Mali - 
Article publié le : samedi 02 février 2013 à 18:38 - Dernière modification le : samedi 02 février 2013 à 23:27

François Hollande à Bamako: «Il n'y a aucun risque d'enlisement au Mali»

Bain de foule de François Hollande à Tombouctou, le 2 février 2013
Bain de foule de François Hollande à Tombouctou, le 2 février 2013
REUTERS/Benoit Tessier

Par RFI

Après une visite dans les villes de Sévaré et de Tombouctou, François Hollande achève son séjour au Mali par un passage dans la capitale, Bamako, où il s'est s'entretenu avec le président par intérim Dioncounda Traoré, et où il a prononcé un discours sur la place de l'Indépendance. « Je viens de vivre la journée la plus importante de ma vie politique », a-t-il affirmé lors de cette allocution. « Il n'y aucun risque d'enlisement au Mali », avait-t-il déclaré auparavant lors d'une conférence de presse, ajoutant que les troupes françaises étaient désormais « tout près des otages ».

Mahamadou Issoufou sur RFI
Dimanche 3 février, le président nigérien est sur RFI - interview diffusée à 13h10 et 17h10 (TU)
photo : Laura-Angela Bagnetto

« Je viens de vivre la journée la plus importante de ma vie politique », c'est par ces mots que le président Hollande a commenté son séjour au Mali, au cours d'une allocution place de l'Indépendance, à Bamako.

Lors de son discours, il a réaffirmé que la France restera « le temps qu'il faudra » au Mali, précisant que « le terrorisme a été repoussé, chassé (mais) pas encore vaincu ».

Dioncounda Traoré
 

Président par intérim du Mali, revient sur la libération des villes du nord du Mali...

02/02/2013
 
 
... et remercie
 

son homologue français François Hollande

02/02/2013
 
 

A la même tribune, quelques temps auparavant, le président malien par intérim Dioncounda Traoré remerciait chaleureusement François Hollande : « Vous êtes chez vous, monsieur le président », a-t-il ainsi lancé à son homologue. Mais Dioncounda Traoré s'est également adressé directement aux Maliens, pour leur demander de mettre de côté toute rancoeur. Il n'y aura pas de « représailles », a-t-il ainsi promis

Dans une conférence de presse avant son allocution, le président français avait par ailleurs assuré qu'il « n'y a aucun risque d'enlisement » des troupes françaises au Mali, trois semaines après le début de leur intervention dans ce pays pour repousser des groupes islamistes armés : « Il n'y a aucun risque d'enlisement parce que nous avons le soutien de la population, parce que les Africains sont là, parce que les Européens sont présents, parce que nous avons une communauté internationale qui est à l'unisson ».

Il a par ailleurs ajouté que les troupes françaises étaient désormais « tout près » des otages français. « Nous sommes présents, nous sommes tout près, à partir de là, les ravisseurs doivent comprendre que le moment est venu de libérer les otages. »

François Hollande

Président de la République française

La France restera avec vous, le temps qu’il faudra […] jusqu’au bout, jusqu’au Nord-Mali

 

02/02/2013 par RFI

Une journée présidentielle au Mali

Après une visite éclair à Sévaré, où a il atterri ce samedi 2 février dans la matinée, le président François Hollande s'est rendu à Tombouctou dans le nord du pays, où il a pris un bain de foule. Six jours après la libération de la ville par les troupes franco-maliennes, les habitants de la ville aux 333 saints lui ont en effet réservé un accueil chaleureux.

François Hollande en visite à la grande mosquée de Tombouctou
 
02/02/2013
 
 

Lors de la visite de deux mausolées détruits par les groupes islamistes armés, François Hollande a dénoncé la « barbarie » de ces derniers et leur « volonté d'anéantir ». Dioncounda Traoré, également présent, a remercié les soldats pour leur « efficacité » et leur « professionnalisme ».

En début d'après-midi, les deux chefs d'Etat et leurs délégations (François Hollande était notamment accompagné des ministres de la Défense et des Affaires étrangères, Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian) sont rentrés à Bamako.
 

Le maire de Gao invite les membres des minorités arabe et touarègue à rentrer
Sécurisation à Gao
 
02/02/2013
par Serge Daniel
 
 

Le maire de Gao, la grande ville du nord du Mali, a appelé vendredi à « rentrer sans aucune crainte », les membres des minorités arabe et touarègue ayant fui par peur de représailles après le départ des jihadistes, et a garanti leur « sécurité ». « Aux Touareg et Arabes, les portes de Gao leur sont grandement ouvertes. Ils peuvent rentrer sans aucune crainte, la sécurité est là, il n'y a aucune inquiétude pour eux », a déclaré à l'AFP le maire Sadou Har


tags: Dioncounda Traoré - France - François Hollande - Mali
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Le risque dans cette histoire

Le risque dans cette histoire c'est que la partie de l'armée qui combat au côté des français elle celle des bérets verts fidèles au Capitaine putschiste Sanogo.
Les bérets rouges du Mali sont exclus des combats par les hommes de Sanogo. Il faut donc craindre que la France fasse le lit pour Sanogo qui trouble la vie politique au Mali.
Au Mali, les généraux de l'armée sont aux ordres de Sanogo qui gère tout l'arsenal militaire du Mali au camp Kati.

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