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Article publié le : lundi 11 février 2013 à 17:37 - Dernière modification le : lundi 11 février 2013 à 17:37

Egypte: deux ans après Moubarak, la rue réclame la démission de Morsi

Les opposants aux président Morsi se sont regroupés place Tahrir au Caire.
Les opposants aux président Morsi se sont regroupés place Tahrir au Caire.
REUTERS/Mohamed Abd El Ghany

Par RFI

Il y a deux ans, le 11 février 2011, Hosni Moubarak quittait son fauteuil de président en Egypte. Une démission sous la pression des manifestants. Ce lundi, l'opposition appelle à manifester place Tahrir, haut lieu de la révolution pour réclamer le départ d’un autre président, l’islamiste Mohamed Morsi. Les forces de sécurité sont en état d'alerte, la tension est grande alors que l'Egypte est secouée par une vague de manifestations depuis plusieurs semaines.

Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

Si les élections présidentielles avaient lieu aujourd’hui, Mohamed Morsi n’obtiendrait que 39% des voix. C’est ce qu’affirme un sondage publié par la presse égyptienne qui indique que la côte de popularité du président Frère musulman est au plus bas surtout parmi les jeunes révolutionnaires.

De leurs revendications « pain, liberté, justice sociale et dignité humaine » ils n’ont obtenu que la liberté. Et encore. Les récentes vagues d’arrestations contre les opposants et les poursuites judicaires contre les journalistes ne laissent pas augurer de lendemains qui chantent. Quant au pain subventionné le pouvoir projette de le rationner drastiquement.

Pour la justice sociale, les Egyptiens ont perdu 15% de leurs revenus en 2012 et les plus pauvres sont naturellement les plus touchés. Enfin, la dignité humaine a été bafouée devant le monde entier avec le manifestant que la police a déshabillé et battu.

Mais les révolutionnaires restent confiants : en 2011, ils ont dégagé Moubarak, en 2012 l’armée et en 2013 ce sera, selon eux, au tour de Morsi.

tags: Egypte - Hosni Moubarak - Mohamed Morsi
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(2) Réactions

Nous etions tous contents de

Nous étions tous contents de voir Moubarack partir mais je me demande si réellement il ne fallait pas juste garder ces maux nécessaires.

Hosni Moubarak, Mohamed

Hosni Moubarak, Mohamed Morsi...Il y aura autant de révoltes que de présidents à ce rythme! Les grands pan-africanistes tels Kwame Nkrumah, Cheick Anta Diop ou même Muammar Gadhafi l'ont prédit : l'Unité africaine est le point de départ de l’émergence du continent de Senghor. Nous ne sommes pas prêt pour la démocratie, la preuve...Des ripostes naïves!!

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