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Tiébilé Dramé: «Le Mali doit se préparer à une longue période d'instabilité»

media

Ancien ministre des Affaires étrangères du Mali et ex-envoyé spécial des Nations unies à Madagascar, Tiébilé Dramé est certainement l’une des rares personnalités de l’establishment bamakois à avoir l’oreille des notables touaregs. Il lève un coin de voile sur l’agenda politique, une fois la guerre terminée.

RFI : Coup sur coup, les villes de Gao, Tombouctou, Ansongo et Kidal sont tombées aux mains de la coalition franco-africaine. L’occupation du nord du Mali par des bandes jihadistes est-elle du passé ?

Tiébilé Dramé : Malheureusement, non. Il n'y a pratiquement pas eu de combats. Les jihadistes se sont enfuis, sans doute pour préserver leur potentiel de guerre. De toute évidence, ils se sont repliés dans des sanctuaires plus au Nord, dans les chaînes montagneuses de l'Adrar, en attendant des jours meilleurs pour eux. Nous devons donc nous préparer à faire face à une longue période d'instabilité, avec des formes de guérilla et autres actes d’agression.

Que faire pour consolider ces victoires et empêcher que les jihadistes ne développent dans la région une guérilla ou ne repartent à l’assaut des grandes villes, une fois les troupes étrangères parties ?

Il faut profiter du répit pour reconstruire au plus vite notre outil de défense et de sécurité en l'adaptant à la nouvelle donne. Il faut aussi entamer rapidement un processus politique impliquant toutes les communautés du Nord à travers leurs représentants dûment mandatés et les collectivités locales qui doivent avoir un rôle à jouer dans le retour et la consolidation de la sécurité.

Que pensez-vous du cas particulier de Kidal ? La ville semble avoir été reprise par le MNLA et un mouvement dissident d’Ansar Dine, sans que l’on puisse dire de façon certaine qu’ils aient agi séparément ou de concert…

Manifestement, les groupes qui ont mis le Mali dans la situation actuelle cherchent, à défaut de l’ensemble du Nord, à exercer leur contrôle, au moins, sur la région de Kidal. S'ils veulent revenir dans la République, comme certains le clament, ils y seront les bienvenus, mais ils devraient savoir que la République a des lois, dont la première est la Constitution.

Si leur projet est de placer une partie du Mali en dehors de la République et de ses lois, afin d'en faire une zone grise où l'autorité de l'Etat malien ne s'exercera pas, ils se trompent lourdement. Le Mali ne l'acceptera pas ! L'Afrique ne l'acceptera pas ! Le reste du monde ne peut l'accepter. Tout un chacun doit tirer des enseignements de la tragédie des douze derniers mois.

Que dire des appréhensions de certains Touaregs et arabes maliens devant l’avancée triomphale des troupes maliennes soutenues par les soldats français et africains ? On signale des représailles…

Il faut prendre très au sérieux ces appréhensions, tout comme les risques et les actes de stigmatisation, d'amalgames sur la base de l'appartenance ethnique. Et il faut condamner avec la dernière fermeté les représailles qui visent nos compatriotes arabes et touaregs.
Ces actes doivent cesser immédiatement parce qu'ils renferment les germes de la rancœur et de la haine qui pourraient compromettre la réconciliation nationale, sans laquelle les efforts pour la reconstruction et la restauration d'une paix durable seraient vains.

Une fois la victoire militaire sur le terrain acquise, comment remettre le Mali sur les rails et renouer avec le débat démocratique ?

La rébellion du MNLA, l'effondrement de l'armée, le coup d'Etat du 22 mars 2012, l'effondrement de l'Etat, la partition et l'occupation des trois quart du territoire ont mis littéralement le Mali à terre. Nous devons en tirer des leçons pour refonder l'Etat et la démocratie.

Certains évoquent la tenue d’une conférence nationale comme issue possible à la crise. N’est-ce pas, d’une certaine manière, une reculade, le Mali ayant déjà organisé un forum du même type en 1991, peu après la chute du général Moussa Traoré ?

Il ne s’agit nullement d’un retour en arrière. Nous devons ensemble discuter de ce qui nous a entraînés dans le précipice et de ce qu'il faut faire pour, à la fois, vivre ensemble de manière plus harmonieuse et construire des institutions solides, un système judiciaire plus impartial et solide, afin de garantir la sécurité de tous et de chacun. L’idée d’une conférence nationale n’est donc pas saugrenue.

Peut-on valablement organiser un scrutin présidentiel dans un pays qui émerge à peine d’une crise militaro-politique et d’une guerre ?

Une fois le territoire libéré, la sécurité restaurée, il faut aller au plus vite aux élections. Bien entendu, elles doivent être organisées dans la transparence afin que les autorités élues aient toute la légitimité requise pour s'attaquer aux énormes défis du Mali post-crise.

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