Guerre au Mali: phase 2 - Afrique - RFI

 

  1. 21:10 TU Accents d'Europe
  2. 21:30 TU Journal
  3. 21:33 TU Danse des mots
  4. 22:00 TU Sessions d'information
  5. 22:30 TU Sessions d'information
  6. 23:00 TU Journal
  7. 23:10 TU Autour de la question
  8. 23:30 TU Journal
  9. 23:33 TU Autour de la question
  10. 21:10 TU Accents d'Europe
  11. 21:30 TU Journal
  12. 21:33 TU Danse des mots
  13. 22:00 TU Sessions d'information
  14. 22:30 TU Sessions d'information
  15. 23:00 TU Journal
  16. 23:10 TU Autour de la question
  17. 23:30 TU Journal
  1. 21:10 TU Radio foot internationale
  2. 21:30 TU Journal
  3. 21:33 TU Radio foot internationale
  4. 22:00 TU Sessions d'information
  5. 22:30 TU Sessions d'information
  6. 23:00 TU Journal
  7. 23:10 TU Vous m'en direz des nouvelles !
  8. 23:30 TU Journal
fermer

Afrique

+ AFRIQUE Drogue France Mali Terrorisme

Guerre au Mali: phase 2

media Un soldat français devant les restes de véhicules calcinés, à Diabaly, dans le centre du Mali, le 21 janvier 2013. REUTERS/Joe Penney

« Le terrorisme a été repoussé, il a été chassé mais il n'a pas encore été vaincu », a déclaré François Hollande lors de sa visite au Mali, trois semaines après le début de l’opération Serval, qui a permis avec l’armée malienne de reconquérir les grandes villes occupée. De fait, une nouvelle séquence de cette guerre se joue dorénavant dans le massif de l'Adrar des Iforas, où se sont repliés une partie des forces jihadistes..

Juste après le siège de Gao, dans la journée du 26 janvier 2013, entre deux cents et trois cents véhicules des forces rebelles ont, selon plusieurs sources, quitté précipitamment la boucle du fleuve pour monter se réfugier dans le nord montagneux et désertique du pays, dans l’Adrar des Iforas. Un massif rocheux creusé de grottes qui sont autant de citadelles et de caches naturelles que connaissent parfaitement les populations touareg de la région.

Ces montagnes, où pourraient se trouver les otages, ont abrité de 2010 à 2011 le sanctuaire d’Aqmi,(Al-Qaïda au Maghreb islamique), organisation salafiste extrémiste dirigée par Abdelmalek Droukdel, un ancien du GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat). Cette organisation avait semé la terreur en Algérie dans les années 90 et constitue avec Ansar Dine (les défenseurs de la religion) et le Mujao (Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’ouest) les principales forces rebelles de ce conflit.

Aujourd’hui, l’Adrar est aussi le refuge du charismatique chef touareg d’Ansar Dine, Iyad Ag Ghali. Cet ancien chef de la rébellion touareg a su rassembler autour de lui toutes les forces rebelles pour partir à la conquête du sud. Il se retrouve maintenant dans une situation quelque peu désespérée, reclus dans les montagnes fortifiées, avec les derniers combattants restants, qui comptent certainement parmi les plus durs et les plus déterminés, et se préparent probablement à un assaut final.


Une autre composante des forces politique touarègues qui circulent dans cette espace est le MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad). Ce mouvement armé dit se battre contre les rebelles et a affirmé avoir « libéré » plusieurs localités de l’Adrar dont la grande ville de Kidal. De bonne source, le MNLA livré à la France des chefs rebelles que ses combattants auraient fait prisonniers à la frontière algérienne. Le MNLA joue sa crédibilité sur ces actions contre les rebelles.

L’organisation,  nous disent nos informateurs,  serait en effet coupée de l’autorité de Bamako et s’inquiéterait des risques de représailles contre les populations touarègues, un positionnement partagé par le MIA (Mouvement islamiste de l'Azawad) nouvellement créé.

