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Mali : 1 800 soldats tchadiens à Kidal

media

Mille huit cents soldats de l'armée tchadienne sont d'ores et déjà à Kidal, en renfort des militaires français dans cette ville de l'extrême nord-est du Mali. Les militaires tchadiens, des hommes expérimentés, ont pour mission de « sécuriser » la ville, ancien fief des groupes islamistes armés. En parallèle, le Groupe de soutien au Mali s’est réuni ce mardi 5 février à Bruxelles. Les discussions ont porté sur les opérations militaires à venir et la stabilisation à long terme du pays.

Des troupes tchadiennes font depuis plusieurs jours une entrée remarquée dans la ville de Kidal. Selon des témoins, il y a eu du matériel militaire débarqué du ventre des avions, et déjà 1 500 militaires sont sortis.

Le désert, ils connaissent, ils ont l’expérience. A Kidal, les militaires tchadiens occupent une partie du camp 2 de la ville. Il est situé au sud-est de Kidal, vers la direction de la localité stratégique de Ménaka.

Traquer les jihadistes

A part une ou deux patrouilles, les soldats n’ont pas, à proprement parler, commencé les opérations militaires contre les jihadistes. Il faut dire qu’actuellement, les frappes de l’aviation française se poursuivent. D’après nos informations, il y en a encore eu dans la nuit de lundi à mardi, dans deux localités : Aguelhok, située à 150 km au nord de Kidal, et Tessalit.

Il faut s’attendre à voir, après ces frappes et d’autres, les troupes tchadiennes (et pourquoi pas françaises) investir cette partie de la région de Kidal pour traquer les jihadistes qui, comme on le sait, ont trouvé refuge dans la zone.

Les jihadistes inquiètent les populations

Les jihadistes n'ont pas fui les bombardements. De petits groupes se trouveraient aux environs de certaines villes, notamment à Gao. C’est une source d’inquiétude pour les populations. « Nous les avons vus à 60 kilomètres de Gao », explique par exemple un élu. Un autre explique carrément que ces jihadistes viennent le jour de marché, dans certains marchés de la localité par exemple de Bourem, à 100 kilomètres de Gao, et qui viennent armés. Le problème est que, dans ces zones là, il n’y a toujours pas de force de sécurité malienne.

Prendre le relais de l'opération Serval

L'arrivée des Tchadiens survient alors qu'une réunion du Groupe de soutien au Mali s'est tenue ce mardi à Bruxelles, en présence notamment du ministre malien des Affaires étrangères Tieman Coulibaly.

Ce groupe, qui rassemble les grandes organisations internationales (ONU, Union africaine, Banque mondiale, entre autres), a discuté du mode de fonctionnement et de financement de la force ouest-africaine, la Misma. Et pour tous les participants, cette force doit achever rapidement son déploiement, afin de prendre le relais de l’opération française Serval.

La plupart des contingents ouest-africains de la Misma sont soit en train d’arriver, soit déjà sur place. A Kidal, les Tchadiens sont déjà arrivés même si le Tchad n'est pas membre de la Cédéao et ne fait parti de la Misma.

Reprise des aides financières

Pour assurer le bon fonctionnement et l’efficacité de la Misma, tous les protagonistes soulignent le besoin d’une aide internationale pour l’équipement et le financement. Dans ce contexte, les débats de ce mardi ont en partie porté sur la proposition de transformer à terme la Misma en force de maintien de la paix sous mandat de l’ONU.

Il s'agirait d'un moyen efficace pour assurer le financement en particulier. Certains imaginent même une transition avec l’intervention française, en intégrant, pourquoi pas, des troupes françaises dans les futurs casques bleus.

L’important est de déterminer un mandat onusien clair et crédible. Les discussions ont d'ailleurs aussi porté sur la feuille de route et l’idée d’élections rapides. De la même façon a été évoquée la reprise des aides publiques internationales suspendues il y a onze mois après le coup d’Etat.

L'armée française pourrait quitter le Mali dès mars

Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius a annoncé mercredi 6 février que l'armée française pourrait commencer à quitter le Mali dès le mois de mars. Paris donne aussi pour la première fois un chiffre sur les pertes des extrémistes : plusieurs centaines de combattants auraient trouvé la mort dans les raids français et les combats directs à Konna et Gao.

Former les soldats au respect des droits de l'homme

La priorité pour la Misma est de former les soldats à respecter les droits de l’homme et les droits en temps de guerre. Au sein de l’école de la police, 30 officiers ont suivi la première formation consacrée à ces règles.

« Même la guerre a ses limites ». Un jihadiste blessé ne peut pas être abattu, un jihadiste qui pose son arme, non plus. Voilà deux exemples précis donnés par les formateurs. L’officier Jean Paul Doc N’Diaye arrive du Sénégal. « Quand tu rencontres un jihadiste qui se rend, il est évident qu’on n’a pas le droit de tirer. Il faut savoir garder son calme, et remplir sa mission correctement, même s’il y a des morts », dit-il.

Zarma Noucia travaille, lui, pour le Comité International de la Croix-Rouge, le CICR. Il attend des autorités qu’elles disposent de moyens pour juger ceux qui commettent des exactions : « On peut arriver à gagner la bataille, mais on perd la guerre. Et surtout, on perd la paix. L’important, c’est aussi d’avoir aussi un système institutionnel qui combat les dérapages qui réprime, sanctionne les dérapages ».

Malien, le commissaire Suaré suit attentivement la formation. Sa crainte : les exactions contre les populations. « C’est ce que je crains. Cela arrive. Il faut tout faire pour l’éviter. Les populations vivaient ensemble…Maintenant avec ces histoires d’islamistes, de jihadistes, cela a amené certaines ethnies à considérer que d'autres ethnies en font partie. Nos hommes doivent savoir, sur le terrain, qui sont nos ennemis et qui ne le sont pas, pour éviter les exactions ».

Ces gradés ont désormais la lourde tâche et la responsabilité de faire entendre le message à leurs soldats.

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