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Cameroun Enlèvements France François Hollande

Cameroun: toujours pas de revendication après l'enlèvement de sept Français

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Au Cameroun, sept Français ont été enlevés mardi 19 février dans l'extrême nord du pays. Selon François Hollande, le chef de l'Etat français qui s'est exprimé sur ce sujet en marge de son déplacement en Grèce, il s'agirait d'une même famille, trois adultes et quatre enfants. Il a également ajouté que cette famille aurait été enlevée « par un groupe terroriste que nous connaissons et qui est au Nigeria » et que les otages auraient été emmenés dans ce pays.

La plus grande probabilité, c'est qu'ils soient emmenés au Nigeria. Donc nous faisons tout pour éviter qu'ils soient capturés et retenus dans ce pays. Nous devons avertir aussi tous les touristes dans cette zone du Cameroun d'éviter de s'exposer et nous devons aussi tout faire pour retrouver nos compatriotes.
François Hollande 11/10/2013 - par Florent Guignard écouter

Le rapt s'est produit mardi 19 février à 9 kilomètres de la petite localité de Dabanga autrement dit pratiquement au niveau de la frontière nigériane. Il a depuis été confirmé par François Hollande en voyage en Grèce.

Les otages sont trois adultes et quatre enfants. Le groupe gazier français GDF Suez a indiqué en fin d’après-midi qu’il s’agit de l’un de ses collaborateurs et sa famille qui étaient expatriés au Cameroun, à Yaoundé, et qu’ils se trouvaient alors en vacances dans le Nord du pays. Ils circulaient en voiture de Dabanga, située environ 80 kilomètres de la ville de Koussery, et venaient du parc de Waza, l'une des attractions touristiques de la zone.

Une famille d’expatriés de longue date

Tanguy Moulin-Fournier. DR

Issu d'une famille des Yvelines, le père, Tanguy Moulin-Fournier, a en partie grandi à l'étranger. Il est allé au lycée à Milan, en Italie, et a fait des études à l'Académie des Finances de Moscou. Diplômé d'une école de gestion de Lyon, il s'est engagé d'emblée dans une carrière internationale et a décroché ses premiers emplois en République Tchèque, puis en Roumanie, où il a travaillé d'abord pour EDF, puis pour le groupe gazier français GDF-Suez, pour lequel il était en poste au Cameroun. Le couple a quatre enfants, âgés de 5 à 12 ans, qui étaient tous scolarisés dans une école française à Yaoundé.

Pas de revendication

Selon les informations obtenues jusque-là, ils auraient été bloqués sur la route par cinq hommes en armes. Leur véhicule a été retrouvé embourbé dans la rivière à l'endroit où elle longe la frontière. Les témoignages font état d'Européens accompagnés d'hommes en moto, cette fois de l'autre côté de la frontière. Ont-ils été conduits au Nigeria ? D'après ces sources, les motos se sont arrêtées pour se ravitailler à Dabanga, ce petit village frontalier côté nigérian. C'est le chef du village et plusieurs de ses habitants qui l'affirment. Le gouvernement camerounais a confirmé que les ravisseurs étaient passés au Nigeria. Les polices camerounaise et nigériane ont été saisies de l'affaire.

Pour l'instant, on ne connaît pas l'identité avec certitude des ravisseurs, ni leurs motivations, mais les regards se tournent inévitablement vers Boko Haram. Le président Hollande a clairement désigné la secte islamiste lors de son intervention. La présence d'éléments de ce groupe jihadiste a été signalée à plusieurs reprises dans le nord du Cameroun et dans le contexte de l'intervention militaire française au Mali, des enlèvements de ressortissants français étaient évidemment à craindre. Mais c'est la première fois que des Occidentaux sont ainsi enlevés dans cette région de l'extrême nord du Cameroun.

A l'origine, le conflit malien ?

Dans ses conseils aux voyageurs, sur la page consacrée au Nigeria, le ministère français des Affaires étrangères met en garde depuis le début de l'opération Serval. « L'engagement de la France et du Nigeria au Mali suscite des menaces explicites contre les intérêts et les ressortissants français », peut-on y lire.

Des combattants Boko Haram ont en effet déjà été signalés à plusieurs reprises au nord du Mali. De son côté, le groupe islamiste nigérian Ansaru, scission de Boko Haram, qui a revendiqué le week-end dernier l'enlèvement de sept employés étrangers d'une entreprise libanaise au centre du Nigeria, a explicitement dénoncé l'intervention française.

Le Nigeria doit faire face à une nouvelle vague de violence depuis l'envoi de son premier contingent sur le terrain malien. Le pays a promis de déployer jusqu'à 1 200 hommes au Mali. La force africaine sur place est commandée par l’un de ses ressortissants.

Le risque terroriste était pourtant « faible » au Cameroun selon le Quai d'Orsay. Mais la frontière avec le Nigeria est poreuse. La région de Maiduguri, au nord du Nigeria, est le fief de Boko Haram et n'est qu'à quelques kilomètres de la zone où les Français ont été enlevés.

Mercredi 20 février, le ministère des Affaires étrangères français a appellé les ressortissants français présents dans l'extrême nord du pays à quitter la zone « au plus vite ».

Il faut savoir que des groupes islamiques, dont le plus connu est Boko Haram, sévissent dans la région depuis des années et ont des liens organiques avec al-Qaïda au Maghreb islamique et d'autres mouvements.
Alain Rodier Directeur de recherche au Centre français de recherches sur le renseignement(CF2R), chargé du terrorisme et de la criminalité organisée 11/10/2013 - par Jean-Baptiste Letondeur écouter


Six étrangers enlevés au Nigeria dimanche

Six étrangers ont été enlevés par des hommes en armes à bord d’un pétrolier dans l’Etat de Bayelsa, dans le sud du Nigeria, a-t-on appris ce mercredi 20 février. Mais l’attaque remonterait au dimanche 17 février. Selon la police nigériane, parmi les otages, figurent trois Ukrainiens, deux Indiens et un Russe. Et les ravisseurs auraient demandé une rançon d’un million d’euros.

A priori, cet enlèvement n’a rien avoir avec celui des sept Français au Cameroun. Dans cette région pétrolifère du delta du Niger, les enlèvements sont en effet très fréquents. Ils ciblent surtout les personnels des entreprises pétrolières. Et en général, ils sont relâchés contre le paiement d’une rançon.

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