Affaire des «biens mal acquis»: perquisition à Nice dans deux villas du clan Bongo

L'une des deux villas perquisitionnées à Nice dans le sud-ouest de la France, appartenant à la famille de feu l'ex-président gabonais Omar Bongo, 13 février 2013.
© AFP PHOTO / VALERY HACHE

Les policiers de l'Office centrale de répression de la grande délinquance financière ont perquisitionné le 13 février un ensemble de deux villas appartenant à la famille Bongo à Nice sur la Côte d'Azur. Le but fixé par les juges était de dresser l'inventaire des biens mobiliers et immobiliers de ces villas et d'en déterminer les propritaires. Les policiers français agissaient dans le cadre de l'enquête sur les biens mal acquis.

Ce sont deux immenses villas, séparées par une magnifique piscine, situées avenue Flirey sur les hauteurs de Nice que les policiers ont perquisitionnées hier matin. Leur objectif est de faire l'inventaire des lieux et surtout recueillir des informations sur les propriétaires de la villa.

Les deux juges parisiens qui enquêtent dans le cadre de l'affaire dite « des biens mal acquis » veulent en effet savoir si c'est de l'argent appartenant au peuple gabonais qui a servi à l'acquisition de ces villas. Celles-ci auraient appartenu à feu le président Omar Bongo Odimba.

Aujourd'hui, il est difficile de savoir qui en est le propriétaire. A en croire l'avocat du président gabonais Ali Bongo, ce dernier n'a jamais fait la moindre acquisition immobilière en France. Il n'est donc pas « concerné par cette affaire de villas niçoises », affirme Maître Maisonneuve. Sauf que les biens de feu le président Omar Bongo sont actuellement regroupés dans une indivision, en attendant que soit réglée la succession. Près d'une trentaine d'enfants et de parents proches du défunt président figurent dans cette succession et l'on ne sait pas pour l'instant qui doit hériter de ces villas niçoises.

L'enquête en est donc à ses débuts. Mais ce qui est notable c'est qu'après la saisie de l'hôtel particulier du fils du président équato-guinéen Obiang, à Paris, les juges s'attaquent désormais au volet gabonais de l'affaire des biens mal acquis qui concerne aussi le président congolais Denis Sassou Nguesso.

Contactées par RFI, les autorités gabonaises n'ont pas souhaité réagir. En revanche,  Sherpa, l'une des ONG, à l'origine de la plainte sur les biens mal acquis, a exprimé sa satisfaction, comme en témoigne sa déléguée générale, Maud Perdriel-Vaissiere.

C'est une très bonne nouvelle. C'est ce l'on demande depuis plusieurs mois, que le travail des juges soit élargi à l'ensemble des familles dirigeantes qui avaient été visées par la plainte.

Maud Perdriel-Vaissiere
14-02-2013 - Par Olivier Rogez

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.