Mali - 
Article publié le : dimanche 17 février 2013 à 21:56 - Dernière modification le : lundi 18 février 2013 à 07:47

A Tombouctou, quatre mystérieuses disparitions

Le commandant militaire de la région de Tombouctou et le patron de la gendarmerie disent ne pas savoir où sont passés les disparus.
Le commandant militaire de la région de Tombouctou et le patron de la gendarmerie disent ne pas savoir où sont passés les disparus.
REUTERS/Benoit Tessier

Par RFI

Quatre Maliens dont trois Arabes ont été arrêtés par les forces armées maliennes. Leurs familles sont sans nouvelles. Le commandant militaire de la région affirme ne pas les détenir. La gendarmerie non plus. La plupart des Arabes de peau claire ont fui Tombouctou à l’arrivée des forces maliennes et françaises. De source militaire, de nombreuses armes et munitions ont été retrouvées dans leurs boutiques.

Du haut de ses 13 ans, Boubakar raconte l'histoire : jeudi matin, une dizaine de militaires enturbannés se sont présentés au domicile de son père, Hama Ould Dahama, un grossiste arabe. Ils lui ont ligoté les mains, bandé les yeux, avant de l’embarquer dans un véhicule.

Le jeune adolescent ajoute qu'ils ont également arrêté son oncle. La veille, le père de Boubakar avait offert une vache et deux plaques de sel aux militaires maliens pour les remercier d’avoir libéré la ville.

Ali Ould Mohamed Kobad, un commerçant et éleveur arabe, qui réside en face de la villa ayant abrité plusieurs mois le jihadiste français Gilles Le Guen, a lui aussi été interpelé jeudi matin. Son voisin se porte garant : il s’est toujours tenu à l’écart des islamistes.

Maouloune Fassoukoy, un ami songhaï, s’était aussi manifesté pour vanter l’intégrité de l’éleveur. Il a été interpellé à son tour. Son épouse Fatouma se fait un sang d’encre.

Le colonel Keba Sangaré, commandant militaire de la vaste région de Tombouctou, ne confirme pas ces arrestations. Le colonel Bourama Berthé, patron de la gendarmerie, affirme ne détenir aucun des quatre disparus.

Colonel Sangaré

Commandant militaire de la région de Tombouctou

Ce n'est pas une guerre contre les «blancs» (...), c'est une guerre contre les jihadistes

 

18/02/2013 par Nicolas Champeaux


Bourem sous contrôle

Des soldats français, maliens et nigériens sont entrés ce week-end dans la ville malienne de Bourem, située entre Gao et Kidal, dans le nord du Mali. Les soldats des trois armées sont arrivés par voie terrestre en provenance de Gao, située à environ 80 kimomètres au Sud. Bourem se trouve sur la route de Kidal, et constitue aussi un point de passage pour se rendre à Kidal depuis Tombouctou.

Témoignage d'un habitant de Bourem joint lundi 18 février par téléphone

Les moujahidines ont imposé aux marabouts de recruter des jeunes. Certains sont partis, parce qu'ils ne voulaient pas être recrutés de force

 

18/02/2013 par Sarah Tisseyre

tags: Droits de l’homme - Justice - Mali
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(3) Réactions

MNLA LE CANCER MALIEN

MNLA LE CANCER MALIEN

Les diparitions forcées

Les disparitions forcées constituent-elles un crime contre l'humanité?
Je le pense et c'est pourquoi Ben Souda de la CPI qui enquête sur le cas d'Agulhoc doit faire de même pour ces cas de disparition.
Cordialement

L'armée malienne aurait dû

L'armée malienne aurait dû être formée au respect des droits de l’homme avant de s'engager aux côtés d'une armée civilisée comme celle de la France. Il est troublant de constater qu'il n'y a de massacre ni de disparition de personnes maures ou touarègues que dans la zone où n'opère que l'armée malienne! Dernièrement, des crimes ont été rapportés par des témoins oculaires affirmant qu'ils ont été commis par les militaires maliens les 13 et 14 février courant. En effet une quarantaine de personnes maures ou touarègues ont été assassinés....

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