En visite au Mali, François Hollande a fait l'unanimité
Comme prévu, François Hollande a reçu un accueil triomphal lors de sa visite au Mali, trois semaines après le début de l'intervention militaire française. À Tombouctou comme à Bamako, le président français a été ovationné et qualifié de libérateur. Le chef de l'Etat a précisé que la France n'avait pas vocation à rester dans le pays et qu'elle se replierait dès que la force africaine Misma pourrait prendre le relais.
Pour reprendre la boutade d'un journaliste de Bamako, « aux prochaines élections maliennes, François Hollande risque de passer au premier tour ». Rarement un président français aura reçu un accueil aussi triomphal en Afrique, et en particulier au Mali.
Reçu en libérateur, François Hollande a su trouver les mots justes. Promettant que la France terminera sa mission même si elle n'a pas vocation à rester au Mali. À l'unisson de son hôte, Dioncounda Traoré, il a appelé les troupes à rester exemplaires et les populations à surmonter les pulsions vengeresses.
L'anti-discours de Dakar
Au passage, François Hollande s'est taillé un franc succès en liquidant le contentieux historique. « Lorsque la France était attaquée, qui est venu ? », a-t-il interrogé, avant de répondre sous les hourras que c'était l'Afrique, c'était le Mali. En remerciant l'Afrique et le Mali, les propos du président français résonnent déjà comme l'anti-discours de Dakar prononcé par Nicolas Sarkozy.
Et si le François Hollande a eu un soupçon de paternalisme en demandant aux Maliens d'organiser de belles élections en juillet prochain, il s'est abstenu de commentaire trop appuyé sur la politique intérieure et le dialogue national.
De même, aucun des deux présidents n'a évoqué la question de Kidal, où la présence de l'armée française et l'absence des soldats maliens provoque toujours des interrogations à Bamako. Mais samedi, l'heure n'était pas aux questions qui fâchent. François Hollande a célébré comme il l'a dit la nouvelle indépendance du Mali. Une formule osée, mais manifestement dénuée d'ironie.
Les politiques applaudissent aussi
Dans son ensemble, la classe politique malienne a également salué la visite de François Hollande et a réagi favorablement au discours prononcé par le président français.
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Un avis partagé par Younouss Hamèye Dicko, de la Coordination des organisations patriotiques au Mali (Copam, pro-junte), bien qu'il ne soit pas un farouche défenseur des interventions françaises en Afrique.
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(3) Réactions
Hollande a réparé les effets
Hollande a réparé les effets collatéraux des décisions de Sarkozy.
Nous réservons nos réactions
Nous réservons nos réactions en attendant le positionnement de la france par rapport au groupe intégriste le MNLA que certains veulent à tout prix blanchir. Discutions nationale: oui avec tous les maliens. Mais justice aussi pour que les mêmes erreurs ne reviennent plus.
Que Dieu bénisse François
Que Dieu bénisse François Hollande. Il est d'une race rare de politiciens qui savent utiliser le pouvoir pour des causes humaines et justes. Que Dieu aide aussi ceux qui ne croient pas encore à sa sincérité à comprendre qu'il ne poursuit pas des intérêts français au Mali. Non. Pour une des rares fois encore dans l'histoire de l'humanité, le fort est vraiment venu au secour du faible par conviction de valeurs d'amitié, amour, fraternité, justice, paix. J'exhorte les Maliens et Africains en général à faire des prénoms François et Damien (Du soldat français mort pour la liberté au Mali, pays dans lequel il a peut être mis les pieds pour la première fois), ceux les plus choisis pour les nouveaux nés au cours de cette année 2013. Merci à cet homme politique généreux et humain.