Pourquoi l’Afrique du Sud est réservée sur l’intervention française au Mali
Officiellement, l’Afrique du Sud approuve l’intervention militaire française au Mali. Mais en coulisses, le point de vue reste plutôt critique sur ce qui est perçu comme une nouvelle ingérence d’une ancienne puissance coloniale dans des affaires qui devraient rester africaines.
L'Afrique du Sud a mis de l’argent sur la table, le 29 janvier, lors de la conférence des donateurs sur le Mali à Addis-Abeba : 17,2 millions d’euros pour une aide humanitaire et le renforcement de la police malienne. Une manière de rappeler que « l'Afrique aide l'Afrique », comme l’a affirmé en termes diplomatiques la ministre de la Défense, Nosiziwe Mapisa-Nqakula.
En Afrique du Sud, on soupçonne toujours Paris de vouloir garder la mainmise sur une zone décrite comme la « French Africa ». L’accueil chaleureux réservé à l’armée française par les Maliens est passé inaperçu. A Pretoria, on assiste à une intervention française de plus, en contradiction avec les déclarations de François Hollande à Dakar sur la fin de la « Françafrique ».
« Trois mois exactement après sa grande annonce, les bottes françaises foulent une fois de plus la terre africaine, avec des généraux et des politiciens français aux commandes », note ainsi le journaliste sud-africain Simon Allison, spécialiste de politique africaine.
L'Afrique du Sud revendique un leadership continental
Les diplomates sud-africains partagent ce regard critique, même si leur gouvernement soutient l’intervention française. Il « n’y avait pas d’alternative », a ainsi expliqué le président Jacob Zuma à RFI.
Il n’empêche : le 20e sommet de l’UA, qui s’est achevé le 28 janvier, avait bien pour thème le « panafricanisme et la renaissance africaine ». Deux idéaux chers à l’Afrique du Sud, qui voudrait que les problèmes africains soient réglés par des Africains.
Voilà pourquoi Pretoria a dépêché une force de 400 hommes en Centrafrique, début janvier, de manière unilatérale, pour protéger des rebelles, avec une force d’Afrique centrale et quelque 600 soldats français, le palais présidentiel occupé par François Bozizé.
Pretoria revendique par ailleurs son statut de leader continental, qu’il se dispute avec le Nigeria. Pays membre du mouvement des non-alignés, l’Afrique du Sud a obtenu en octobre 2010 un siège de membre non permanent au Conseil de sécurité des Nations unies.
Le pays participe à hauteur de 1 073 militaires et policiers à la Mission des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco). Il a bataillé pour imposer en 2012 Nkosazana Dlamini-Zuma à la présidence de la Commission de l’UA. Cette dernière a cependant avoué, non sans une certaine gêne, que l’UA a été prise de court lorsque les islamistes ont avancé début janvier au Mali vers la ville de Konna.
Des positions critiques sur la Libye et la Côte d’Ivoire
L’Afrique du Sud a-t-elle les moyens de ses ambitions ? L’UA sous sa présidence avait été très critique au sujet de l’intervention de l’Otan en Libye. Jacob Zuma avait cependant été mis à l’écart, alors qu’il tentait une médiation avec Mouammar Kadhafi.
Lors de la crise post-électorale en Côte d’Ivoire, il avait d’abord manifesté sa sympathie avec Laurent Gbagbo, étant l’un des rares, avec l’Angola, à n’avoir pas reconnu Alassane Ouattara comme président élu.
Zuma avait revu sa position, après une visite à Paris, début mars 2011, pendant laquelle il avait discuté de programmes nucléaires civils avec Nicolas Sarkozy. Il avait ensuite plaidé pour une solution négociée à Abidjan, pour finalement se rallier au soutien de l’UA à Alassane Ouattara. Son prédécesseur, Thabo Mbeki, avait fermement critiqué l’intervention française.
Pour une fois, Zuma a été consulté par la France
Aujourd’hui, des observateurs en Afrique du Sud notent que le rôle de la France au Mali est « très différent » de celui qu’elle a pu jouer en Côte d’Ivoire.
C’est ce qu’affirme Siphamandla Zondi, un chercheur de l’Institute for Global Dialogue (IGD) cité par l’hebdomadaire sud-africain The Mail & Guardian. Cette fois, souligne-t-il, la France a agi à la demande du gouvernement malien. Et surtout, Jacob Zuma a été consulté, François Hollande ayant pris la peine de lui téléphoner.
Des responsables sud-africains n’en ont pas moins remis en question, dans les coulisses, la rapidité de l’intervention française, lancée deux jours seulement après la demande des autorités maliennes. « Comme si la France avait prévu d’intervenir dès le départ », note The Mail & Guardian.

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(9) Réactions
Franchement , çà commence à
Franchement , çà commence à déborder le vase ! Si l'Afrique du sud passe son temps à critiquer la France , pourquoi n'allait-elle pas défendre le Mali et pourfendre les islamistes à la place de la France ! La critique est toujours facile ! Il faudrait ce pays assume ses responsabilités et agisse en conformité avec ses paroles ! Puisqu'il revendique le leadership du continent africain , elle n'a qu'à faire le Gendarme en Afrique . çà nous soulagera surtout que la crise économique frappe notre pays . 70 millions d'euros pour 1 mois d'intervention militaire alors que nos usines Peugeot , Renault , Pétrolus etc...dégraissent ou ferment . Personnellement , j'en ai marre des critiques de ce pays , l'Afrique du sud.
