Côte d'Ivoire : l'ONU en mission dévaluation de la situation


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Près de 2 ans après la fin de la crise postélectorale en Côte d'Ivoire, la situation reste volatile. La situation est apaisée mais il y a encore des « risques ». C’est le constat du sous-secrétaire général de l'ONU aux opérations de maintien, Edmond Mulet, à la sortie hier d’un entretien avec le président ivoirien Alassane Ouattara. Le responsable onusien vient d’effectuer une mission d’une semaine en Côte d’Ivoire.

« Il y a une évolution très positive » au niveau économique et « un apaisement » du point de vue sécuritaire, selon le sous-secrétaire général de l’ONU chargé du maintien de la paix. Edmond Mulet doit rendre un rapport au secrétaire général de l’ONU. C’est sur la base de son rapport que le Conseil de sécurité décidera ensuite, fin mars, si la mission des Nations unies en Côte d’Ivoire reste dans sa configuration actuelle, avec environ 10.000 hommes, policiers et militaires, ou doit être réduite.

Le responsable onusien a particulièrement souligné hier la fragilité de l’ouest de la Côte d’Ivoire : « Tous les maux de la Côte d’Ivoire sont concentrés à l’Ouest. Il y a le problème des réfugiés, celui des déplacés, les actes d’impunité, de violence de groupes armés... Les aspects fonciers aussi sont là. J’ai rencontré beaucoup de gens. Tout le monde reconnait que des choses ont été faites, mais qu’il y a encore des risques ».

Parmi les défis à relever, dit le sous-secrétaire de l’ONU chargé du maintien de la paix, figure aussi la circulation des armes et des hommes armés. L’opposition ivoirienne a fait part à Edmond Mulet du refus du gouvernement d’appliquer la résolution 2062 de l’ONU, en gardant par exemple en l’état la Commission électorale indépendante, qui aurait dû être dissoute à la fin des élections législatives.