L'athlète Oscar Pistorius soupçonné d'avoir tué sa compagne

Drame de la Saint-Valentin en Afrique du Sud : la petite amie de l'athlète Oscar Pistorius, médaille d'or au 400m des derniers Jeux Paralympiques, a été retrouvée morte tôt ce matin dans la maison de celui-ci, frappée par plusieurs balles dont une dans la tête. Il semblerait que l'athlète l'aurait prise pour un cambrioleur. Il devrait comparaître plus tard dans la journée devant un tribunal de Pretoria.

Depuis la découverte du corps de sa petite amie, Oscar Pistorius est rapidement devenu le premier sujet de conversation sur les réseaux sociaux et dans les talk shows des radios. Certes, c'est dû à la grande notoriété de celui que l'on surnomme « Blade runner » qui, amputé des deux jambes, avait atteint les demi-finales des derniers JO ; sa petite amie, une mannequin, était elle aussi une habituée des pages people.

Le champion paralympique a été arrêté ce jeudi 14 février pour le meurtre de sa compagne. Oscar Pistorius lui aurait tiré dessus par erreur dans la nuit de mercredi à jeudi, la prenant pour un voleur introduit dans leur résidence de Pretoria. Oscar Pistorius a été inculpé pour le « meurtre » de sa compagne. Selon une porte-parole de la police interrogée par une télévision sud-africaine, le parquet s'apprêtait à refuser une libération sous caution. « Il y a eu par le passé des rapports faisant état de disputes familiales au domicile de l'accusé », a déclaré la porte-parole Denise Beukes. Le coureur handicapé sud-africain devrait être présenté à la justice ce vendredi 15 février.

Insécurité courante

Mais le fait divers tragique touche aussi un nerf sensible : celui de l'insécurité. La thèse de l'accident n'est pas confirmée, mais les spéculations abondent en ce sens. Les cambriolages sont en effet monnaie courante, surtout dans la région de Johannesburg et Pretoria où le drame a eu lieu. Les criminels n'hésitent souvent pas à recourir à des violences extrêmes. Et si le port d'armes est strictement encadré dans le pays, de nombreux sud-africains, comme Oscar Pistorius, en possèdent pour se défendre.

La classe moyenne sud-africaine, celle qui équipe ses maisons de clôtures électriques et de systèmes de surveillance sophistiqués, est donc particulièrement sensible à un fait divers qui, s'il s'avère être un accident lié à ce sentiment d'insécurité, semblerait pouvoir arriver à tout un chacun.