Ne jamais perdre de vue la
Ne jamais perdre de vue la croissance, le chiffre d'affaires, l'Ebitda et l'Ebit dans le monde d'aujourd'hui des affaires. Cette guerre n'est pas innocente géostratégiquement parlant. L'Europe peine financièrement et budgétairement (grèce, espagne, italie, etc.) avec l'intégration des pays de l'Est dans l'UE. Et l'arrière garde pour la relance des affaires se trouve en afrique, en partie. La sécurisation de fait des affaires s'impose dans toutes ses lettres. Par conséquent, une nouvelle page de la redécoupe de l'afrique a commencé. après le soudan du sud, à qui le tour !!!! Et la Turquie ???? Mais j'invite les africains à se lever comme un seul homme pour dire NON. pour le Mali, si les stratéges de la commission des politiques stratégiques et militaires de l'UE s'aventurent à le faire se désintégrer, ce ne sera bon pour personne. La stratégie de l'Afrique sans l'avis des Africains se fera ipso facto contre ces derniers et au finish contre tous. bonjour les dégâts si la France s'aventure sur ce terrain où veulent les faires venir les américains.
laissez nous avec vos
laissez nous avec vos problèmes de post colonialisme et agissons comme des gens descends et humanistes et non des avides de la politique et égoïstes. sans cette intervention française qu'allait devenir le Mali aujourd'hui et mieux même ces gens qui souffraient, ces bébés de 8 ans que ces démons violaient devant leurs parents.franchement foutez nous la paix. les bottes françaises peuvent foulées la terre malienne autant qu'elles le veulent. même si on revenait sur la colonisation on accepterait que la France nous colonise car au moins elle est venue nous faire sortir de l'humiliation. Vive la France le Sauveur du Mali.
Réaction
Qu'est ce qu'ils veulent les sud africains que le Mali soit entièrement conquis peut etre le nord vivait un calvaire et le moment est mal choisi pour le nationalisme africain la France a été pragmatique et les populations en sont soulagées
je vous confirme qu'il n'y en
je vous confirme qu'il n'y en a point même les USA n'en était pas capable car la sécurité au Mali n'était la priorité d'aucun de ces pays.
la Sud Afrique ne pense qu'à ses exploitations minières au Mali il faut que le Mali revoit tout ça après car note existance étant ménacée il faut changer de politique avec l'ensemble des pays africains et renforcer nos relations avec les pays amis qui défendent nos intérêts nous n'hésiterons à défendre les leurs
L'erreur de l'Afrique du Sud,
L'erreur de l'Afrique du Sud, c'est vouloir jouer un neutralite imbibee des renseignements erronee, baignee dans la sauce de vouloir etre modele de la democratie et tolerance en Afrique! Ainsi avec cette molesse,Mugabe a eu les mains libres pour son Zimbabwe, et la reaction vient trop tard quand il commence a toucher aux interets Sud africains! la formule 1+4 en Rdc qui a laisse des impenitents sur l'appetit du pouvoir dans des politicailleurs et voici que M23 de la Rdc- Mouvement negatif aus direde l'Onu, commence a avoir l'audience dans les couloirs de l'ANC, au d'une nouvelle pensee pour ne pas paraitre une colonie! la dame Zuma commence maitenat a se leurrer a vouloir diriger l'UA au modus operandi des congres de l'Anc!Chapeau a l'agilite Francaise,qu'au fignolage a la Bafana bafana!
Que l'Afrique du Sud, protège
Que l'Afrique du Sud, protège aussi sa population des multinationales anglo-saxonnes et leur mépris de la population sud africaine.
L'ingérence post coloniale est là, plus que partout ailleurs.
C'est toujours bien de se
C'est toujours bien de se poser des questions sur quelques choses qu'on ne comprend pas. Mais entre nous sans l'intervention Française où allons nous se trouver ? Y a t - il un pays africain qui pouvait faire comme la France ce jour là ? Moi j'attends vos reponses
J'appuie l'intervention
J'appuie l'intervention Française au Mali. C'est içi que l'Union Africaine fait preuve de ses limitations. Cette union n'a ni la force ni la finance nécessaire pour soutenir des interventions rapides. La situation en RDC, par example, traine en longueur! Le Mali a été attaqué par un groupe terroriste, il ne faut pas à tout moment privilégier les négociations; La force est parfois nécessaire. Dans le cas du Mali, et de la RDC d'ailleurs, la force est nécessaire.
Je salue l'action rapide de la France. Peut-être que les pays forts de la planète peuvent commencer à vendre leur service de sécurité aux africains. La RDC, par example, un pays quatre fois la taille de la France mais avec un budget de seulement 7 milliards par an aurait bien besoin de ce genre de services. Contrats miniers contre securisation et entrainnement des militaires. Un pays ne pourait se déveloper s’il est incapable d’assurer la sécurité des biens et des personnes pour les investissements de long terme.