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Dans un discours prononcé devant la foule sur la place de la Nation, rebaptisée «place de la révolution», le lieutenant-colonel Zida a annoncé la suspension de la Constitution. Mais il ne s'exprime pas au nom du chef d'état-major, proclamé chef de l'Etat un peu plus tôt dans la journée. Une partie de l'armée semble ne pas reconnaître l'autorité du général Traoré. Le lieutenant-colonel Zida est le commandant adjoint du Régiment de sécurité présidentielle.Les antennes de RFI consacreront à nouveau une édition spéciale à la situation au Burkina Faso samedi 1er novembre entre 6h TU et 8h TU.

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Egypte : le Web, un nouvel outil pour l'opposition?

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En Egypte, La Toile continue à vibrer après le séisme provoqué par le spectacle d’un manifestant déshabillé et sauvagement battu par la police aux abords du palais présidentiel. Si les télés privées continuent à repasser les images plusieurs fois par jour, elles sont disponibles sur internet en permanence. La vidéo a fait le buzz sur la Toile à tel point que l’on peut désormais se demander si internet joue aujourd’hui le rôle que l’opposition n’arrive pas à jouer à cause de ses hésitations et de ses divisions ?

Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

Le Net serait-il l’insaisissable et vrai « chef » de l’opposition au pouvoir des Frères musulmans ? Exemple : les campagnes les plus féroces contre le couvre-feu décrété par le président Morsi sont du fait d’internet.

Un couvre-feu que personne n’a respecté y compris l’armée sensée l’imposer. On a pu voir sur Youtube un match de foot entre manifestants et militaires. Aujourd’hui, le président Morsi ne peut plus faire un geste ou prononcer une parole sans être tourné en dérision sur le Net. Et quand il s’agit de manifester, on lance l’appel sur Facebook et l’on donne les directives sur Twitter. Les chefs des partis laïcs, même si on les met à la tête de cortèges sont en réalité guidés par les militants. Youtube diffuse enfin les morceaux choisis : quand les manifestants bravent les forces de l’ordre ou quand ils sont battus.

Les brigades du Net

Pour répliquer à cette nouvelle opposition, les Frères musulmans ont aussi investi la toile. Il y a les brigades islamiques du Net. Des milliers de jeunes Frères musulmans qui surveillent en permanence la Toile. Publiez un dessin se moquant des Frères musulmans sur Facebook ou critiquez la confrérie sur Twitter et vous aurez rapidement un internaute surgi de nulle part qui vous attaque. Certains traitent même votre mère « de dame de petite vertu ».

Ces brigades étaient efficaces jusqu’à la fin novembre. Depuis, elles sont dépassées par le tsunami anti-Frères musulman qui déferle sur internet. Mais le problème est la dangerosité du réseau. Des blogueurs se font arrêter et même tuer. En moins de trois mois, trois administrateurs de pages anti-Frères ont été tués par balle dans des manifestations. Le dernier est Mohamad Cristy, tué aux abords du palais présidentiel vendredi.

Du harcèlement sexuel ciblé

Le Net accuse aussi les islamistes d’un nouveau crime : le harcèlement sexuel ciblé. De nombreuses pages accusent les islamistes de procéder, depuis le 25 janvier, à un harcèlement sexuel systématique lors de chaque grande manifestation de l’opposition place Tahrir. Un harcèlement qui relève plus de la brutale agression puisque la jeune fille est isolée par un groupe bien organisée avant que ses vêtements ne soient lacérés à coup de rasoir et de cutter. Grâce aux campagnes internet le phénomène est en régression. Des commandos anti-harcèlement ont même été créés pour monter la garde.

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