Les opérations françaises dans l’Adrar des Iforas

De toute évidence, avec l’arrivée des forces françaises, rejointes par des forces tchadiennes, sur l’aéroport de Kidal, une autre étape de cette guerre a démarré. Les objectifs et les intervenants ne paraissent plus être tout à fait les mêmes. Il ne s'agit plus de reconquête et de normalisation, comme avec l'opération Serval. Il est probable que des forces spéciales françaises sont arrivées sur le terrain, avec des objectifs qui semblent différents. Une opération plus secrète qui n’est pas sans rappeler l’opération Sabre, qui serait dirigée par le Commandement des opérations spéciales (COS), la Direction du renseignement militaire et la Brigade des forces spéciales terre, depuis l’été 2012.

D’après Jean-Henri Gontard, consultant cherchant à favoriser les contacts entre les rebelles du MNLA et la France, le COS « est basé à Ouagadougou au Burkina Faso, et travaillerait depuis longtemps sur cette zone. Il dépendrait directement de l’état-major des armées et regrouperait un ensemble de forces spécialisés : 1er Régiment parachutiste d'infanterie de Marine (1er RPIMa), les Commandos marine (Jaubert, Trepel, de Penfentenyo, de Montfort, Hubert) et le GCMC, le Commando parachutiste de l'air n°10 (CPA 10), le Détachement ALAT (Aviation légère de l'Armée de terre) des Opérations spéciales (DAOS) une escadrille d'hélicoptères basés à Pau, ainsi que le Détachement des opérations spéciales (DOS) des avions de transport Hercules C130 et C160 dotés d'équipements spécialisés qui ressembleraient beaucoup à ceux que l’on a vus atterrir à Kidal. »

D’autre part, les troupes spéciales françaises auraient formé et entrainé des GSI (Groupes spéciaux d’intervention) en Mauritanie (400 hommes), au Mali (200 hommes) et au Niger (200 hommes). « Les GSI, sont des unités très mobiles, équipées de puissants pick-up Toyota armés de mitrailleuses lourdes. Les soldats ne dépendent d’aucune base, ils vivent en permanence dans le désert en se déplaçant au gré des renseignements glanés par les services de renseignement et de la reconnaissance aérienne», décrivent des journalistes de France 24, auteurs d'un reportage sur ces GSI.

Ces groupes de soldats locaux avaient été formé pour combattre Aqmi et organiser des opérations longue distance avec droit de poursuite. Ils sont déjà intervenus en septembre 2010 depuis la Mauritanie pour détruire une unité Aqmi, la Seryat El Voughrane, à Tombouctou.

Les trafics

Les combattants rebelles ont besoin d’autre part de rétablir les routes et les réseaux des trafics qu’ils contrôlaient et qui ont certainement joué un rôle très important dans cette guerre.

De tout temps, il y a eu de nombreux trafics dans cette région. Trafics d’êtres humains, avec principalement le phénomène de migration d’Afrique vers l’Europe, et trafics de marchandises de toutes sortes, essence, voitures, ou cigarettes.

Mais le plus gros de ce trafic, dont l’activité jouerait un rôle très important est d’une part le trafic d’armes (on estime qu’il y aurait près d’un million de kalachnikovs actuellement dans le nord du Mali), et surtout le trafic de cocaïne. La région est en effet un lieu de passage des filières qui remontent la drogue, arrivée d'Amérique latine, des ports d’Afrique de l’Ouest vers les rives méditerranéennes.

Une activité aujourd’hui très désorganisée à cause de la guerre, et qui tente de se restructurer pour gérer les importantes quantités en transit dans le nord du pays, estimées à 50 tonnes de cocaïne. 

Les options sur le terrain

Face à cette situation, deux options s’imposent aux experts : soit les rebelles déjà affaiblis restent dans leur montagnes et attendent qu’on les y déloge, soit ils tentent de partir mais leurs options paraissent limitées.

Car, à en croire nos sources,  les différentes routes de sortie sont déjà soit fermées, soit sérieusement surveillées par tous les pays de la région.

En tout état de cause, on entre dans une autre séquence de cette guerre sera probablement menée à l'abri des regard par les services de renseignement et les forces spéciales, et donc sans témoin. 

Sur le même sujet

Commentaires

 
Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.