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Otages français au Mali: le Mujao ouvert aux négociations

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En visite au Mali ce samedi 2 février, François Hollande a brièvement évoqué la question des otages. Le président a adopté un ton ferme vis-à-vis des ravisseurs. Le Mujao a par ailleurs demandé une nouvelle fois l'ouverture de négociations sur la libération de l'otage français enlevé en novembre dernier à l'ouest du Mali.

« Les ravisseurs doivent comprendre que le moment est venu de libérer les otages », a déclaré François Hollande lors de sa visite au Mali, ce samedi 2 février. Précisant que les forces françaises étaient désormais « tout près » d'eux, le président français a ajouté que les ravisseurs « peuvent maintenant faire l'acte qui est attendu d'eux, sans négociation ».

Or, pour la deuxième fois en moins de deux semaines, le Mujao, le mouvement jihadiste qui contrôlait la région de Gao, dans le nord du Mali, s'est déclaré prêt à engager des négociations pour la libération de l'otage français enlevé fin novembre dans l'ouest du Mali. Walid Abou Sarhaoui, porte-parole du Mujao, invite même la presse à le rejoindre.

Traditionnellement, les jihadistes retiennent les otages européens dans au moins deux régions du nord du Mali. Dans la région de Tombouctou d'abord. Il y a quelques années, c'est là que les forces franco-mauritaniennes avaient tenté, sans succès, de libérer un humanitaire français. Dans la région de Kidal, située au nord-est, aussi. Celle-ci compte 150 000 km2 de massifs rocheux et montagneux.

Selon un homme connu pour jouer les médiateurs dans la libération d'otages européens, au moins une partie des otages français se trouverait dans ces montagnes. Tactiquement, les ravisseurs évitent en effet de mettre les otages au même endroit, afin d'éviter une opération militaire surprise qui pourrait déboucher sur une libération militaire de tous.

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