vous vous mettez dans les problèmes. Faites très attention avec le MNLA. Ils n'ont jamais été crédibles. Ils ont menti à M. Sarkozy et voilà où nous sommes aujourd'hui.
pour moi, tous ces mouvements
pour moi, tous ces mouvements sont de fauteurs troubles et ils sont changeant souvenez vous de la dernière attaque avant l'entrée des français en danse .Ce qu'il faut peut etre faire c'est d'éviter que l'armée malienne puisse s'en prendre aux pauvres citoyens du nord qui n'ont rien avoir avec les islamistes aux motivations bancales .