Mali: les militaires de l'opération Serval avancent en terrain miné

Des membres de l'armée française au Mali le 15 janvier 2013.
© REUTERS/Joe Penney

Deux civils ont été tués et sept autres blessés samedi 2 février quand leur véhicule a sauté sur une mine sur l'axe Gao-Kidal. Quelques jours auparavant, au moins deux soldats maliens avaient été tués dans l'explosion d'une mine au passage de leur véhicule, entre les villes de Douentza et Hombori. Les militaires français ont fait part à plusieurs reprises de leur vigilance à l'égard d'éventuelles mines ou bombes artisanales, que les islamistes auraient pu dissimuler avant de prendre la fuite.

Les tristement célèbres IED (engins explosifs improvisés), ces bombes « artisanales » fabriquées à partir d'obus ou d'autres munitions, sont déclenchées à distances. Elles ont été abondamment utilisées en Irak et en Afghanistan. Sur ces théâtres d'opérations, leur usage a entraîné plus de 60% des pertes (morts et blessés) dans les rangs des forces occidentales.

Les militaires de l'opération Serval sont préparés à ce risque, comme l'explique Pascal Le Pautremat, spécialiste des questions de défense, des crises et des conflits.

Nous ne sommes pas à l'abri de la mise en place d'un engin explosif improvisé
Pascal Le Pautremat
11-10-2013 - Par Zéphyrin Kouadio