Algérie - 
Article publié le : lundi 04 février 2013 à 01:48 - Dernière modification le : lundi 04 février 2013 à 01:49

Algérie: un militant des droits des chômeurs condamné à un mois de prison ferme

Manifestation de soutien à Tahar Belabès, devant l'ambassade d'Algérie à Paris le 5 janvier 2013.
Manifestation de soutien à Tahar Belabès, devant l'ambassade d'Algérie à Paris le 5 janvier 2013.
DR

Par RFI

En Algérie, un militant des droits des chômeurs a été condamné dimanche 3 février à un mois de prison ferme après une manifestation. Cet homme, une personnalité bien connue parmi les militants, fait partie du Comité des chômeurs qui multiplie les actions dans le sud du pays.

Tahar Belabès a 32 ans et il est au chômage depuis bientôt quatre ans. Il est l'un des plus anciens membres du Comité des chômeurs, de Ourgla, une ville du nord du Sahara.

En 2010, Il se fait connaître lorsqu'il monte sur le toit de l'agence pour l'emploi en menaçant de se suicider. Depuis, il organise avec d'autres chômeurs des manifestations pour dénoncer la corruption et réclamer un travail.

C'est justement au cours de l'une de ces manifestations, il y a un mois, que la police l'arrête. L'année dernière, de nombreux militants ont été arrêtés puis inculpés pour avoir participé à des manifestations. Mais les peines se limitaient à de la prison avec sursis.

Dimanche, Tahar Belabès a été condamné à un mois de prison ferme et l'équivalent de 500 euros d'amende pour « attroupement non armé », « destruction des biens d’autrui » et « violence contre agent d’un corps de sécurité ».

Le chômeur va faire appel. Sa célébrité dans le pays devrait pousser les associations à se mobiliser.

tags: Algérie - Emploi et Travail
Fiche Pays :
Réagissez à cet article
Commentez cet article en tapant votre message dans la zone de texte. Le nombre de caractères est limité à 1500 ou moins.
(1) Réaction

C'est bizare, vous n'avez

C'est bizare, vous n'avez selectionnés uniquement l'information sur la condamnation d'un organisateur d'attroupement public. Alors que le bateau des voyageurs assurant la ligne Oran Alicante, a pris le large Vendredi dernier sans prendre à son bord les passagers. Un vrai abus du pouvoir exércé par le commandant de ce navire Al Djazair II. cet agissement vaudrait bien une publication?

Fermer