En Tunisie, moment crucial pour la composition du pouvoir


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Les consultations politiques interrompues vendredi dernier ont repris. A 16 heures ce lundi 18 février, le Premier ministre tunisien devait recevoir les partis politiques à Carthage, en banlieue de Tunis. Objectif ? Tenter de former un nouveau gouvernement, et mettre un terme à la crise politique qui s'est accentuée depuis le meurtre de l'opposant Chokri Belaïd il y a dix jours. Que peut-on attendre des discussions ?

Ce qui doit se préciser, c'est la forme que prendra le gouvernement. Aura-t-on un gouvernement de technocrates, comme le souhaite le Premier ministre et une partie de la classe politique ? Ou bien un cabinet très politique, comme le réclame le patron d'Ennahda, Rached Ghannouchi ?

L'homme fort du parti islamiste a encore rappelé ce lundi que l'idée de Hamadi Jebali, qui consiste à évincer tous les profils politiques du pouvoir, n'était pas acceptable. Mais il a joué l'apaisement en affirmant qu'il ne souhaitait pas qu'il démissionne.

Qui aura gain de cause ? Le plus important, c'est que les ministères de souveraineté, tels que la Justice, l'Intérieur ou les Affaires étrangères, ne soient pas confiés à des islamistes, affirme un membre du puissant parti Nidaa Tounès, qui voit dans la volonté de Rached Ghannouchi d'imposer ses ministres, une volonté surtout de garder les rênes avant les futures élections prévues cet été.

Ensuite, une fois le cadre décidé, il faudra voir quels partis acceptent d’entrer au gouvernement, et trouver les personnalités adéquates, ce qui s'annonce compliqué.

Ce qui est sûr, c'est que dans la classe politique, on considère que la troïka n'a déjà plus cours. Les trois partis à la tête du pouvoir ne partagent plus la même vision du gouvernement. Il n'y a donc plus d'alliance.

Il n'est pas exclu que le futur gouvernement soit élargi à d'autres partis tels que Nidaa Tounès ou al-Joumhouri.

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