Burkina Faso - 
Article publié le : dimanche 17 février 2013 à 15:12 - Dernière modification le : dimanche 17 février 2013 à 15:12

En Afrique, comment faire face aux restrictions sur les libertés?

Pour Maximilienne Ngo Mbe, directrice du REDHAC, il faut contraindre les États au respect de la liberté de réunion.
Pour Maximilienne Ngo Mbe, directrice du REDHAC, il faut contraindre les États au respect de la liberté de réunion.
REDHAC

Par RFI

Harcèlement des activistes, interdictions de rassemblements et de manifestations, refus d'accréditation : les restrictions des libertés d'association et de réunion s'accentuent en Afrique. Comment faire face ? Le Mouvement mondial pour la démocratie a réuni à Ouagadougou au Burkina Faso les acteurs de la société civile de l’Afrique de l’ouest et du centre pour en discuter.

Les moyens utilisés vont de la menace à la non délivrance d’autorisations de se réunir. Maximilienne Ngo Mbe, directrice exécutive du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (REDHAC) : « Les États de l’Afrique centrale ont une autre forme de menace qui sont les filatures, des policiers qui vous envoient des messages anonymes, qui vous suivent dans les réunions. Ces menaces sont les plus difficiles parce qu'elles nous font vivre dans la peur tous les jours ».

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En Afrique de l’ouest, c’est le contrôle même des organisations de la société civile qui intéresse les pouvoirs politiques. Siaka Coulibaly, activiste de la démocratie et des droits humains au Burkina Faso : « De plus en plus, on sent une volonté des forces politiques de contrôler qui s’exprime au nom de la société civile, et qui vient représenter la société civile dans le cadre du dialogue avec l’Etat. »

Toutes ces situations seront mentionnées dans un document par le rapporteur spécial des Nations unies sur le droit de réunions pacifique et d’association, le Kenyan Maina Kiai : « Le rapport que je vais produire, je vais le soumettre au Conseil des droits humains au sein des Nations unies. Et toute association peut s’en servir. »

Selon la directrice exécutive du REDHAC, il faut aller au-delà des recommandations et contraindre les États au respect de la liberté de réunion.

tags: Burkina Faso - Droits de l’homme - médias
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Il faut organiser

Il faut organiser l'alternative politique pacifique. Si les chefs d'Etat 'ad eternum' rendait pacifiquement leur tablier après leur deux mandats légaux, il y aurait une rivalité pour le respect des droits de l'homme dans le but de se faire réélire.

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