Algérie: Abdelaziz Belkhadem destitué de son poste de secrétaire général du FLN


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Le secrétaire général du Front de libération national (FLN), Abdelaziz Belkhadem, a été démis de ses fonctions ce jeudi après-midi à Alger. Il était à la tête du parti historique algérien depuis neuf ans. Mais depuis un an, il était la cible de nombreuses critiques au sein de son propre camp, qui l'accusaient notamment de favoritisme et de fraudes.

Le résultat du vote a été serré. Avec 156 voix contre et 160 pour, le comité central du FLN - les cadres du parti - a décidé ce jeudi de retirer sa confiance à son secrétaire général, Abdelaziz Belkhadem. Il quitte donc son poste après neuf années à la tête du FLN. Contesté depuis plus d’un an, il se voyait reprocher par ses opposants de se servir du parti pour ses ambitions personnelles. Abdelaziz Belkhadem était effectivement un candidat probable à l’élection présidentielle de 2014. Ses chances semblent aujourd'hui sérieusement compromises.

La contestation est ancienne. Plusieurs courants traversent le parti historique algérien. On reprochait à l’ancien chef de s'être rapproché de l’idéologie islamiste. Les critiques ont pris de l’ampleur au moment des élections législatives, avec des accusations de favoritisme et de fraude dans la création des listes électorales. Le fait que le FLN ait obtenu la majorité des sièges au Parlement n’a rien changé. Les redresseurs, comme ils se sont appelés, ont multiplié les votes de défiance contre Abdelaziz Belkhadem. Ce dernier a résisté, ignorant les critiques et refusant de convoquer un conseil extraordinaire. Reculer l’échéance n’aura finalement servi à rien.

Les leaders historiques écartés

Mais ce départ forcé confirme qu’une course à la présidentielle se prépare. Depuis quelques mois, plusieurs dirigeants politiques ont quitté leur poste, ou ont été forcés de partir. Cela a notamment été le cas au Front des forces socialistes, puis au Rassemblement national démocratique. Il semble maintenant que le leader du parti islamiste, Bougerra Soltani, soit lui aussi sur le départ.

Pour la presse algérienne, les acteurs politiques des années 90 sont écartés pour préparer un terrain neuf, et surtout pour donner l’impression d’un vrai combat politique pour 2014. Mais la grande inconnue en ce début 2013 reste la participation ou non d'Abdelaziz Bouteflika à la campagne. Le président algérien n’a pas dit s’il souhaitait briguer un quatrième mandat. Une éventualité pour laquelle il faudrait modifier la Constitution.

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