Zimbabwe: vers un référendum en mars et des élections en juillet


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Le Premier ministre zimbabwéen, Morgan Tsvangirai, a déclaré, mercredi 3 février, que les prochaines élections présidentielle et législatives pourraient s’organiser au mois de juillet, peu après l’organisation du référendum sur la nouvelle Constitution qui devrait se tenir au mois de mars prochain. Récemment, les deux principaux partis qui se partagent le pouvoir – la Zanu-PF du président Robert Mugabe et le Mouvement pour un changement démocratique (MDC) de Morgan Tsvangirai – se sont accordés sur un texte portant sur cette nouvelle Constitution.

Morgan Tsvangirai se veut confiant. Il a indiqué que les deux formations qui se partagent actuellement le pouvoir cherchent à organiser les élections, « en juillet », a-t-il déclaré sans toutefois préciser la date exacte. Le président Robert Mugabe, au pouvoir depuis 1980, et qui fêtera ses 89 ans le 21 février prochain, avait déjà déclaré, pour sa part, qu’il souhaitait organiser de nouvelles élections vers le milieu de l’année 2013.

Un référendum constitutionnel

Les Zimbabwéens seront appelés aux urnes pour approuver - ou non - la nouvelle Constitution, première étape avant des élections censées départager le président Robert Mugabe et son adversaire, le Premier ministre Morgan Tsvangirai. Les deux hommes partagent le pouvoir depuis l’accord qui a mis fin aux violences post-électorales de 2008.

Depuis quatre ans, ils cohabitent, tant bien que mal, au sein d'un fragile gouvernement d'union nationale mis en place pour éviter la guerre civile à un pays qui courrait alors tout droit vers une faillite totale.

Il a fallu des mois de négociations pour arriver à élaborer le texte sur lequel les deux hommes se sont finalement mis d’accord et c’est sur ce projet de Constitution que les Zimbabwéens devront se prononcer, en principe, le 16 mars prochain.

Des fonds pour organiser l'élection

Le projet de la nouvelle Constitution ne fait pas l’unanimité même si les Zimbabwéens approuvent, en majorité, le texte. Certains l’estiment trop conservateur, donnant trop de pouvoirs au président.

Mais il y a eu débat et le ministre des Affaires constitutionnelles, Eric Matinenga, a indiqué, ce mercredi 13 février, lors d’une conférence de presse, que son administration allait maintenant organiser des meetings dans chaque province du pays pour informer les électeurs et les inciter à aller voter.

Reste la question cruciale de l’argent. Le Zimbabwe continue de chercher 250 millions de dollars pour organiser le référendum et la tenue du scrutin.

 

Pour aller plus loin (site en anglais) :

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